La lutte contre l’insalubrité à Kinshasa franchit un nouveau cap avec la convergence d’actions entre le ministère de l’Éducation nationale et le gouvernement provincial. Sous l’impulsion de Raïssa Malu et de Daniel Bumba Lubaki, les deux institutions engagent une démarche coordonnée visant à faire de l’école le point de départ d’une transformation durable des comportements citoyens. Cette alliance stratégique entend placer les élèves au cœur d’un dispositif éducatif et civique ambitieux, destiné à promouvoir une culture de propreté et de responsabilité environnementale dans la capitale congolaise. « Je ramasse et je jette à la poubelle », tel est le mot d’ordre qui incarne désormais la nouvelle dynamique engagée dans la capitale.
La salubrité en milieu scolaire s’impose désormais comme une priorité des pouvoirs publics à Kinshasa. Le ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté, dirigé par Raïssa Malu, et le gouvernement provincial de la capitale, conduit par Daniel Bumba Lubaki, ont décidé d’unir leurs efforts autour d’une campagne d’envergure intitulée : « Je ramasse et je jette à la poubelle ».
Une initiative conjointe pour transformer les comportements
C’est au terme d’une séance de travail tenue le lundi 13 avril 2026 au cabinet ministériel que les deux autorités ont officialisé leur engagement commun. L’objectif affiché est clair : faire des élèves de véritables acteurs du changement en matière de salubrité.
Au cœur de cette initiative, une ambition pédagogique forte : inculquer dès le plus jeune âge les réflexes de gestion responsable des déchets. De la collecte à l’évacuation, les élèves seront progressivement initiés aux bonnes pratiques environnementales, dans leurs écoles comme dans leur environnement immédiat.
Former une génération d’ambassadeurs de la propreté
Au-delà d’une simple opération de nettoyage, la campagne se veut un levier de transformation sociale. Elle vise à ancrer durablement une culture de la propreté et de la responsabilité citoyenne.
« Il s’agit de faire des enfants de véritables ambassadeurs du changement », a souligné la ministre Raïssa Malu, insistant sur la nécessité de passer par l’éducation pour espérer un impact durable sur les comportements collectifs.
Dans cette dynamique, les établissements scolaires serviront de cadres d’expérimentation et de sensibilisation, où les élèves apprendront à maintenir la propreté de leurs cours, à utiliser correctement les poubelles et à adopter des gestes éco-responsables.
La ville de Kinshasa en soutien logistique
De son côté, le gouverneur Daniel Bumba Lubaki a réaffirmé l’engagement de la ville à accompagner concrètement cette démarche. La prise en charge de la collecte et de l’évacuation des déchets constitue le principal apport de l’exécutif provincial.
«Les enfants apprendront à rendre propres leurs milieux scolaires, et nous, ville de Kinshasa, nous engageons à assurer l’évacuation des déchets », a-t-il déclaré à l’issue d’une réunion d’environ une heure.
Dans un premier temps, la campagne sera déployée sur des sites pilotes, avant une extension progressive à l’ensemble de la capitale. Cette approche graduelle permettra d’évaluer l’efficacité du dispositif et d’ajuster les mécanismes opérationnels.
Vers une capitale plus propre ?
Cette initiative intervient dans un contexte où la question de la salubrité publique demeure un défi majeur à Kinshasa. L’implication du secteur éducatif apparaît ainsi comme une stratégie structurante pour agir en profondeur sur les mentalités.
En misant sur les jeunes générations, les autorités espèrent enclencher une dynamique durable, capable de transformer les habitudes et de faire émerger une conscience collective en faveur d’un environnement plus sain.
À terme, cette campagne pourrait bien marquer un tournant dans la gestion des déchets urbains, en plaçant l’école au cœur du changement sociétal.
Tighana MASIALA

