Est de la RDC : l’aveu qui refroidit les espoirs d’une paix rapide

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Massad Boulos : « Les accords de Washington ne sont pas encore pleinement appliqués »

Près d’un an après la signature de l’Accord de Washington, l’espoir d’une paix durable dans l’Est de la RDC reste suspendu à sa mise en œuvre effective. En marge de l’Assemblée générale de l’ONU, Massad Boulos, conseiller de Donald Trump pour l’Afrique, reconnaît que les accords « ne sont pas encore pleinement appliqués », alors que les affrontements se poursuivent sur le terrain. Un aveu qui rappelle la difficulté de transformer les engagements diplomatiques en une paix concrète et durable.

L’espoir d’une paix rapide dans l’Est de la République démocratique du Congo se heurte encore à la réalité du terrain. Près d’un an après l’implication directe de Washington dans la recherche d’une solution au conflit, les violences persistent et la mise en œuvre des engagements de paix reste inachevée.

En marge de la 81ᵉ Assemblée générale des Nations unies à New York, Massad Boulos, conseiller spécial du président américain Donald Trump pour l’Afrique, a reconnu publiquement que les accords conclus à Washington n’étaient pas encore pleinement appliqués.

Une déclaration qui sonne comme un rappel à la réalité : la signature d’un accord de paix ne suffit pas à faire taire les armes.

Le processus diplomatique soutenu par les États-Unis avait suscité de fortes attentes. L’objectif était de parvenir à une désescalade durable dans l’Est congolais et d’ouvrir la voie à une stabilisation de la région. Mais sur le terrain, les affrontements entre les forces gouvernementales et la coalition AFC/M23 ont continué de nourrir l’insécurité et les déplacements de populations.

Face à cette situation, Massad Boulos se veut toutefois prudent mais confiant : « Nous sommes très fiers des accords de Washington. Ils n’étaient qu’un point de départ d’un processus qui va prendre du temps. Nous savons tous à quel point c’est difficile. Ce n’est pas encore terminé. »

Le message est clair : Washington considère désormais la paix comme un processus de longue haleine plutôt que comme le résultat immédiat d’une signature.

La difficile équation de la paix

Cette reconnaissance met en lumière la principale difficulté du processus : transformer les engagements diplomatiques en actes vérifiables sur le terrain. Car la paix dans l’Est de la RDC ne dépend pas uniquement des déclarations politiques. Elle suppose notamment la cessation effective des hostilités, le respect des engagements pris par les parties, la restauration de l’autorité de l’État et la prise en compte des questions sécuritaires régionales.

Les États-Unis eux-mêmes avaient déjà souligné, dans leurs précédentes prises de position sur le conflit, que la conclusion d’accords ne constituait qu’une première étape et que leur mise en œuvre restait déterminante.

L’aveu de Massad Boulos intervient ainsi à un moment où les attentes restent considérables autour de l’action américaine.

Pour Kinshasa, l’enjeu est désormais de voir les engagements internationaux produire des effets tangibles pour les populations de l’Est. Pour les médiateurs, le défi consiste à maintenir le dialogue malgré les violations et les difficultés d’application.

La paix de Washington est donc signée, mais elle n’est pas encore pleinement vécue dans l’Est de la RDC. Et c’est là toute l’équation : passer du papier au terrain, de l’engagement politique au désarmement des tensions, et de la diplomatie à une paix réellement durable.

Econews

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