En lançant officiellement, lundi au Centre Financier de Kinshasa, les Conférences de performances pour le Projet de Loi de Finances 2027, le Vice-Premier Ministre en charge du Budget, Adolphe Muzito, franchit un cap historique dans la modernisation des finances publiques congolaises. Déterminé à rompre définitivement avec la logique du budget de simple consommation pour imposer un outil rigoureux de création de valeur publique, le patron du Budget mobilise pour la première fois l’intégralité des 43 ministères sectoriels. Ce tournant décisif, salué par les partenaires techniques et financiers, jette les bases concrètes de l’avènement du budget-programme attendu pour le 1er janvier 2028, plaçant résolument les ressources de la Nation au service exclusif du développement et du bien-être des Congolais.
Le Vice-Premier Ministre en charge du Budget, Adolphe Muzito Mfumutshi, a procédé, lundi au Centre Financier de Kinshasa, au coup d’envoi officiel des Conférences de performances consacrées à l’élaboration du Projet de Loi de Finances (PLF) pour l’exercice 2027. Ces assises marquent une étape décisive dans la modernisation de la gestion des finances publiques en République Démocratique du Congo, engageant en même temps la dernière ligne droite avant l’entrée en vigueur du budget-programme, prévue le 1er janvier 2028.
Cette réforme s’inscrit dans la vision du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui a fait de la modernisation de l’administration publique et de la culture de la performance l’un des axes majeurs de son action. Elle est mise en œuvre sous la conduite du Gouvernement dirigé par la Première Ministre Judith Suminwa Tuluka, dont l’action vise à accélérer la transformation de la gestion publique au service d’un État plus performant, plus transparent et davantage orienté vers les résultats.

Se préparer à la grande mutation
Pour cette première journée des travaux, le Vice-Premier Ministre a tenu, dans son mot d’ouverture, à fixer le cap : « Il s’agira de poursuivre avec rigueur une réforme essentielle afin de réussir la mutation attendue des finances publiques en RDC (…) Les grandes réformes de l’État ne se décrètent pas; elles se construisent avec une méthode, rigueur et persévérance; elles reposent sur des institutions fortes et une administration responsable, ainsi qu’une culture permanente de la performance ».
Il a, ensuite, indiqué que les Conférences de performances constituent aujourd’hui l’un des principaux leviers de cette transformation : « Elles traduisent la volonté collective de faire du budget non plus un simple instrument de dépenses, mais un véritable outil de développement, de régularité et de création de valeur publique au service de nos concitoyens ».
Par ailleurs, le VPM Adolphe Muzito a souligné que les travaux de cette année revêtent une dimension véritablement historique, avec une appropriation plus évidente des ministères sectoriels. « L’année dernière, 21 ministères et secrétaires généraux avaient participé à cet exercice. Cette année, pour la première fois, l’ensemble des 43 ministères sectoriels, ainsi que les budgets annexes et les comptes d’affectation spéciale, prennent part aux conférences de performance. Cette évolution témoigne de l’appropriation progressive de la réforme par l’ensemble des institutions publiques. Elle marque surtout la dernière Conférence de performances avant l’entrée en vigueur effective du budget au programme, à compter du 1er janvier 2028 », a-t-il noté.
Il faut aussi noter la participation de la Primature aux travaux. Autant dire que les réformes des finances publiques ont atteint un grand niveau de maturité. La participation de tous traduit également la volonté pour le Gouvernement d’étendre la gestion axée sur les résultats à toute l’administration publique en RDC.
Cette mutation représente un défi. Les attentes sont énormes autour de cette réforme qui devrait révolutionner la culture budgétaire en RDC. Malgré ces défis, les partenaires techniques et financiers expriment leur confiance en la capacité et l’assiduité du Vice-Premier Ministre du Budget de mener à bien la mutation. C’est le point de vue du Comité d’Orientation de la Réforme des Finances Publiques en RDC (COREF) dont le secrétaire exécutif, Godefroid Misenga, a résumé cette marque de confiance : « Monsieur le Vice-Premier Ministre du Budget, je me retourne vers vous parce qu’à chaque fois que le destin vous a confié un mandat public, partout où vous avez été, vous avez laissé des marques permanentes de réformes que vous avez menées. Et aujourd’hui, une fois de plus, en tant que champion de la réforme, nous sommes convaincus que vous allez faire aboutir cette réforme majeure afin que le pays soit doté de la culture de performance et de l’obligation de rendre des comptes ».

Les attentes
À l’issue des travaux, les responsables des administrations publiques, des budgets annexes et des comptes d’affectation spéciale seront plus à même d’améliorer la qualité de la programmation budgétaire et de préparer les futures évaluations des résultats à travers les rapports annuels de performance.
Cette édition intervient à l’issue de la Revue qualité des maquettes programmatiques, organisée avec l’appui technique d’AFRITAC Centre et du Fonds monétaire international (FMI). Cet exercice stratégique a permis de consolider les maquettes programmatiques des 43 ministères du pouvoir central, de la Primature, des Budgets annexes et des Comptes d’affectation spéciale créés par la Loi de finances 2026. Il a également permis de renforcer la cohérence des programmes budgétaires, d’améliorer la qualité des cadres de performance, de fiabiliser les objectifs et les indicateurs de résultats, ainsi que d’assurer un meilleur alignement entre les politiques publiques, les priorités gouvernementales et les ressources budgétaires.
Le compte à rebours est ainsi lancé. Pendant dix jours, des responsables des administrations publiques affineront leurs objectifs stratégiques, leurs indicateurs de résultats, leurs prévisions budgétaires en vue de l’élaboration du projet de loi de finances 2027.
Avec Celcom/BUDGET


