C’est un coup d’arrêt magistral que viennent de porter deux Ministres d’État déterminés à nettoyer les écuries d’Augias du patrimoine immobilier congolais. Ce jeudi 19 mars 2026, à la Gombe, le Ministre d’Etat en charge de la Justice, Guillaume Ngefa Atondoko Andali, et son collègue de l’Urbanisme et Habitat, Alexis Gisaro, ont surgi sur les lieux d’un déguerpissement sauvage de l’immeuble ATF pour y mettre leur autorité, leur parole et leur réputation.
Face à ce qu’il qualifie lui-même de « cas d’école » du phénomène FOLIO – ce cancer qui ronge le foncier congolais par la prolifération de faux jugements et d’actes apocryphes –, le Garde des sceaux n’a pas fait dans la dentelle. Son verdict est implacable : ce n’est pas un déguerpissement forcé, c’est une opération illégale montée de toutes pièces par des réseaux bien huilés, usant de jugements fictifs et d’huissiers complaisants pour spolier l’État et terroriser des occupants, parmi lesquels de hauts magistrats. Guillaume Ngefa a sorti l’artillerie judiciaire : injonction immédiate aux instances concernées, ouverture d’un procès en flagrance. La méthode porte un nom : la tolérance zéro. Elle porte aussi un visage : celui d’un Ministre qui, loin des discours de salon, descend sur le terrain pour constater, dénoncer et ordonner. Pendant ce temps, Alexis Gisaro verrouillait le volet administratif en mobilisant ses services pour protéger les habitants et enclencher les procédures de restitution.
La coordination gouvernementale, voulue par le Président Félix Tshisekedi, a fonctionné à plein régime. Un cadre de concertation réunissant Justice, Urbanisme, Affaires foncières et Présidence est désormais en ordre de marche pour traquer sans répit ces réseaux mafieux qui prospéraient sur la faiblesse de l’État. Le message est clair, et il vient de loin : l’État congolais reprend son bien, son autorité et sa dignité. Aux faussaires, aux faux huissiers et à leurs commanditaires, Guillaume Ngefa promet une chasse sans merci. Le phénomène FOLIO a trouvé son fossoyeur. Et ce fossoyeur a un nom : la loi, incarnée par un Garde des sceaux qui a juré d’extirper ce cancer tant qu’il sera aux commandes de la justice congolaise.

Ce jeudi 19 mars 2026, à la commune de la Gombe, l’immeuble ATF, propriété de l’État congolais située au croisement des avenues de la Gombe et du Haut-Commandement, a été victime d’un déguerpissement contesté. Sur place, le Garde des sceaux Guillaume Ngefa et le MinEtat Alexis Gisaro sont descendus pour dénoncer ce qu’ils qualifient de « cas d’école » du phénomène Folio.
Le Ministre d’État en charge de la Justice, Guillaume Ngefa Atondoko Andali, est formel : il ne s’agit pas d’un déguerpissement forcé, mais illégal. « C’est le fruit du phénomène Folio. Des individus se sont servis d’un jugement fictif et d’un huissier judiciaire pour expulser des occupants », a-t-il déclaré. Il a annoncé qu’une injonction a été donnée aux instances judiciaires et qu’un procès en flagrance sera ouvert. « Ces réseaux multiplient les faux jugements et portent atteinte à la sécurité des populations, même des hauts magistrats qui habitent l’immeuble », a-t-il ajouté.
De son côté, le Ministre d’État en charge de l’Urbanisme et Habitat, Alexis Gisaro, a salué la coordination gouvernementale mise en place sur instruction du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo : « En tant que gestionnaire du patrimoine de l’État, nous avons constaté un déguerpissement illégal comme l’a si bien nommé le Ministre d’Etat de la Justice. Nous avons mobilisé nos services pour protéger les habitants et enclencher une procédure. Un cadre de concertation, présidé par le ministre d’État, regroupe la Justice, l’Urbanisme, les Affaires foncières et la Présidence pour traquer ces réseaux mafieux ».
Pour sa part, le professeur Jean-René Boongi, Directeur de cabinet du Ministre Gisaro et habitant dudit immeuble, a rappelé l’historique de l’immeuble. « L’État Congolais est propriétaire depuis l’indépendance. En 1975, il l’a mis à la disposition de la coopération française pour 25 ans. Et en 2000, l’ambassade de France l’a restitué officiellement à l’Urbanisme », a-t-il expliqué. Il décrit une scène de pillage : 24 familles légalement installées ont vu leurs effets jetés, leurs téléphones et leur argent emportés, et certains occupants ont même été frappés par les exécutants. La police provinciale et l’auditorat militaire sont intervenus pour maîtriser la situation.
Les membres du Gouvernement insistent que l’État ne laissera pas passer ce type d’abus et compte poursuivre les auteurs jusqu’à ce que justice soit rendue, tant pour les biens publics que pour ceux des particuliers.
Pour le MinEtat Ngefa, le phénomène FOLIO est un cancer qui ronge autant les affaires foncières que le patrimoine immobilier de l’Etat. Il a juré de l’extirper tant qu’il est au ministère de la Justice.
Avec Celcom/JUSTICE

