Lualaba : Louis Watum accélère la révolution minière !

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Au ministère des Mines, Louis Watum Kabamba accélère l’assainissement du secteur minier et ouvre de nouvelles perspectives aux exploitants artisanaux. Entre la relance des mécanismes de contrôle à Musompo, la création de 33 nouvelles Zones d’Exploitation Artisanale et une solution de reprise pour plus de 25.000 creuseurs à Mulondo, le Ministre des Mines multiplie les avancées sur des dossiers stratégiques. Une mission de terrain qui entend concilier gouvernance minière, investissements et retombées concrètes pour les Congolais.

De la remise en service des installations du Centre de négoce de Musompo à l’annonce de 33 nouvelles Zones d’Exploitation Artisanale (ZEA), en passant par une perspective de reprise pour plus de 25.000 exploitants artisanaux à Mulondo, le ministre des Mines fait avancer plusieurs dossiers stratégiques de la province.

Assainir le secteur minier, renforcer l’autorité de l’État et faire profiter davantage les Congolais de leurs ressources naturelles. C’est autour de ces enjeux que s’est articulée la mission de terrain effectuée par le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, dans la province du Lualaba, du 25 octobre au 3 novembre 2026.

Dix jours d’activités intenses, ponctués de descentes sur le terrain, de séances de travail avec les opérateurs miniers, de consultations avec les coopératives artisanales et d’avancées concrètes dans plusieurs dossiers prioritaires du secteur.

MUSOMPO : RELANCER LES MÉCANISMES DE CONTRÔLE

Première étape de cette mission : le Centre de négoce de Musompo. Sur place, le ministre a inspecté les installations techniques du Centre d’évaluation, d’expertise et de certification (CEEC), notamment les ponts-bascules et le laboratoire, longtemps restés inactifs.

Après plusieurs années d’interruption, ces équipements amorcent leur remise en service. Un premier camion est pesé, tandis que les opérations d’échantillonnage et d’analyse des minerais sont engagées.

L’objectif est de rétablir des mécanismes fiables de contrôle, de renforcer la traçabilité des produits miniers et de garantir une meilleure valorisation des minerais issus de l’exploitation artisanale, y compris leurs sous-produits. Une étape importante pour améliorer la transparence dans la commercialisation et sécuriser les opérations dans cette chaîne d’approvisionnement.

LE RESPECT DU CODE MINIER AU CENTRE DES ÉCHANGES

Autre dossier stratégique abordé au cours de cette mission : la participation des Congolais au capital des entreprises minières.

Face aux opérateurs industriels, Louis Watum Kabamba a rappelé les enjeux de l’application effective des dispositions du Code minier révisé de 2018, notamment celles relatives à la participation nationale dans les entreprises du secteur. Les discussions ont également porté sur l’encadrement de l’exploitation artisanale, la responsabilité des opérateurs et le respect des normes environnementales.

Pour le Gouvernement, l’enjeu est de concilier l’attractivité des investissements avec la sécurité juridique, le respect de la réglementation et une meilleure redistribution des retombées économiques de l’exploitation minière au bénéfice des Congolais. Cette démarche s’inscrit dans la vision du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, visant à faire des ressources naturelles un véritable levier de développement national.

LA FORMALISATION DE L’EXPLOITATION ARTISANALE S’ACCÉLÈRE

Avec les représentants des coopératives minières, les échanges se sont concentrés sur l’accès aux zones d’exploitation artisanale, les conditions de travail et la nécessité de mieux organiser les activités des exploitants.

À cette occasion, le ministre a annoncé la mise à disposition de 33 nouvelles Zones d’Exploitation Artisanale (ZEA) dans le Lualaba. Avec leur intégration, le nombre total de zones dans la province atteint désormais 114.

Le processus d’affectation des coopératives est déjà en cours. Sur les 33 nouvelles zones, quatre disposent déjà de coopératives identifiées, à l’issue d’un examen fondé sur des critères scientifiques, géologiques et techniques.

Cette progression constitue une étape supplémentaire dans la formalisation de l’exploitation artisanale. Elle vise notamment à offrir aux exploitants des espaces mieux encadrés, à réduire les conflits d’occupation et à favoriser une activité minière plus organisée et conforme aux exigences légales.

MULONDO : UNE PERSPECTIVE DE REPRISE

Mais c’est à Mulondo, dans le territoire de Mutshatsha, que la mission prend une dimension particulièrement humaine et sociale.

Après plus d’un an d’interruption des activités, les exploitants artisanaux regroupés au sein de la coopérative COMIKAN entrevoient une perspective de reprise. À l’issue des démarches menées sur le terrain, la société PAJECLEM a accepté de mettre à leur disposition deux carrés miniers, ouvrant ainsi la voie à une cohabitation organisée entre exploitation artisanale et exploitation industrielle.

Cette évolution intervient près d’un an après la tragédie du 15 novembre 2025, qui avait coûté la vie à plusieurs exploitants artisanaux sur ce site.

Le dossier revêt également une dimension particulière pour le ministre des Mines. Le 17 novembre 2025, alors qu’il se rendait à Kolwezi pour s’enquérir de la situation après le drame, Louis Watum Kabamba avait lui-même échappé à un accident aérien lors de l’atterrissage de son avion. Malgré cet incident, sa délégation avait poursuivi la mission.

Aujourd’hui, une solution se dessine pour une communauté de plus de 25 000 exploitants artisanaux, dont les moyens de subsistance dépendent de la reprise des activités minières.

Au-delà de la mise à disposition de deux carrés miniers, l’enjeu est de construire un cadre de coexistence qui préserve les intérêts des exploitants artisanaux, respecte les droits des opérateurs industriels et contribue à prévenir de nouveaux conflits sur les sites miniers.

UNE MISSION, PLUSIEURS CHANTIERS, UNE MÊME ORIENTATION

De Musompo à Mulondo, en passant par les échanges avec les opérateurs industriels et les coopératives minières, la mission de Louis Watum Kabamba aura couvert plusieurs maillons essentiels de la chaîne minière : contrôle et certification, commercialisation, participation nationale, formalisation de l’exploitation artisanale et cohabitation entre exploitants artisanaux et industriels.

Autant de dossiers qui traduisent une même orientation : renforcer les mécanismes de gouvernance, faire respecter les règles et améliorer les retombées économiques et sociales de l’exploitation des ressources naturelles.

À travers ces actions, le Gouvernement entend poursuivre l’assainissement du secteur minier et faire de ses richesses un moteur de développement au bénéfice de la nation congolaise. Une dynamique inscrite dans la vision du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, et mise en œuvre sous la coordination de la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka.

Avec Celcom/MINES

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