1078 22

La RDC retirée de la «liste noire» des financements japonais, se félicite le VPM Mukoko

Le Gouvernement Suminwa vient de remporter une victoire diplomatique et économique significative. En marge de la TICAD-9, le Vice-Premier ministre (VPM) en charge de l’Economie nationale, Daniel Mukoko Samba, a annoncé que la RDC avait été officiellement retirée de la liste des nations non éligibles aux crédits japonais. Cette décision, actée lors d’une rencontre avec son homologue nippon Yôji Mutô, marque un tournant historique dans les relations bilatérales et ouvre des perspectives de financement considérables.

Ce retrait de la «liste noire » ouvre la porte aux investissements nippons dans les mégaprojets comme Inga et booste la coopération économique.

«Le nom de la RDC ne figure plus sur la liste des pays non éligibles aux crédits japonais », s’est réjoui Daniel Mukoko Samba, soulignant que «cette décision lève les limitations qui cantonnaient notre coopération à de modestes aides au développement. Désormais, les entreprises japonaises pourront participer pleinement à de grands projets structurants, comme le barrage d’Inga ou d’autres initiatives en cours d’élaboration».

Cette réhabilitation financière est le fruit des efforts conjoints déployés par Kinshasa pour assainir sa situation macroéconomique et résorber sa dette. Elle constitue un signal fort de la confiance retrouvée des partenaires internationaux envers la gestion économique du pays.

Au-delà des symboles, les implications sont concrètes : la RDC peut désormais solliciter des capitaux japonais pour financer des infrastructures essentielles, booster sa croissance et lutter contre la pauvreté. Les secteurs de l’énergie, des transports et des grandes infrastructures sont en première ligne.

Les deux ministres ont également convenu de la nécessité de renforcer le cadre juridique des investissements. «Bien que le volume des échanges soit appréciable, nous regrettons l’absence de grandes entreprises japonaises en RDC», a souligné le VPM Mukoko.

Un accord de promotion et de protection des investissements est désormais à l’étude pour favoriser le retour des investisseurs nippons, qui ont déjà laissé leur marque dans le pays avec des réalisations phares comme le pont OEBK à Matadi (Kongo central) ou le boulevard Congo-Japon à Kinshasa.

Cette décision ouvre une nouvelle ère de coopération économique, propulsant la RDC sur la scène des partenaires financiers privilégiés du Japon en Afrique.

Hugo Tamusa