Maïs à Mbuji-Mayi : Daniel Mukoko déclare la guerre aux spéculateurs

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Flambée des prix, stocks disponibles et soupçons de spéculation : le Gouvernement veut briser le cercle qui pénalise les consommateurs du Kasaï Oriental. Sur instruction du Vice-Premier Ministre en charge de l’Economie, Daniel Mukoko Samba, une mission d’urgence a été dépêchée à Mbuji-Mayi (province du Kasaï Oriental) pour traquer les causes de la hausse du prix du maïs et proposer des mesures immédiates de stabilisation.

Le Gouvernement hausse le ton face à la flambée du prix du maïs à Mbuji-Mayi. Alors que cette denrée constitue l’un des aliments de base des ménages du Kasaï Oriental, l’augmentation constatée sur les marchés interpelle directement les pouvoirs publics.

Daniel Mukoko Samba, Vice-Premier Ministre en charge de l’Économie nationale, a décidé de dépêcher une mission d’urgence sur place afin de comprendre les mécanismes à l’origine de cette hausse et de mettre fin aux éventuelles pratiques spéculatives.

Le Gouvernement veut voir clair

Reçue le 17 septembre par le Gouverneur Jean-Paul Mbwebwa Kapo, la délégation conduite par Emmanuel M’Firi Kontin, conseiller chargé du Contrôle économique et de la Surveillance des marchés, a recueilli les explications des autorités provinciales sur l’évolution des prix et les mesures déjà prises.

Premier constat : les difficultés d’acheminement des cargaisons ne suffisent pas à expliquer, à elles seules, la flambée observée. La mission pointe également du doigt les pratiques spéculatives qui pourraient intervenir à différents niveaux de la chaîne de commercialisation.

Plus préoccupant encore, les stocks disponibles auprès du Service national demeurent suffisants et leur prix de vente n’aurait pas connu de variation au cours des dernières années.

Pourquoi, dès lors, le prix explose-t-il sur les marchés ? C’est précisément à cette question que la mission gouvernementale entend apporter des réponses.

Le FOREC appelé à agir

Pour le Gouvernement, l’heure n’est plus aux simples constats. Le ministère de l’Économie nationale entend, avec l’appui du Fonds de régulation économique (FOREC), accompagner les autorités provinciales dans la mise en place de mécanismes capables de contenir la spéculation et de ramener progressivement les prix à des niveaux plus supportables.

La mission a ainsi investi le terrain, avec des visites dans plusieurs marchés et des échanges avec les différents acteurs de la chaîne d’approvisionnement. L’objectif est clair : remonter toute la chaîne, identifier les éventuels points de spéculation et déterminer les mesures susceptibles de produire rapidement des effets sur les prix.

Mais le Gouvernement veut également s’attaquer aux causes structurelles. La délégation s’est intéressée au projet d’électrification de plusieurs unités industrielles de Mbuji-Mayi, notamment la base agricole de Nkuadi. La réhabilitation de la ligne Lubilanji–Nkuadi doit permettre de fournir l’énergie nécessaire à la mise en exploitation de cette base et à la relance des activités productives.

A travers le FOREC, le Gouvernement accompagne cette infrastructure énergétique, considérée comme un maillon important pour renforcer la production et soutenir l’activité économique locale.

Le consommateur au cœur de l’équation

La bataille du maïs à Mbuji-Mayi constitue finalement un test grandeur nature pour la politique de régulation des prix du Gouvernement. Car derrière les chiffres du marché, ce sont les ménages qui paient directement le prix de la spéculation.

Le Gouvernement est donc attendu sur des résultats concrets : comprendre la hausse, neutraliser les pratiques spéculatives, fluidifier l’approvisionnement et surtout permettre aux familles du Kasaï Oriental d’accéder à cette denrée essentielle à un prix raisonnable.

À Mbuji-Mayi, la mission du ministère de l’Économie aura ainsi une seule véritable mesure : sa capacité à faire reculer la pression sur le panier de la ménagère.

Econews

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