L’Office congolais de contrôle (OCC) vit des heures chaudes ! L’intersyndicale de cette entreprise du Portefeuille de l’Etat a ouvertement mis en cause le président du conseil d’administration (PCA) et le directeur général (DG), allant jusqu’à mettre à prix leurs têtes, selon une déclaration commune datant du 31 mai 2025.
Face au blocage persistant, les syndicats menacent de lancer un mouvement de grève généralisée dès ce lundi 2 juin sur toute l’étendue du territoire national – une décision qui pourrait paralyser les activités de contrôle des importations et exportations, avec des répercussions majeures sur le commerce extérieur de la RDC.
UNE COLERE SYNDICALE QUI MONTE
Les tensions couvent depuis plusieurs mois au sein de l’OCC. Les syndicats dénoncent une « gestion désastreuse », des irrégularités financières et un manque de dialogue social. Dans un ultimatum adressé aux autorités, ils exigent le remplacement immédiat des deux principaux dirigeants, faute de quoi ils passeront à l’action.
«Nous ne pouvons plus continuer dans cette opacité. Nos revendications sont claires : le PCA et le DG doivent partir. Si rien ne bouge d’ici lundi, tous les bureaux de l’OCC à travers le pays seront à l’arrêt », a déclaré un représentant syndical sous couvert d’anonymat.
UN RISQUE ELEVE POUR L’ECONOMIE NATIONALE
Une grève à l’OCC aurait des conséquences immédiates sur les opérations commerciales en RDC. L’Office étant chargé du contrôle de qualité et de la conformité des marchandises importées et exportées, un blocage prolongé pourrait perturber les chaînes logistiques, entraîner des retards douaniers et affecter les recettes de l’État.
Le secteur minier, pilier de l’économie congolaise, pourrait être particulièrement touché, avec des retards dans l’exportation des minerais. Les entreprises étrangères opérant en RDC suivent la situation avec inquiétude.
La balle est désormais dans le camp du ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku, qui doit intervenir en urgence pour éviter l’escalade. Les syndicats attendent une réaction ferme du gouvernement, tandis que des sources internes évoquent des divisions politiques autour de la gestion de l’OCC.
Quelles solutions pour désamorcer la crise ? Pour éviter le scénario du pire, plusieurs options sont sur la table : un remplacement accéléré des dirigeants contestés; une médiation gouvernementale pour rétablir le dialogue social; un audit indépendant pour faire la lumière sur les allégations de mauvaise gestion.


Francis N.

