Sous l’impulsion du Vice-Premier Ministre Daniel Mukoko Samba, le Fonds de Régulation Économique (FOREC) franchit une étape clé dans son opérationnalisation avec l’adoption de 42 produits de première nécessité destinés à faire l’objet d’interventions prioritaires. À travers cette stratégie couvrant 14 provinces, le gouvernement entend renforcer l’approvisionnement du pays, stabiliser les marchés et protéger durablement le pouvoir d’achat des ménages congolais.
Il s’est tenu, le mardi 5 mai 2026, dans la salle de réunion du 10ᵉ niveau de l’Immeuble du Gouvernement, la première réunion du Comité consultatif du Fonds de Régulation Économique, en sigle FOREC. Cette session inaugurale a été présidée par M. Daniel Mukoko Samba, Vice-Premier Ministre en charge de l’Économie nationale, en sa qualité de Président du Comité consultatif.
Les travaux ont porté sur deux points principaux : l’adoption de la liste des produits de grande consommation appelés à faire l’objet d’interventions du FOREC, ainsi que la présentation de la feuille de route des interventions du Fonds.
À l’issue des échanges, le Comité consultatif a adopté une liste de 42 produits sensibles, retenus en raison de leur importance dans la consommation des ménages et de leur incidence sur la stabilité des marchés. Cette liste comprend notamment des céréales, dont le riz et le maïs, des viandes, des volailles, des poissons, des légumineuses, ainsi que d’autres produits de grande consommation, importés ou produits localement.
La feuille de route présentée au Comité consultatif couvre 14 provinces et comprend 45 projets prioritaires. Elle constitue un cadre indicatif d’orientation, de priorisation et de maturation des interventions du FOREC.
Les principes devant encadrer son approbation et son suivi ont été validés, notamment la nécessité de soumettre les projets retenus à des études préalables de pertinence, de coût et de faisabilité avant toute décision d’engagement opérationnel ou financier.
Dans son intervention, le Président du Comité consultatif a insisté sur l’importance d’une sélection rigoureuse des projets à financer. Il a rappelé que les interventions du FOREC devront être strictement rattachées à son mandat de régulation économique, afin d’éviter toute confusion avec les missions dévolues à d’autres structures publiques. « Le FOREC veillera à rattacher chaque projet à son mandat régulateur, afin de ne pas se substituer aux autres structures intervenant dans ce domaine », a-t-il souligné.

À l’issue de la réunion, Madame Christelle Odia Derouaux, Secrétaire exécutive adjointe du FOREC, s’est félicitée de la tenue de cette première session. Elle a salué l’implication personnelle du Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Économie nationale, dans le lancement effectif des travaux du Comité consultatif et dans le cadrage des premières orientations opérationnelles du FOREC.
Elle a également rappelé que le FOREC entend travailler en complémentarité avec la Réserve stratégique générale, dans le respect des missions respectives de chaque structure, afin de renforcer l’efficacité de l’action publique en matière d’approvisionnement du pays en produits de base et de stabilisation des prix.
Pour rappel, le Comité consultatif du FOREC regroupe les membres du Gouvernement dont les attributions sont liées à l’approvisionnement du pays en produits de base et à la stabilisation des prix. Il comprend notamment les ministres ayant dans leurs attributions l’Économie nationale, les Transports, les Hydrocarbures, les Finances, le Budget, le Plan, le Commerce extérieur, l’Industrie, l’Agriculture, ainsi que la Pêche et l’Élevage. Il comprend également le Gouverneur de la Banque Centrale du Congo et le Coordonnateur de la Réserve stratégique générale.
Cette première réunion marque une étape importante dans l’opérationnalisation du FOREC. Elle permet de poser les bases d’une action mieux structurée, mieux ciblée et davantage orientée vers la protection du pouvoir d’achat des consommateurs congolais, à travers l’amélioration de l’approvisionnement en produits de base et la stabilisation des marchés.
Avec Celcom/ECONAT

