Face aux rumeurs et inquiétudes suscitées par l’introduction de la nouvelle plaque d’immatriculation en République démocratique du Congo, le ministère des Finances a tenu à lever toute équivoque. L’opération, qui ne concerne pas les véhicules déjà immatriculés et en circulation, s’inscrit dans une démarche de modernisation progressive du système national, alignée sur les standards internationaux. Entre coexistence des anciennes et nouvelles plaques, renforcement de la sécurité, lutte contre la fraude et transition encadrée à partir de fin décembre 2026, les autorités financières précisent les contours d’une réforme présentée comme technique, graduelle et à coût maîtrisé pour les automobilistes.
Face aux interrogations et aux rumeurs circulant au sujet de l’introduction d’une nouvelle plaque d’immatriculation, le ministère des Finances a apporté des clarifications essentielles. L’objectif principal n’est pas de réimmatriculer l’ensemble du parc automobile congolais dans l’immédiat, mais d’instaurer progressivement un système modernisé et sécurisé, conforme aux standards internationaux.
Pas de changement immédiat pour les véhicules en circulation
La première information rassurante concerne les millions d’automobilistes déjà en règle. Le ministère a confirmé que le déploiement de la nouvelle plaque ne concerne pas les véhicules déjà immatriculés et circulant actuellement. L’initiative vise d’abord les véhicules neufs qui entreront en circulation pour la première fois en RDC. Ainsi, les plaques anciennes et nouvelles coexisteront légalement pendant une période de transition.
Une plaque high-tech pour plus de sécurité et de traçabilité
La nouveauté réside dans les spécifications techniques de la future plaque. Celle-ci intégrera un système de sécurité renforcé et permettra, grâce à une base de données centralisée, la lecture des informations d’identification du véhicule et de son propriétaire. Ces spécifications techniques, qui se veulent conformes aux normes internationales, sont en attente d’approbation par décret du Premier ministre pour entrer officiellement en vigueur.
Lutte contre la fraude et transition encadrée à partir de fin 2026
L’un des objectifs affichés est de combattre le phénomène des fausses plaques émises en dehors du système officiel de la Direction Générale des Impôts (DGI). La période de transition prendra fin à partir de décembre 2026. À cette date, les propriétaires de véhicules arborant encore l’ancien modèle devront se présenter à la DGI pour un échange simple de plaque, en conservant leurs données d’immatriculation initiales.
« Il ne s’agira pas d’une ré-immatriculation, proscrite par le Code de la Route, mais d’un simple échange de plaque », a-t-on précisé. Ce processus permettra à l’État de vérifier la validité de chaque plaque. En cas de fraude avérée, des pénalités et des poursuites judiciaires sont prévues. Pour les plaques valides, le propriétaire ne paiera qu’un coût réduit de mise en conformité, dont le montant sera fixé par arrêté ministériel.
Selon le Directeur général de la DGI, cette réforme vise à renforcer la sécurité des conducteurs, à uniformiser le système national et à faciliter le travail des forces de l’ordre lors des contrôles routiers. Elle marque une étape vers la modernisation et la sécurisation du parc automobile congolais.
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