Dégradation du climat des affaires : la FEC crie sa colère

Comme c’est généralement le cas à la fin d’année, des missions de contrôle se sont multipliées, mettant les opérateurs en désarroi. Dans une correspondance au Premier ministre, le président de la Fédération des entreprises du Congo (FEC), Albert Yuma, fait part de graves difficultés que connaissent ses affiliés.

Dans sa lettre datée du 26 novembre 2021, Albert Yuma rappelle qu’«en cette période de fin d’année, le Gouvernement de la République a toujours suspendu, pour une période donnée, les missions de contrôle en vue de permettre aux opérateurs économiques de préparer leurs états financiers ».

Il déplore, par conséquent, « un déficit de coordination de traduisant par de nombreuses missions de contrôle sur place qui sont effectuées par plusieurs services étatiques auprès des mêmes entreprises et à la même période, entraînant une superposition des missions préjudiciables au climat des affaires », soulignant que « cet état de choses ne permet pas aux entreprises de fonctionner dans toute sérénité car elles se voient obligées de mobiliser les ressources humaines supplémentaires, d’aménager la logistique et d’accorder plus de temps aux missions et cela pour les mêmes informations».

Tout en relevant que ces missions de contrôle violent délibérément « la mesure de rationalisation des missions de contrôle, telle que contenue dans la feuille de route des réformes du climat des affaires, mesure du reste assignée au ministre des Finances dont la réalisation est attendue au dernier trimestre de l’année 2021», le patronat congolais regrette que ces missions intempestives sont motivées « le plus souvent par la chasse aux primes contentieuses, revêtent un caractère purement tracassier».

Aussi interpelle-t-il le Premier « sur le respect des lois relatives aux procédures en matière fiscale et des recettes non fiscales et du décret interdisant l’immixtion des services non habilités dans le contrôle et recouvrement des droits dus à l’Etat sans requête des régies financières».

Econews