Le Gouvernement Suminwa II a tenu, ce vendredi, sa première réunion du Conseil des ministres à la Cité de l’Union Africaine sous la présidence de Félix Tshisekedi. Cette séance inaugurale marque le début d’un mandat crucial pour les 53 membres du nouvel exécutif, confronté à d’importants défis : la crise sécuritaire dans l’Est de la RDC, les tensions sociales et la nécessité d’une gouvernance efficace. Le Chef de l’État a profité de cette occasion pour fixer les priorités et donner ses directives aux nouveaux ministres, appelés à agir rapidement pour répondre aux attentes des Congolais.
Le gouvernement Suminwa II a effectué son premier baptême du feu ce vendredi lors de la réunion inaugurale du Conseil des ministres, présidée par le Chef de l’État, Félix Tshisekedi, à la Cité de l’Union Africaine.
Pour plusieurs membres de l’équipe gouvernementale, notamment les nouveaux venus, cette séance a constitué une première prise de contact officielle avec les réalités du pouvoir. Le Président Tshisekedi a saisi l’occasion pour rappeler les attentes élevées placées en ce gouvernement, qualifié d’«équipe d’ouverture», mais aussi pour tracer les grandes orientations de son action.
Un Gouvernement face à des défis multiples
Avec 53 membres (hors la Première ministre Judith Suminwa), ce Gouvernement arrive dans un contexte marqué par d’importantes pressions, notamment : la crise sécuritaire dans l’Est de la RDC, où les négociations de paix se poursuivent entre Washington et Doha; les tensions sociales, avec un mécontentement croissant dans plusieurs secteurs; l’urgence économique, nécessitant des réformes structurelles pour améliorer les conditions de vie des Congolais.
Dans son intervention de ce vendredi, le Chef de l’État va sûrement insister sur la nécessité d’une action coordonnée et efficace, appelant ses ministres à éviter les lenteurs administratives et à privilégier des résultats tangibles.
Selon des sources proches du Palais présidentiel, Félix Tshisekedi penche en faveur d’une meilleure coordination entre les ministères, en particulier sur les dossiers sécuritaires et sociaux, couplée à l’accélération des réformes économiques, avec un accent sur la transparence et la lutte contre la corruption avec une communication gouvernementale plus proactive, pour rassurer la population sur les actions engagées.
Si cette première réunion est destinée à poser les bases du travail gouvernemental, l’opinion publique et la société civile attendent désormais des actes concrets. Les prochaines semaines seront déterminantes pour juger de la capacité de Suminwa II à relever les défis qui l’attendent.
Pour l’heure, le Gouvernement entre dans le vif du sujet, avec la lourde tâche de concrétiser les promesses du Chef de l’État, tout en apaisant les tensions internes. La route s’annonce longue, mais ce premier Conseil des ministres a au moins le mérite d’avoir fixé le cap.
Hugo Tamusa

