Kinshasa veut revisiter les 13 ans de l’exécution technique et financière du contrat sino-congolais

Augustin Kibasa Maliba, ministre des PTNTIC

Onze après la signature en 2008 du contrat sino-congolais, présenté comme le «contrat du siècle», l’heure est à la remise en cause des engagements souscrits de part et d’autre. Vendredi en Conseil des ministres, le sujet a été sur la table des discussions.

Au sein du Gouvernement, une Commission spéciale travaille sur ce dossier, sur base des éléments présentés autant par le ministre d’Etat en charge des ITP (Infrastructures et Travaux publiques) que celui des Mines. La Commission a deux semaines pour soumettre ses conclusions à l’approbation du Conseil des ministres.

Le ministre d’Etat, ministre des Infrastructures et Travaux publics, Alexis Gisaro, a fait l’état des lieux de l’exécution  technique et financière des projets d’infrastructures retenus dans le cadre du programme sino-congolais.

Sur un financement prévu de trois (3) milliards USD, le montant investi par la partie chinoise se chiffre à 825 millions USD (intérêts non compris). Ce qui dégage un taux d’exécution de 27,5% de ce deuxième volet du contrat sino-congolais. Ce montant a été affecté à l’exécution de 40 projets dont 27 sont achevés et 13 en cours d’exécution.

Un programme séquencéì en six phases a été proposéì pour le décaissement du solde  de  deux  (2)  milliards  USD  restants  sur  la  période  2021-2025.  D’où,  la nécessité de libérer les tranches de 150 millions USD prévues pour 2021et 300 millions USD pour 2022.

Le  ministre  d’Etat,  ministre  des  Infrastructures  et  Travaux  Publics  a  aussi suggéré au Conseil de convaincre Sicomines SA, au regard des flux de trésorerie enregistrés, à revoir son plafonnement du financement des projets d’infrastructures  actuellement chiffré à 1,053 milliard USD.

Abordant dans le même sens, la ministre des Mines, Antoinette N’Samba, s’est penché sur l’exécution technique  et  financière  du  projet  minier  concerné  par  ce  partenariat  sino- congolais. Il en ressort  qu’environ  2,454  milliards  USD  a  été  jusqu’alors  effectivement investis sur un financement prévu de 3,2 milliards USD, soit un taux d’exécution de 77%.

En ce qui concerne les problèmes majeurs d’ordre juridique, technique  et financier constatés dans la convention de collaboration, la ministre des Mines a suggéré notamment  une  évaluation  de  l’exécution du projet minier par une Commission interministérielle pour déterminer les dépenses engagées dans la mise en œuvre du projet et de se rendre compte du taux réel de l’exécution de la convention en vue d’envisager le futur. Intégralité du compte-rendu du Gouvernement.

COMPTE-RENDU DE LA VINGT-ET-UNIEME REUNION DU CONSEIL DES MINISTRES

Son excellence Monsieur, le Premier Ministre, chef du Gouvernement, Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge a présidé, par visioconférence, ce vendredi 24 septembre 2021, la vingt-et-unième  réunion du Conseil des Ministres du Gouvernement de la République.

Cinq points étaient inscrits à l’ordre du jour, à savoir :

I. Communication de son Excellence Monsieur le Premier ministre, Chef du Gouvernement ;

II. Points d’informations ;

III. Approbation d’un relevé des décisions du Conseil des ministres ;

IV. Examen et adoption des dossiers ;

V. Examen et adoption des textes.

I. COMMUNICATION DU PREMIER MINISTRE

La communication du  Premier ministre a  porté essentiellement sur cinq points, à savoir :

1. De la participation du Président de la République à la 76eme session ordinaire de l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies

Le Premier ministre a rappelé aux membres du Gouvernement les grandes lignes du message du Président de la République qui s’est principalement articulé autour de quatre (4) points, à savoir :

-La situation sanitaire internationale marquée par la pandémie de la Covid-19 ainsi que ses effets sur le plan humanitaire et l’économie mondiale ;

-La situation politique en Afrique et en République Démocratique du Congo en particulier ;

– Les perspectives économiques dans le monde, en Afrique et en République Démocratique du Congo ;

– La situation sécuritaire en Afrique et en République Démocratique du Congo.

Il a souligné que le Président de la République a salué les efforts entrepris par les États Africains pour lutter contre la Pandémie à Covid-19 qui, en plus d’avoir emporté de nombreuses  vies  humaines, a perturbé le fonctionnement de l’économie mondiale.

Quant au retrait progressif et responsable de la MONUSCO conformément à la résolution 2556/20 du Conseil de Sécurité des Nations Unies, le Chef de l’Etat a rappelé la souscription de notre pays au plan de transition élaboré à cet effet par le Comité conjoint RDC-MONUSCO en collaboration avec la Société civile.

2. Rappel des lignes de conduite en termes d’engagements budgétaires

Conformément aux directives du Chef de l’Etat et au Programme d’action du Gouvernement ainsi que certaines décisions prises en Conseil des ministres, le Premier Ministre a rappelé la nécessité d’améliorer la qualité de la dépense pour que les efforts réalisés pour l’accroissement des recettes ne soient pas vains.

Cette attitude prudentielle des membres  du  Gouvernement en matière des dépenses devrait privilégier les investissements productifs pour le développement réel et durable de notre pays.

3. De la rentrée scolaire 2021-2022

Dans la perspective d’une rentrée scolaire fixée pour le lundi 4 octobre prochain, le Premier Ministre a engagé le Gouvernement en faveur d’une reprise des cours «apaisée» à travers le pays y compris dans des zones sinistrées où il faudra éviter les dysfonctionnements. Les ministres sectoriels concernés ont été encouragé à tout mettre en œuvre pour l’atteinte de cet objectif.

Par ailleurs, le Premier ministre a salué la tenue des états généraux de l’Enseignement Supérieur et Universitaire à Lubumbashi du 9 au 14 septembre

2021. La tenue de ces assises a permis de formuler et de présenter plusieurs résolutions qui seront soumises à une relecture stratégique pour leur mise en œuvre.

4. Du secteur du tourisme

Le  Premier ministre  a  rappelé au Conseil la participation du ministre du Tourisme à la 64ème réunion de la Commission régionale de l’Afrique, qui s’est tenue du 2 au 4 septembre dernier au Cap vert.

A l’issue de ces assises, la République Démocratique du Congo a obtenu, par vote, le poste  de  deuxième vice-président-Afrique de cette organisation, derrière la Côte d’Ivoire qui en assure la Présidence et secondée par le Kenya.

Ceci  permet au pays  de  regagner les sphères décisionnelles des instances internationales du tourisme et lui donner l’opportunité d’accroitre son spectre touristique au regard d’énormes potentiels liés à l’écosystème environnemental.

5. Du récent naufrage d’une embarcation à Kalehe

Le Premier ministre a attiré l’attention du Gouvernement sur le récent naufrage d’une embarcation survenu sur le lac Kivu à Kalehe (au Sud-Kivu) occasionnant de morts et quelques cas de disparition de passagers.

                Il a rappelé la nécessité, pour les ministres sectoriels compétents, de veiller à la sécurité des embarcations au niveau des ports, ce qui passe par le respect des textes légaux et règlementaires en la matière.

II. POINTS D’INFORMATIONS

II.1. Etat et administration du territoire

Le vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires  coutumières a  présenté  l’état du territoire national qui demeure généralement calme.                                  L’état d’esprit de la population a été marqué notamment par la participation et l’intervention à la tribune ce 21 septembre 2021, du Chef de l’Etat, à la 76ème Session… Ordinaire de l’Assemblée Générale des Nations Unies à New-York.

Dans  les  grandes agglomérations, la Police nationale poursuit  également les opérations de lutte contre toute forme de criminalité.

Le vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières a informé le Conseil de la persistance des mouvements des éleveurs Mbororo dans les provinces du Nord dont le dernier afflux est signalé dans  le groupement Gido, chefferie Manziga, territoire de  Niangara, dans la province du Haut-Uélé.

La présence de ces éleveurs étrangers est à l’origine d’une tension entre les communautés locales à cause du comportement violent des intéressés.

Il a également fait état d’une propension de la population au recours à la justice populaire dont les victimes se comptent parmi la population civile aussi bien que les agents de l’ordre.

Les  autorités  politiques  et  administratives  ainsi  que  les  forces  de défense et sécurité ont été instruites aux fins d’inviter les populations à faire confiance aux instances étatiques pour ce faire.

II.2. Situation sécuritaire

Le  ministre  de  la  Défense  nationale  et  Anciens  combattants  a  fait  part  au Conseil de la situation sécuritaire qui demeure également calme et sous contrôle des Forces de défense et de sécurité.

Dans quelques foyers d’insécurité qui persistent encore dans la partie Est du pays, les  opérations militaires se poursuivent dans le cadre de l’état  de siège. Autant l’ennemi innove dans son mode opératoire, autant les FARDC croissent en degré d’adaptation des moyens  en leur disposition. L’objectif étant de restaurer la sécurité, la paix et l’autorité de l’Etat dans cette partie du territoire national.

Le  ministre de  la  Défense  nationale et Anciens combattants a également présenté au Conseil le bilan partiel de l’état de siège. Les groupes armés CODECO, FRPI, FPIC et ADF-MTN sont les principaux acteurs de l’insécurité qui sont traqués dans cette partie du pays.

Ils ont excellé dans les  exactions sur la population,  tueries, affrontements interethniques,  interruption du trafic  sur  la  RN27  et  la  RN  4  ainsi  que  le banditisme urbain.

Avant l’avènement de l’état de siège, la situation se présentait comme suit :

– le groupe CODECO occupait tous les sites miniers et imposait des taxes illégales dans sa zone d’influence ;

– le groupe FRPI occupait toute la partie sud de Bunia, commettant les mêmes exactions ;

-le FPIC, dérivé de CODECO partageant le même espace que ce dernier, y régnait en maitre absolu ;

-les ADF, quant à eux, occupaient le sud d’Irumu et notamment les localités de Machini et Mapipa dans la chefferie de Boga, localités conquises jusqu’il y a peu et reprises par les FARDC.

A ce jour, les avancées majeures ont été enregistrées :

-Des offensives d’envergure ont été menées par les FARDC dans les espaces infestés, ce qui a permis la reprise du contrôle d’importantes localités ;

-Si l’Etat avait perdu le contrôle de plusieurs localités dans le triangle de la mort situé dans le Nord, grâce à l’état de siège, les FARDC ont délogé les hors-la-loi dans tous leurs bastions dont la célèbre vallée de Mwalika et Mayangose.

– Dans le Nord-Kivu, plusieurs retranchements d’ADF ont été nettoyés et repris par les FARDC autant que 37 localités.

Le  ministre  de  la  Défense  nationale  et Anciens  combattants  a  réitéré la détermination des forces de défense et de sécurité de mettre hors d’état de nuire ces ennemis du peuple congolais.

II.3. Évolution de la situation de la Pandémie à Covid-19

La vice-ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévention a dressé l’état de l’évolution de la situation de la pandémie à Covid-19.

Les opérations de vaccination se poursuivent et connaissent un grand engouement pendant que le Gouvernement poursuit la diversification de vaccins pour accroitre le panel de choix du peuple congolais.

Dans le cadre de l’initiative Covax, un lot de 250 000 doses du vaccin Pfizer est arrivé  à  Kinshasa ce 23 septembre 2021  et  il  sera  remis  officiellement  le  27 septembre prochain. Un autre lot de 400.000 doses du vaccin SINOVAC et 403.200 seringues du Gouvernement chinois est attendu à Kinshasa ce 29 septembre 2021.

La Gouvernement  continue  d’exhorter la population à observer scrupuleusement les mesures barrières et à se faire vacciner pour se protéger et protéger les autres.

S’agissant de l’épidémie  de  méningite à Banalia,  la vice-ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévention a informé le Conseil des actions qui sont en cours.

Il s’agit entre autres de : l’acheminement de la ceftriaxone vers la zone de Santé de Banalia ; la mobilisation des ressources pour la réponse à cette épidémie auprès des partenaires techniques et financiers et du Gouvernement ; le renforcement de la surveillance et l’investigation des cas dans les aires de santé voisines du foyer de l’épidémie ; et la poursuite de la préparation de la vaccination contre la méningite.

Avant  de  clôturer  son  intervention,  la  vice-ministre  de  la  Santé  publique, Hygiène et Prévention a fait le point au Conseil sur les avancées de la série de séances de travail qui a eu lieu avec le banc syndical des professionnels de santé.

II.4. Rapport de la mission gouvernementale dans le Kasaï

Le ministre d’Etat, ministre du Développement rural a présenté au Conseil le complément  du  Rapport de la mission de la délégation  gouvernementale effectuée dans la province du Kasaï suite à la pollution des rivières Tshikapa et Kasaï. Par rapports aux missions  assignées  à  chacun  des  membres  de cette délégation, il en ressort que :

  • Pour le ministère du Développement rural : les sites de forages d’eau, d’aménagement  des  sources  et  de  fontaines ont été repérés  dans  les agglomérations  longeant  les  rivières polluées  et  des états  des besoins y relatifs ont été élaborés en vue d’améliorer l’accès à l’eau potable. Les routes de dessertes  agricoles et quelques  infrastructures  socio- économiques de base ont été également visitées.
  • Pour le ministère de la Pêche et Élevage : Le site devant servir à l’installation du Centre d’Ale-vinage a été identifié et payé. Les  travaux d’aménagement des différents étangs  sont en cours  et  très  bientôt,  la construction d’un bâtiment où seront installés les bureaux.

Il ne restera plus que l’approvisionnement en Alevins et en produits de la provenderie qui   devront être commandés auprès d’une structure spécialisée à Kinshasa.

  • Pour le ministère des Affaires  sociales, Actions humanitaires et Solidarité nationale : l’assistance humanitaire d’urgence a été apportée et une évaluation approfondie de la situation avait été faite.

Un document de plaidoyer et de mobilisation des ressources du Trésor public  en  faveur  des  populations  sinistrées  a  été  élaboré.  Un  travail d’harmonisation avec d’autres Ministères concernés a été aussi réalisé en vue d’avoir un document consolidé reprenant tous les secteurs impliqués.

Pour consolider ces actions de réponse humanitaire, le Ministres concernés et les  ministres  en  charge du Budget et  des Finances se réuniront, dans  les prochaines heures, autour du Premier Ministre.

III. APPROBATION D’UN RELEVE DES DECISIONS DU CONSEIL DES MINISTRES

Le  Conseil  des  ministres  a  adopté  le  relevé  des  décisions  prises  lors  de  sa vingtième réunion tenue le vendredi 17 septembre 2021.

IV.EXAMEN ET ADOPTION DES DOSSIERS (02 dossiers)

IV.1. Problématique de la fermeture des ports privés et clandestins

Le vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières  a  indiqué,  qu’à  la  suite  de la décision du Conseil des Ministres, une Commission interministérielle a étudié techniquement   la problématique de la fermeture des ports illégaux et clandestins et proposé des solutions conséquentes.

Donnant le contenu du Rapport dressé par cette Commission interministérielle, le  ministre  des  Transports, Voies de communication et  Désenclavement  a indiqué que l’exploitation illicite des ports et la spoliation des concessions de la SCTP SA et de la SNCC SA constitue un sérieux défi de gouvernance dans le secteur des transports maritime, fluvial et lacustre.

En effet, l’examen synthétique préliminaire de quelques dossiers des ports privés a  porté  essentiellement sur leur  conformité aux textes  qui régissent ces  deux sociétés de  l’Etat  précitées, examen qui révèle clairement que  l’exploitation empiète sur tout ou partie des concessions desdites sociétés.

Au cas par cas et par aire  portuaire  d’exploitation  des  biefs  inférieurs  et supérieurs,  une  liste  non  exhaustive  des  ports  illégaux  et  clandestins  a  été présentée  au  Conseil.  Et  une  série  de  recommandations  a  été  formulée pour mettre fin à l’anarchie et parvenir à la restauration de l’autorité de l’Etat.

Après débat et délibérations, le Conseil a invité les autres Ministres sectoriels qui ont formulé des observations pertinentes sur cette question à s’impliquer pour enrichir techniquement ce travail en vue d’assurer une meilleure application de la décision de fermeture de ces ports.

IV.2. Etat des lieux de l’exécution technique et financière du contrat Sino- Congolais

Le ministre d’Etat, ministre des Infrastructures et Travaux publics a fait l’état des  lieux  de  l’exécution  technique  et  financière  des  projets  d’infrastructures retenus dans le cadre du programme sino-congolais.

Sur un financement prévu de 3 milliards USD, le montant investi par la partie chinoise se chiffre à 825 millions USD (intérêts non compris). Ce qui dégage un taux d’exécution de 27,5% de ce deuxième volet du contrat sino-congolais. Ce montant a été affecté à l’exécution de 40 projets dont 27 sont achevés et 13 en cours d’exécution.

Un programme séquencé en six phases a été proposé pour le décaissement du solde  de  deux  (2)  milliards  USD  restants  sur  la  période  2021-2025.  D’où,  la nécessité de libérer les tranches de 150 millions USD prévues pour 2021et 300 millions USD pour 2022.

Le  ministre  d’Etat,  ministre  des  Infrastructures  et  Travaux  Publics  a  aussi suggéré au Conseil de convaincre Sicomines SA, au regard des flux de trésorerie enregistrés, à revoir son plafonnement  du financement des projets d’infrastructures  actuellement chiffré à 1,053 milliard USD.

Abordant dans le même sens, la ministre des Mines, s’est penché sur l’exécution technique  et  financière du projet minier  concerné par ce partenariat  sino- congolais.

Il en ressort qu’environ  2,454 milliards USD a été  jusqu’alors  effectivement investis sur un financement prévu de 3,2 milliards USD, soit un taux d’exécution de 77%.

En ce qui concerne  les  problèmes majeurs  d’ordre  juridique, technique et financier constatés dans la convention de collaboration, la ministre des Mines a suggéré notamment une  évaluation  de l’exécution du projet minier par une Commission interministérielle pour déterminer les dépenses engagées dans la mise en œuvre du projet et de se rendre compte du taux réel de l’exécution de la convention en vue d’envisager le futur.

Après  débats  et  délibérations,  ce  dossier a été  adopté  à charge pour la Commission de soumettre les conclusions de ces travaux au Conseil dans deux semaines.

V. EXAMEN ET ADOPTION DE PROJET DE TEXTES (01 Texte)

V.1. Projet de loi N°21/… du ….. octobre 2021 portant autorisation de la prorogation de l’état de siège sur une partie du territoire de la RDC.

En vue de permettre à nos Forces armées de poursuivre les opérations, le vice- ministre de la Justice et Garde des sceaux a présenté, à nouveau, le projet de loi autorisant la prorogation de l’état de siège dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu pour une période de 15 jours prenant cours le 4 octobre 2021.

Après débats et délibérations, ce projet de Loi a été adopté.

Commencée à 11h20, la réunion du Conseil des ministres a pris fin à 17h29.

Pour le ministre de la Communication et Médias, porte-parole du Gouvernement en mission,

Augustin Kibassa Maliba Lubalala

Ministre des Postes, Télécommunications et Nouvelles technologies de l’information et de la communication (PTNTIC)

Dr Alphonse Nzomvuama revêtu de grade d’agrégé à l’enseignement supérieur en médecine

A l’issue de la brillante soutenance de sa thèse intitulée  «Thromboses artérielles précoces en chirurgie cardiaque», docteur Alphonse Nzomvuama, chirurgien thoracique et cardiovasculaire, vient d’être revêtu de grade d’agrégé à l’enseignement supérieur en médecine. Hier, chef de travaux à la faculté de médecine de l’Université de Kinshasa, il entre aujourd’hui dans le cercle de professeurs de ce département universitaire.

Au nom du recteur de l’Université de Kinshasa (UNIKIN), le professeur Eustache Banza Nsomue qui conduisait le comité de gestion de cette Alma Mater a, jeudi 23 septembre 2021, présidé, dans la salle de promotion Mgr Gillon, la séance de soutenance de thèse ayant revêtu le docteur Alphonse Nzomvuama de grade  d’agrégé à l’enseignement supérieur en médecine.

Plusieurs personnes ont rehaussé de leur présence  cette séance académique, notamment ses collègues membres de la faculté et autres professeurs d’université, les étudiants en médecine, sa famille biologique et  ses proches, principalement les anciens  du Collège Notre-Dame de Mbansa-Mboma réunis au sein de l’ASSACOM, association dont il est membre pour avoir fait ses études secondaires  dans cet établissement scolaire  de grand renom.

Pour la circonstance, le jury présidé par le professeur Kintoki Vita était composé de professeurs Jean-Marie Kaye-mbe Ntumba, Thierry Caus (venu de France), Kibadi Kapaya, Mokassa Bakomubatane, Muzembo et Kilembe Man-zanza.

Thrombose artérielle précoce, qu’est-ce ?

En présentant sa thèse, le professeur-docteur Alphonse Nzomvuama  a défini une  thrombose artérielle précoce comme étant la constitution de caillot à l’intérieur d’une artère ou vaisseau qui alimente un organe. Il s’ensuit une diminution, voire dans les cas extrêmes, l’arrêt complet ou l’arrivée du sang oxygéné destiné à nourrir ou maintenir en vie en bon état  de fonctionnement.

Cette perturbation de l’irrigation (ou de la perfusion dans le jargon médical) d’un organe est appelée ischémie.

Le professeur docteur Alphonse Nzomvuama a focalisé  son étude  sur  trois types d’accidents, à savoir l’accident vasculaire cérébral ou AVC (atteinte du tube digestif); l’infarctus myocarde (atteinte du muscle cardiaque lui-même); l’ischémie aigüe du mésentère (atteinte du tube digestif).

L’objectif de ce travail était à la fois de connaître l’incidence de ces complications et  rechercher les facteurs des risques qui exposent les malades opérés du cœur à ces complications.

Au terme d’une étude de 484 heures sur neuf patients, les résultats ont montré que ces complications ont une incidence faible. L’accident vasculaire cérébral en a été la plus fréquente avec une incidence de 1,5% ; la mortalité, elle, était globalement de 5,4 % ; l’ischémie aigüe du mésentère était la plus redoutable et responsable de la mort de près de 90% des malades qui avaient développé cette complication.

Deux facteurs de risque à l’origine de la survenue de ces complications ont été mis en évidence : l’instabilité hémodynamique, c’est-à-dire l’existence d’une pression artérielle moyenne faible et l’hémorragie excessive au cours d’une intervention chirurgicale.

Or,  en chirurgie cardiaque, il s’avère possible de modifier ces deux facteurs de risque  et donc de contrôler la survenue de ces  accidents.

Selon le professeur Dr Alphonse Nzomvuama, l’intérêt de ce travail pour la République Démocratique du Congo  est que les résultats et recommandations ont été déjà mis en application dans les premières interventions de chirurgie cardiaque  réalisées.

Outre les félicitations du président du jury, des professeurs Jean-Marie Kayembe Ntumba et Thhierry Caus, le professeur Roger Mbungu, doyen de la faculté de médecine, a qualifié de mémorable  la journée de jeudi 23 septembre 2021, d’autant plus qu’elle coïncide à l’entrée en fonction d’un des fils  de la faculté, promoteur de cette thèse, Jean-Marie Kayembe Ntumba, nommé recteur de l’Université de Kinshasa, et ensuite, la soutenance de thèse par un des membres de son département universitaire.

Avant la clôture de la séance par le secrétaire général académique, le professeur docteur Alphonse Nzomvuama a eu les mots justes pour remercier les membres du comité de gestion de l’UNIKIN, le jury et tous ceux qui, de près ou de loin, ont contribué à la réussite du travail qu’il vient de réaliser.

Véron Kongo