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Suminwa 2 : jamais sans l’Union sacrée !

Le Président de la République, Félix Tshisekedi, a présidé samedi une réunion cruciale de l’USN en prélude à l’annonce imminente du Gouvernement Suminwa 2. Alors que des sources proches de la Présidence de la République évoquent un remaniement en profondeur avec l’arrivée de nouvelles figures, des tensions persistent au sein de la majorité présidentielle. L’absence notable de Vital Kamerhe et les réticences d’une frange de l’USN à l’ouverture gouvernementale promue par le Chef de l’État pourraient compliquer la donne politique dans les prochains jours.

Alors que la République Démocratique du Congo s’apprête à accueillir dans les prochains jours le Gouvernement Suminwa 2, les tensions au sein de la majorité présidentielle atteignent un niveau inédit. Ce remaniement tant attendu, qui devrait être officialisé cette semaine par le Président Félix Tshisekedi, ne fait pas l’unanimité au sein de l’Union sacrée de la nation (USN), où plusieurs voix s’élèvent contre une prétendue marginalisation dans le processus de consultation.

Face aux rumeurs de mécontentement grandissant parmi ses alliés, le Chef de l’État a convoqué samedi 2 août une réunion cruciale au siège de l’USN, dans la commune de Gombe. Une trentaine de membres du présidium de la majorité présidentielle y ont pris part, à l’exception notable de Vital Kamerhe, le président de l’Assemblée nationale, retenu par une mission officielle en Europe.

André Mbata Betu Kumesu, Secrétaire permanent de l’USN, a révélé à la presse les principaux points abordés lors de cette rencontre : la nécessité de préserver la cohésion au sein de la majorité, un appel solennel à l’unité nationale, le bilan des récentes victoires diplomatiques de la RDC et, surtout, l’annonce imminente d’un nouveau Gouvernement.

Un remaniement en profondeur

Selon des indiscrétions recueillies auprès de sources bien informées, le Président Tshisekedi s’apprêterait à opérer un véritable coup de balai dans l’équipe gouvernementale actuelle. «Trois quarts des membres du Gouvernement Suminwa 1 sont sur la liste de départ », confie une source haut placée à la Présidence de la République. L’objectif affiché ? Rompre avec le statu quo et insuffler une nouvelle dynamique à l’action gouvernementale.

Mais ce qui suscite le plus de débats, c’est la volonté du Chef de l’État d’ouvrir le prochain Gouvernement à des personnalités issues de l’opposition et de la Société civile. Une orientation qui ne fait pas l’unanimité au sein de l’USN, où certains cadres redoutent une dilution de leur influence.

Si la majorité présidentielle affiche officiellement un front uni, les récentes consultations ont révélé des fractures profondes. Plusieurs partis et regroupements politiques membres de l’USN se plaignent d’avoir été tenus à l’écart de discussions sur la composition du futur Gouvernement.

«Certains se sentent lésés, d’autres estiment que leurs contributions ne sont pas suffisamment prises en compte », explique un observateur politique kinois. Cette grogne met en lumière les difficultés du Président Tshisekedi à concilier les différentes sensibilités au sein de sa majorité, alors même qu’il entend donner un nouveau souffle à son action.

Un Gouvernement aux contours encore flous

Si les noms des futurs ministres restent pour l’heure gardés secrets, plusieurs indices laissent penser que le remaniement sera marqué par l’arrivée de nouvelles figures, issues aussi bien de la classe politique que de la Société civile. Certains parlent même d’un possible retour de personnalités ayant servi sous les précédents régimes, dans un souci d’inclusion.

Toutefois, la question de l’équilibre entre les différentes composantes de l’USN reste entière. «Le Président doit à la fois satisfaire ses alliés historiques et tenir sa promesse d’ouverture. Ce n’est pas un exercice facile », analyse un expert en gouvernance.

Quel calendrier pour l’annonce officielle ?

Selon nos informations, la mouture finale du Gouvernement Suminwa 2 ne serait plus qu’à l’étape de la signature présidentielle. Certaines sources évoquent une annonce dès ce vendredi, avant la tenue du prochain Conseil des ministres.

Mais dans un contexte aussi volatile, où chaque nomination peut susciter des remous, rien n’est encore définitivement arrêté. Une chose est sûre : ce remaniement sera un test crucial pour la stabilité de l’USN et la capacité du Président Tshisekedi à maintenir l’unité de sa majorité.

Econews