C’est ce lundi 2 juin qu’a débuté sur toute l’étendue du territoire congolais les épreuves préliminaires de l’Examen d’État 2025, marquant une étape cruciale pour plus d’un million d’élèves finalistes du secondaire. Selon les chiffres officiels, 1.073.769 candidats ont été inscrits à la dissertation, première épreuve hors-session, parmi lesquels 461.184 filles (42,95 %) et 612.585 garçons (57,05 %).
Le coup d’envoi officiel a été donné dans la capitale, Kinshasa, au centre Bandal 07, code 12 034, situé dans la commune de Bandalungwa. C’est la Ministre d’État en charge de l’Éducation nationale et de la Nouvelle citoyenneté (EDU-NC), Raïssa Malu Dinanga, qui a présidé la cérémonie de lancement.
Dans son adresse, la ministre a rappelé l’importance de cette étape dans le parcours scolaire des élèves et dans le système éducatif congolais dans son ensemble :
« Nous entrons dans une étape décisive de notre calendrier scolaire, une étape qui engage la crédibilité de notre système éducatif, l’avenir des milliers de jeunes congolais et la confiance de la nation toute entière. Organiser ces épreuves n’est pas un simple exercice administratif. C’est un acte de responsabilité, de justice et de redevabilité », a-t-elle déclaré.

Des centres répartis sur l’ensemble du territoire
D’après un communiqué du ministère de l’EDU-NC, 3.165 centres ont été mis en place à travers le pays pour accueillir les candidats du cycle long, soit une moyenne de 339 candidats par centre. À cela s’ajoutent 13 centres hors-frontières, permettant à la diaspora congolaise de participer à cette session.
Pour le cycle court, 6.196 candidats (dont 1.038 filles, soit 16,76 %) sont répartis dans 273 centres, avec une moyenne de 23 candidats par centre. Ces élèves plancheront également sur la dissertation avant d’aborder les épreuves traditionnelles techniques dès le mardi 3 juin 2025, comme l’indique le calendrier officiel.
Même dans les zones de conflit
Fait notable cette année, les examens se déroulent également dans les territoires sous occupation armée, notamment dans certaines zones du Nord-Kivu et du Sud-Kivu où les supplétifs de l’armée rwandaise (AFC-M23) sont actifs. Le ministère a insisté sur la mise en place de mesures spécifiques pour garantir le bon déroulement des épreuves dans ces régions à haut risque.
L’Examen d’État reste, année après année, un moment clé pour l’avenir de la jeunesse congolaise. Dans un contexte national parfois difficile, il représente une lueur d’espoir, une affirmation de la volonté du pays de continuer à former et à évaluer sa relève.
Tighana MASIALA

