Le combat d’Eric Lubamba pour le Kongo Central : réhabiliter la route Tshela – Materne pour redonner vie au port maritime de Boma

Carte d'électeur en main Eric Lubamba est prêt pour les élections du 20 décembre 2023

Avec la fièvre de l’enrôlement, tout le monde se croit être déjà en campagne. Eric Lubamba, cadre de l’AFDC-A de Modeste Bahati Lukwebo dans le Kongo Central, plus précisément à Boma, son fief naturel, refuse de se lancer sous cette étiquette. Certes, il a rempli son devoir patriotique en obtenant sa carte d’électeur, mais il ne se définit pas encore comme candidat aux élections du 20 décembre 2023. Il porte cependant de grands projets pour sa ville de résidence, Boma, qu’il habite depuis 1994. Son grand défi est de ramener le port maritime de Boma à jouer son rôle de port d’attache des produits d’exportation de la RDC, se défend-il  dans un entretien téléphonique accordé à Econews. Pour ramener la vie à Boma, très attaché à son port maritime, Eric Lubamba a trouvé la recette : « Il faut réhabiliter la route Materne – Tshela ». Il fonde tout con combat politique sur cet idéal. Entretien.

A Boma, on vous connait plus dans le monde des affaires, mais de plus en plus on vous voit basculer en politique ou presque. Quel est votre objectif?

Comme nous l’avons dit la fois passée, effectivement, on nous connait avec une casquette des affaires, parce que nous sommes arrivés en 1994 à Boma, c’était dans le secteur pétrolier. Après, nous avons basculé dans la micro-finance et l’agriculture. Et donc ce sont ces trois grandes activités. Et nous avons eu la chance de travailler avec un gouverneur qui avait une vision ici en province, que nous apprécions beaucoup Jacques Mbadu, qui était politique mais qui avait vraiment le sens des affaires.

Et donc c’est dans ce cadre-là que nous avons échangé. Nous avons dit plus les années passent, plus il était important que nous puissions impacter de ce que nous faisons en s’engageant dans la politique. Pourquoi ? Parce les grandes décisions viennent de la politique. Et c’est dans ce cadre-là nous pilotons aujourd’hui la structure des marchés publics, mais nous restons administrateurs dans nos entreprises.

Boma, qui est une ville portière, souffre sérieusement aujourd’hui d’un manque de navires. Nous nous sommes dit qu’il était temps que nous puissions nous appliquer et nous pensons qu’au niveau du Parlement, avec la petite expérience que nous avons en temps que techniciens, nous pouvons apporter notre valeur ajoutée.

En s’affichant ainsi, il y a sûrement quelque chose qui vous a motivé?

Aujourd’hui, c’est tout le monde qui parle des véhicules qui doivent passer par le contrôle technique à Boma. A court terme, oui. Mais à long terme, les gens oublient que Boma, c’était d’abord un port d’exportation.

Pourquoi nous souffrons ? Nous devons en parler. C’est la route Materne-Tshela, abandonnée depuis plusieurs années, qui asphyxie Boma. C’était la voie d’évacuation pour tous ces produits agricoles, tels que le café, le cacao et autres, qui venaient du Mayombe et qui venaient un peu remplir ce port pour être exportés, aujourd’hui les navires ne veulent plus accoster à Boma parce qu’il n’y a plus rien à exporter. C’est ça le problème. Les navires qui arrivent à Boma retournent vide. Et donc nous devons nous battre pour cette route. Mais ces grandes décisions ne peuvent pas se prendre au niveau provincial. Ce sont des grandes décisions qui peuvent se prendre au niveau national, au niveau du Parlement, au niveau de grandes instances. Et nous pensons que nous sommes en même de le faire par cette petite expérience et l’expertise.

Voilà pourquoi petit à petit nous basculons en politique, car nous pensons que nous voulons travailler pour notre ville et nous relever.

La Bralima a fermé. C’est vrai qu’aujourd’hui nous applaudissons Lufu, mais nous devons aussi savoir aider les entreprises congolaises, nos entreprises installées sur place.  

Qu’est-ce que la ville de Boma ou le Kongo central peut attendre de votre engagement?

Nous avons beaucoup à dire, mais encore une fois, si nous avons insisté au niveau de l’enrôlement, c’est parce que le moment n’était pas encore venu pour faire la campagne. Une chose est vraie : plus nous avons des électeurs, plus nous aurons des députés qui peuvent nous défendre. C’est pour cela nous martelons sur l’enrôlement pour réussir le pari d’avoir plus de députés pour la ville de Boma.

Propos recueillis par F.K.

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