Balk

Yougoslavie 1991 – RDC 2026 : le spectre de la balkanisation et de la déliquescence (Tribune)

Témoin direct de l’éclatement de la Yougoslavie, l’auteur, natif de septembre, tire la sonnette d’alarme : la République Démocratique du Congo vacille sur le même gouffre. En 1991, à Boston, il voit les délégués yougoslaves se lever et briser leur chevalet national – acte symbolique d’une disparition consommée. La même année, le Zaïre s’embrase, pillages et mutineries annonçant une dérive mortifère. Trois décennies plus tard, l’Est congolais est livré aux groupes armés, les dialogues se succèdent sans traiter les racines du mal, et l’unité nationale s’effrite. L’histoire nous observe : une nation ne meurt pas d’abord par les armes, mais quand ses citoyens cessent d’y croire. Appel à la métanoïa – un sursaut moral pour éviter que la RDC ne disparaisse à son tour de la carte du monde. « Si vous échouez, il en résultera la disparition pure et simple de la RDC de la mappemonde », lance-t-il. Tribune à lire d’urgence.

Je vais vous dire pour un natif du mois de septembre, je garde deux souvenirs impérissables dans ma mémoire d’homme, de Congolais et de citoyen du monde. Deux tragédies survenues, à quelques jours d’intervalle, en septembre 1991,  sont révélatrices du destin contrasté de deux nations fragiles,  pourtant dotées des caractéristiques étonnement  homogènes, notamment la multiethnicité de leurs populations respectives. L’une a disparu de la carte du monde ; l’autre a vacillé, sans jamais retrouver son équilibre, et est susceptible s’effondrer si ses citoyens n’y prennent garde.

bALK1

La balkanisation de la Yougoslavie, vécue depuis Boston

Le premier mauvais souvenir remonte au 14 septembre 1991, à Boston, Massachusetts, Etats Unis. J’y dirigeais une délégation zaïroise conviée à une conférence internationale dont l’objectif portait sur la nécessité de renforcer la coopération entre superviseurs nationaux des assurances. Ce forum préfigurait la création formelle de l’Association Internationale des Contrôleurs d’Assurance (IAIS) quelques années plus tard, en 1994.

Ce forum se tenait  au Westin Copley Place, au 10 Huntington Avenue.  A l’époque, cet établissement figurait parmi les centres de congrès les plus prestigieux de Boston, réputé pour son architecture moderne et sa capacité à accueillir de grandes conférences internationales.

Comme il est d’usage, dans ce genre de forums, les pays participants étaient installés par ordre alphabétique.  En l’absence de la Zambie, le Zaïre avait pour voisin immédiat la Yougoslavie. Du 10 au 14 septembre 1991,  quatre jours de réunion, j’ai observé avec curiosité le comportement de nos voisins Yougoslaves. Leurs quatre délégués n’interagissaient absolument pas entre eux, que ce soit durant les travaux, les déjeuners, les  diners ni même lors de la prestigieuse soirée de gala avec pour thème « lobster feast », organisée  le 13 septembre sur le Waterfront de Boston.

Cette absence de communication n’était pas un simple malaise. Elle ne présageait non plus une   explosion soudaine à activer la déflagration de la cohésion multiethnique forcée de la Yougoslavie. Les signes de sa survenance atteignaient le point de rupture et annonçaient la fragmentation d’un socle pluriethnique dont l’unité de ce pays était maintenue par la seule force des contraintes, s’effritait avec les derniers repères du régime.

En effet, le 14 septembre, à 9 heures du matin, à quelques heures de la clôture, un frisson parcourut la salle. L’assemblée fut saisie par un Breaking News : en Yougoslavie, la Croatie venait d’ordonner le blocus des casernes de l’armée fédérale sur son territoire. C’était le début de la « Bataille des Casernes ». Les tensions et les conflits ethniques, longtemps latents, entraient dans leur  phase ultime : la balkanisation de ce beau pays, de cette mosaïque de cultures et symbole d’unité fragile. Ainsi était scellé le sort de la Yougoslavie.

A l’annonce de la déclaration totale des guerres ethniques dans ce pays en cours de fragmentation, les quatre délégués « yougoslaves » se sont spontanément levés, chacun prenant une direction différente vers les portes de sortie.  Deux minutes plus tard, mon ex-voisin immédiat — le plus imposant de la délégation — est revenu, non pas pour reprendre son siège, mais pour briser avec une violence inouïe le chevalet portant l’inscription « Yougoslavie« . Par ce geste symbolique, à la  fois simple et foudroyant, la nation du Maréchal Tito, forgée par la force militaire et les services de sécurité, venait de se désintégrer. Les massacres des populations vulnérables, victimes de la cruauté humaine, allaient remplacer l’humanité et briser la concorde multiethnique.

En voyant ce chevalet « Yougoslavie » voler en éclats, j’assistais à l’acte de décès officiel du pays ; un instant de rupture où une réalité géographique s’effaçait de la mappemonde.

Hélàs ! À cet instant précis, j’ai compris une chose essentielle : une nation ne meurt pas d’abord par les armes ; elle meurt d’abord lorsque ses citoyens cessent d’y croire.

La déliquescence : le Zaïre à feu et à sang

Le 15 septembre, je quittais Boston pour la Suède via New York, où m’attendaient mon jeune frère et son épouse. Ils m’avaient choisi comme parrain de mon neveu Félix. Le baptême a eu lieu le dimanche 20 septembre à Göteborg. Le lundi 21 septembre, j’embarquais sur un vol de la SABENA (le fameux acronyme ironique « Such A Bloody Experience, Never Again ») à destination de Bruxelles.

À mon arrivée à Zaventem, aéroport international de Bruxelles, je franchis l’immigration  pour me retrouver plongé dans une atmosphère saisissante : stupeur, étonnements, chaos, mêlant panique, pleurs et désespoir. J’ai interpellé un africain aux allures de Zaïrois, lui demandant ce qui se passe ici, pourquoi toute cette agitation. Il m’a regardé, interloqué, et, en bon Zaïrois, il m’a retourné la question.

« Vous ne savez pas ce qui se passe à Kinshasa ? Le Zaïre est à feu et à sang. »

Effectivement, les Forces Armées Zaïroises (FAZ) s’étaient mutinées, rejointes par la Garde Civile. Ces représentants de la puissance publique, investis pour le maintien de l’ordre, étaient descendus dans les rues de la capitale et de certaines autres grandes villes, causant morts et désolation. Personne n’avait le contrôle de la situation.  Le délitement de l’Etat. Le pays était sans maître, livré à lui-même. Le pillage était systématique.

Le Chef d’État-Major Général des FAZ était retenu dans sa résidence, tandis que la Division Spéciale Présidentielle (DSP) demeurait encore retranchée dans ses camps : Tshatshi et Kibomango. Les compagnies aériennes affichaient l’annulation de tous les vols commerciaux vers Kinshasa. Les communications téléphoniques étaient coupées. Mon « Telecel » en main, premier outil de notre ère cellulaire, je ne captais aucun signal.

Je pensais à mes enfants et à ma famille. Je gardais mon calme. Je me rendis à l’hôtel Sofitel, sur la Toison d’Or, à quelques mètres de la Place Louise. Une chaussée où grouillait la communauté zaïroise de Bruxelles de l’époque. En descendant du taxi, j’ai croisé quelques figures familières, auxquelles j’ai posé la question sur la soudaineté des évènements à Kinshasa et sur l’ampleur probable des dommages. Personne n’en savait plus que ce que j’avais moi-même  glané à l’aéroport. Comme c’est très typique, ou peut-être dans l’ADN des Zaïrois, aujourd’hui redevenus Congolais, des spéculations aux allures de renseignements m’étaient balancées par les uns et les autres.  Il m’appartenait alors de faire le tri. Plusieurs heures après, vers 15 heures, je pus enfin entrer en contact avec Kinshasa : les miens étaient en sécurité.

bALK2 1

Une leçon de l’histoire : le danger invisible et l’appel au sursaut

Cette journée du 21 septembre 1991 a failli tout faire basculer selon les récits de ceux qui ont vécu ces évènements. Le peu de souveraineté que représentaient encore nos Institutions étatiques s’était alors effondré, accélérant  la descente aux enfers de la défunte République du Zaïre. Ce fut le point de départ de la déglingue de notre économie et de la flétrissure de notre armée, déjà exsangue sous le poids de l’embargo imposé à notre pays par la « communauté dite internationale ». Ces sanctions, dépourvues de base légale ou morale et dictées  par une certaine voyoucratie internationale, ne visaient qu’asphyxier le Maréchal Mobutu en le privant de l’accès aux ressources financières pour pérenniser son pouvoir. Elles faisaient suite au pseudo massacre des étudiants de l’université de Lubumbashi, prétendument perpétré par des soldats de la DSP. Cette fausseté était amplifiée par certains médias spécialisés dans le mensonge et la désinformation, notamment par la soi-disant spécialiste du Zaïre : Colette Braeckman du journal « Le Soir » en Belgique. Elle trônait sur tous les plateaux des télés débitant ses fantasmes avec une précision chirurgicale. Cette propagande ciblée était relayée par des acteurs politiques Zaïrois en exile séculaire et oisif en Belgique.

Les émeutes qui embrasaient les principales villes du pays ont précipité la disruption de notre économie. Au même moment, la Gécamines, véritable poumon budgétaire de la nation, subissait un coup fatal avec l’arrêt du concentrateur de Kamoto, accélérant la paralysie financière de l’Etat.

Ces troubles à l’ordre public engendrant le chaos, situation ô combien regrettable, résultaient de l’irresponsabilité collective. Ils étaient relayés par des discours politiciens aux accents « libérateurs », rappelant ceux de1960 pour l’indépendance immédiate et inconditionnelle. Y compris ceux de mes amis de toujours, fondateurs du Forum pour la Démocratie et le Développement (FDD), dont je fus le Trésorier. Des discours aux relents populistes, exclusivement tournés contre Mobutu. Il n’y avait, en réalité, aucune proposition alternative viable, ni aucun plan structuré pour changer la gouvernance de notre pays.

Puis survint le deuxième pillage de 1993, consécutif à une nouvelle mutinerie des FAZ, qui acheva de laminer ce qu’il restait de notre tissu industriel. Le quartier industriel de Limete, autrefois pôle stratégique et poumon de création de richesse et d’emploi de Kinshasa, fut complètement dévasté. Le lendemain, les Zaïrois apprirent à leurs dépens l’importance de préserver l’outil de production : la destruction d’emplois atteignit alors une échelle astronomique. Ce quartier a muté,  devenant un haut lieu évangélique  où les ouailles prient 24h/24 pour implorer du travail. Quel paradoxe social !

Ensuite survint le génocide rwandais de 1994, entrainant l’exode de plus de deux millions de Rwandais vers le Zaïre, déjà profondément fragilisé par deux pillages successifs et par les  affres de l’embargo généralisé. C’est ce qui explique que nos forces de défense et de sécurité d’alors ne purent contenir cette migration massive vers Goma et ses environs.

Il sied de rappeler que Kagame, alors Vice-Président du Rwanda, avait demandé à la communauté internationale de faire appliquer les dispositions de la Convention de Vienne sur les réfugiés. Par la suite, le Maréchal Mobutu s’opposa à Kengo wa Dondo et Kamanda wa Kamanda quant à l’exécution de la résolution du HCR-PT, organe législatif de l’époque, qui exigeait le rapatriement des réfugiés au plus tard 5 décembre 1995. Comme souvent depuis 1960, les Zaïrois au pouvoir, mus par l’hubris, ignorèrent la résolution de cette branche législative, issue de la longue et traumatisante transition, minimisant la mise en garde sévère de Kagame.

En octobre 1996, Kagame et Museveni, bénéficiant du soutien des pays occidentaux qui cherchaient à voiler leur sentiment de culpabilité face à leur inaction lors du génocide au Rwanda, lancèrent l’offensive militaire qui aboutit à la prise de Kinshasa. Ce fut la « promenade de santé » de l’AFDL. En fait, cette offensive ne rencontra pratiquement aucune résistance, à l’exception notable de la bataille de KENGE, dans le BANDUNDU. Aux abords de cette localité, là, les deux factions angolaises — les rebelles de l’UNITA et les troupes loyalistes — s’affrontèrent violemment sur ce qui constituait le dernier verrou avant la chute inéluctable et annoncée de Kinshasa, le samedi 17 mai 1997. Ce fut aussi une cuisante défaite de SAVIMBI (UNITA) devant Dos SANTOS (MPLA) par le biais de leurs forces respectives. SAVIMBI et ne survécurent plus longtemps.

Le changement de nom de Zaïre à la RDC, par décision personnelle de Laurent-Désiré KABILA n’apporta pas la paix. Quinze mois plus tard, tel le signe indien, une nouvelle rébellion se déclara à Goma le 2 août 1998 : le RCD, et occupa une large territoire de la partie orientale de notre pays. L’on a vu apparaître le MLC qui contrôla le Nort et l’Equateur. Sans oublier les micromouvements rebelles tels que le RCD-ML et RCD-KML en 1999.

Depuis 1960, le discours politique s’est trop souvent éloigné des impératifs de paix, de responsabilité et de redevabilité. Le peuple congolais vit en otage de rébellions cycliques et de tensions interethniques. Contrairement aux idées reçues qui réduisent systématiquement ces crises à des conflits internes de ressources, celles-ci naissent avant tout des frustrations politiques causées par un partage inéquitable du pouvoir, et plus spécifiquement, par de logiques d’exclusion. Il est tragique de constater que la détresse de millions de Congolais, errant comme des étrangers dans leur propre patrie, pèse bien peu face aux calculs de pouvoir. Le sort des déplacés, victimes des violences, ne semble être une priorité pour ceux qui détiennent les leviers de commande, quel que soit leur camp.

En réalité, le spectre de l’égoïsme semble ne jamais s’éteindre. En effet, après le premier cycle électoral de 2006, le CNDP vit le jour en 2008. Telle une hydre se régénérant sans cesse, ce mouvement s’est mué en M23 en 2012, avant sa résurgence sous le label AFC/M3 en 2022. On dénombre aujourd’hui plus d’une centaine de groupes armés à travers le pays, détruisant les infrastructures et causant la désolation au sein des populations abandonnées à leur triste sort.

Aujourd’hui plus qu’hier,  faute de savoir transcender les divergences partisanes cristallisées par des décennies de frustrations, le pays demeure piégé dans une spirale d’instabilité. Ce qui paraissait hier comme une crise politique est devenu aujourd’hui une menace existentielle.

Dans la partie orientale du pays, la persistance des conflits armés continue de vider les villages et de déchirer le tissu social. Des rapports inquiétants font état de processus de peuplement obscurs sur des lieux abandonnés par les populations autochtones. À la périphérie de Kinshasa, l’insécurité gagne désormais les portes de la capitale, prouvant que l’instabilité s’affranchit des lignes rouges : elle ne connaît plus de frontières internes qui délimitaient autrefois les quatre grandes régions du pays. Le centre névralgique du pays vacille.

Nous revoilà aujourd’hui, une fois de plus, condamnés à « négocier entre nous » à Doha, Qatar ou à Montreux, Suisse ou ailleurs. Ce cycle de dialogues et d’accords, qui se répète sans jamais s’attaquer aux racines du mal congolais, souligne l’incapacité de la classe politique à faire primer l’intérêt national sur les ambitions individuelles. Ces négociations, organisées sous les auspices des étrangers, demeurent parcellaires. Les résolutions superficielles prises sont souvent dictées par de puissants acteurs étrangers, abyssalement ignorants de nos réalités sociologiques inhérentes à la complexité de nos divergences culturelles intrinsèques. Elles ne mettent face à face que le gouvernement et l’AFC/M23, tandis que d’autres Congolais — leaders de mouvements rebelles ou de groupes armés — en sont exclus. Et que dire de ceux qui ont choisi la voie de l’opposition républicaine non armée ?

Tant que la politique sera perçue comme un outil de domination et d’enrichissement sans effort, plutôt que comme un service à rendre à la nation, la paix restera un horizon lointain pour le citoyen congolais. Aujourd’hui encore, force est de constater nous n’avons pas changé : nous donnons l’impression de tourner indéfiniment autour d’un rond-point historique pour reprendre l’expression de mon ami d’enfance Jossart Nyoka Longo de Zaïko Langa Langa sans jamais trouver la sortie. Non ! Le drame congolais n’est seulement au bout du canon, il est profondément moral, car aucun pays ne peut survivre lorsque le pouvoir devient une rente plutôt qu’un sacerdoce. Pour parvenir à une paix intégrale et pérenne, il faudrait une métanoïa (un changement radical de mentalité) de la classe dirigeante.

Il est temps de briser ce cercle vicieux et d’en finir avec la « loyauté de façade » de ces thuriféraires dont la seule ambition, depuis les amphithéâtres de l’université de Kinshasa, se limite à la quête du pain quotidien par des flagorneries de bas étage. Ils n’excellent, en réalité, que par des discours d’une vacuité abyssale. Certains travestissent leurs titres pour une simple pitance.

Mon discours est simple

Mettez-vous autour d’une table. Laissez de côté les ego surdimensionnés qui ne reposent sur aucune création de valeur. La plupart d’entre vous n’ont jamais créé de richesses, ni contribué au système social en s’acquittant de l’impôt.

L’histoire nous observe, et le sort de la Yougoslavie devrait nous servir de miroir : une nation peut disparaître sous l’effet d’ambitions contraires, parfois attisées par des agressions extérieures. L’histoire de la fin du Zaïre nous rappelle comment notre beau pays a failli disparaitre parce que les « élites » ne se parlaient plus et les communautés ne se reconnaissaient plus. Aujourd’hui, le socle de l’unité nationale, celui-là même que l’on mesure  à travers la ferveur de la qualification de nos Léopards (ba Nkoy ya bopikiliki) menace de s’effondrer.  Pourtant, la multiethnicité de notre pays demeure un atout indestructible, malgré les nombreuses tentatives de déstabilisation identifiées çà et là. En effet, la qualification de notre équipe nationale a été célébrée, le soir même, sur toute l’étendue de la République. J’ai pris la liberté de contacter des compatriotes dans les provinces sous état de siège ou sous occupation : cette célébration n’était pas politique, mais l’expression profonde de l’appartenance à une nation.

J’ai également assisté au méga-concert de Fally Ipupa au Stade de France. Au-delà de l’organisation impeccable, j’ai été impressionné par la communion des Congolais autour de la star et du drapeau national. Un signal puissant ; je ne commenterai pas les conséquences de cette externalité du business.

Rappelez-vous que la Yougoslavie n’avait pas été détruite uniquement par la guerre interethnique ou par la violence d’un « chevalet brisé » ; elle avait commencé à mourir bien avant, dans les consciences. C’est dans cette même perspective que je rappelle aux leaders religieux qu’ils gagneraient à se distancier de la politique politicienne, au risque de dévoyer la conscience de leurs ouailles. En effet, les clivages spirituels délétères constituent un accélérateur de l’érosion de notre fibre nationale ; ce dont nous n’avons nullement besoin pour sanctuariser notre intégrité territoriale.

Évitons à notre pays de sombrer dans l’indifférence, dans l’orgueil, dans les divisions stériles et dans le refus de dialoguer.

Si vous échouez, il en résultera la disparition pure et simple de la RDC de la mappemonde.

Optez pour la lucidité !

Nkoymobali,  mai 2026

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *