La Russie poursuit son offensive diplomatique en Afrique à travers une politique d’assouplissement des conditions d’entrée sur son territoire. Dans le cadre de sa stratégie de rapprochement avec les États africains, Moscou a élargi la liste des pays dont les ressortissants bénéficient d’une exemption de visa. Une mesure qui, toutefois, ne concerne pas la République Démocratique du Congo.
Selon les dispositions en vigueur, les citoyens de six pays africains titulaires d’un passeport ordinaire peuvent désormais voyager en Russie sans visa. Il s’agit de l’Afrique du Sud, du Botswana, de la Namibie, de Maurice, des Seychelles et du Cap-Vert. Cette ouverture vise à favoriser les échanges humains, économiques et touristiques entre la Russie et ces États.
Par ailleurs, cinq autres pays africains bénéficient d’un régime plus limité. Les détenteurs de passeports diplomatiques ou de service du Maroc, de la Tunisie, du Mali, de l’Angola et de l’Éthiopie sont également exemptés de visa dans le cadre d’accords conclus avec Moscou.
À cette liste s’ajoutent plusieurs États africains liés à la Fédération de Russie par des accords bilatéraux spécifiques. En revanche, la République Démocratique du Congo ne figure dans aucune de ces catégories, malgré les relations diplomatiques entretenues entre les deux pays.
En conséquence, les citoyens congolais titulaires d’un passeport ordinaire restent soumis à l’obligation d’obtenir un visa avant tout déplacement en Russie, à l’instar de nombreux autres ressortissants africains qui ne bénéficient pas d’un régime préférentiel.
Cette politique de facilitation des visas s’inscrit dans une stratégie plus large du Kremlin visant à consolider sa présence en Afrique. En multipliant les accords de mobilité, la Russie cherche à intensifier ses partenariats diplomatiques, économiques, commerciaux, éducatifs et touristiques avec les pays du continent.
L’absence de la RDC de ce dispositif pourrait relancer le débat sur la nécessité de renforcer les accords bilatéraux entre Kinshasa et Moscou afin de faciliter la circulation des personnes et de promouvoir davantage les échanges entre les deux États.
Hugo T.


