En plein cœur du Royaume de Belgique, le Ministre national des Mines, Louis Watum Kabamba, mène une offensive diplomatique et scientifique d’une rare intensité. Accompagné de ses experts, il a forcé, mardi 9 juin 2026, la porte des archives géologiques belges pour exiger la restitution et la digitalisation des données fondamentales du sous-sol congolais. Une étape décisive vers la souveraineté minière de la RDC.
Il ne porte pas de casque, ni de lampe de mineur. Pourtant, Louis Watum Kabamba creuse aujourd’hui l’une des galeries les plus stratégiques pour l’avenir de la République Démocratique du Congo : celle des archives géologiques nationales, dispersées et trop longtemps retenues hors de ses frontières.
Poursuivant sa mission de travail au Royaume de Belgique, le Ministre des Mines, entouré des responsables des structures sous tutelle, a tenu une séance de travail décisive ce mardi. Face à lui : les gardiens des archives géologiques relatives au sous-sol congolais, ainsi que les représentants du Royaume de Belgique et de l’Union européenne, partenaires financiers et techniques du processus de digitalisation.
L’objectif est clair, presque guerrier : arracher le passé pour bâtir l’avenir. Il ne s’agit plus de simples caisses de documents poussiéreux. Il s’agit du patrimoine scientifique le plus précieux pour la connaissance du sous-sol congolais. Sans ces données, l’exploration tourne à l’aveugle. Avec elles, la RDC peut orienter ses investissements, découvrir de nouveaux gisements et affirmer sa maîtrise sur ses propres richesses.

Une feuille de route pour la souveraineté géoscientifique
Sous l’impulsion du Ministre, les discussions ont accouché d’une avancée majeure : l’élaboration d’une feuille de route opérationnelle pour la digitalisation et la restitution progressive des archives géologiques nationales. Un comité technique – une task force – a été instauré pour garantir une mise en œuvre sans atermoiements.
« Ces données sont notre mémoire. Sans elles, nous explorons à l’instinct. Avec elles, nous explorons avec science et souveraineté. Le temps n’est plus à la conservation passive, mais au partage actif et à la restitution, a martelé Louis Watum au cours des échanges.
Les discussions ont également mis en lumière le projet continental PANAFGEO+, lancé à Kinshasa en mars 2026. Ce programme, qui vise à renforcer les capacités des services géologiques africains à travers la digitalisation et le partage d’expertise, trouve en Louis Watum un champion déterminé. Pour lui, la modernisation technique des géoscientifiques congolais passe par l’accès à des données fiables et de haute qualité.
Une carte historique en cadeau, un symbole en héritage
La journée a connu son instant de symbolique pure lorsque la délégation congolaise a foulé les allées du Musée Royal de l’Afrique Centrale. Dans la cartothèque, là où dorment des trésors cartographiques oubliés, les responsables du Musée ont remis au Ministre des Mines une carte historique de la RDC datant de 1952.
Ce geste, présenté comme une « reconnaissance et courtoisie institutionnelle », en dit long sur le basculement en cours : la mémoire du sous-sol congolais rentre progressivement à la maison. Pour Louis Watum, cette carte n’est pas un simple document ancien. C’est un acte de transmission et un levier pour accélérer la connaissance du potentiel minier national.
La vision Tshisekedi à l’œuvre
Derrière cette offensive diplomatique, c’est toute la vision du Président Félix Antoine Tshisekedi qui s’incarne, sous la coordination rigoureuse de la Première Ministre Judith Suminwa Tuluka. Modernisation de la gouvernance minière, valorisation stratégique des ressources naturelles, renforcement de la souveraineté : chaque étape franchie à Bruxelles est une brique de plus dans l’édifice d’une RDC maîtresse de son destin.
Alors que les regards sont souvent braqués sur les minerais eux-mêmes – cobalt, lithium, cuivre –, Louis Watum Kabamba rappelle une vérité trop souvent oubliée : la plus grande richesse minière commence par la connaissance du sous-sol. Et cette connaissance, il est allé la chercher là où elle sommeillait.
La RDC ne creuse plus seulement la terre. Elle creuse enfin ses archives. Et l’avenir de ses mines en sera profondément transformé.
Econews

