Kongo central : les coupeurs de routes refont surface !

Depuis plusieurs semaines, il n’est plus aisé pour les conducteurs de véhicules de rouler, le jour comme la nuit, sur la Nationale n° 1, tronçon Matadi-Kinshasa et vice-versa. Les bandits à main armée y sont revenus en force et sèment la terreur comme dans les années 2002 et 2003.
Ces malfrats, lourdement armés, blessent, pillent et tuent sans qu’ils ne soient inquiétés ou arrêtés.
En lançant un cri d’alarme sur la radio Top Congo Fm, dans une de ses émissions matinales de jeudi 24 novembre 2022, le député national Adrien Phoba interpelle à ce propos les autorités tant nationales que provinciales. Pour ce faire, il a cité le cas d’insécurité enregistré dans la nuit du mercredi 23 au jeudi 24 novembre 2022 à l’entrée de la cité de Lukala, dans le territoire de Mbanza-Ngungu.
Quelques jours avant, soit le mardi 15 novembre 2022, un convoyeur d’un véhicule de gros tonnage avait été abattu autour de 23 heures par les coupeurs de routes, près de la bifurcation de la route qui mène à la cité de Luozi. Quant au chauffeur, il a succombé à ses blessures quelques jours après.
Ne pouvant rester insensible à cette situation en sa qualité de membre de caucus des députés nationaux de la province du Kongo central, Adrien Phoba s’est résolu de saisir le gouvernement central, particulièrement le ministre de l’Intérieur et Sécurité, ainsi que le gouverneur de la province du Kongo central.

Des dispositions à prendre
En fait, c’est quinze ans après que resurgissent des cas des braquages sur la Nationale n°1. A l’époque de César Tsasa-di Ntumba, alors gouverneur de province, les conducteurs de véhicules et les passagers étaient confrontés à la même situation. Les stratégies peaufinées par l’autorité provinciale de l’époque consistaient à placer des stations mixtes Police-FARDC le long de la route Matadi-Kinshasa. Leurs véhicules assuraient la patrouille, tant le jour que la nuit, avec des éléments armés à bord. En plus, des barrières étaient érigées à l’entrée de Kinshasa comme celle de Matadi interdisant la circulation des véhicules avant 6 heures du matin et après 18 heures.
Avec ces dispositions, le calme était quelque peu revenu sur la Nationale n°1, les conducteurs de véhicules et les passagers vaquaient librement à leurs occupations. Le gouvernement, à travers le ministère de l’Intérieur et Sécurité et le gouvernorat de province peut aussi s’inspirer de ces stratégies dans le cadre de la recherche des solutions au problème des coupeurs de routes sur la Nationale n° 1.