MIPAD 2026 : Louis Watum accède au rayonnement international pour son impact dans le secteur des mines

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De Shituru à Kibali, de Kamoa à Kipushi, l’ingénieur, Louis Watum Kabamba, devenu Ministre des Mines fait désormais partie des figures distinguées par le MIPAD pour leur influence dans l’univers des minerais solides.

Le parcours de Louis Watum Kabamba vient de franchir un nouveau cap sur la scène internationale. Le Ministre national des Mines figure parmi les « Top 50 Most Influential People in Solid Minerals » de l’édition 2026 du MIPAD (Most Influential People of African Descent), une initiative qui met en lumière des personnalités d’origine africaine exerçant une influence dans différents secteurs stratégiques.

Cette distinction intervient comme un coup de projecteur sur un parcours construit, depuis plus de trois décennies, au cœur de l’industrie minière africaine. Elle place ainsi une expertise forgée en République Démocratique du Congo dans le cercle des personnalités internationales qui participent aux transformations du secteur des minerais solides.

De la Gécamines aux grands projets miniers africains

L’histoire professionnelle de Louis Watum commence dans les entrailles de la Gécamines. Diplômé en chimie industrielle de l’Université de Lubumbashi, il débute en 1991 comme ingénieur de production en pyrométallurgie aux usines de Shituru, à Likasi. Une première expérience qui l’installe au plus près des réalités techniques de la production minière congolaise.

Son parcours le conduit ensuite en Afrique du Sud, au sein d’Anglo-American, où il évolue notamment dans les charbonnages et la recherche-développement. Il y développe deux procédés métallurgiques brevetés, donnant à son parcours une dimension supplémentaire : celle de l’innovation appliquée à l’industrie minière.

L’expérience internationale se poursuit au Mali, où il dirige de 2001 à 2005 les opérations de la mine d’or de Yatela pour AngloGold Ashanti.

De retour en RDC, il pilote ensuite le projet Moto Gold Mines dans le Haut-Uélé, avant de participer, entre 2010 et 2014, à la mise en service de Kibali, l’un des projets aurifères majeurs du continent. Il poursuit son parcours à la tête des opérations d’Ivanhoe Mines en RDC et devient notamment Managing Director de Kamoa Copper.

Un homme de terrain devenu acteur institutionnel

Cette expérience opérationnelle finit par dépasser le cadre des entreprises minières.

En février 2020, Louis Watum est élu président de la Chambre des Mines de la RDC. À cette fonction, il se retrouve au croisement des intérêts de l’État, des investisseurs et des communautés, avec un discours régulièrement axé sur la transformation locale des minerais, le contenu local et la création de davantage de valeur en RDC.

Son entrée au Gouvernement en 2024, comme Ministre de l’Industrie et du Développement des PME/PMI, élargit encore son champ d’action. Puis, en août 2025, il est nommé Ministre national des Mines, portefeuille directement lié à son parcours professionnel.

Le choix d’un professionnel ayant passé l’essentiel de sa carrière dans les opérations minières donne ainsi une continuité particulière à son parcours : du site minier à la définition des politiques publiques qui encadrent le secteur.

Une reconnaissance dans un cercle mondial

La sélection 2026 du MIPAD s’inscrit dans une démarche qui entend identifier les personnalités influentes de l’écosystème mondial des minerais solides. L’organisation indique que sa promotion 2026 rassemble des responsables issus de quatre grands segments : opérateurs et producteurs, services-technologies-infrastructures, politiques publiques et gouvernements, ainsi qu’investissement et finance.

La liste réunit des dirigeants et responsables de premier plan de plusieurs régions du monde, dont Aliko Dangote, Abdul Samad Rabiu, Larry Fink, Bob Wilt et Mike Henry.

Dans cet environnement international, la présence de Louis Watum met en lumière, au-delà de sa personne, le poids stratégique de l’expertise congolaise dans un secteur devenu central pour les économies et les industries mondiales.

Pour la RDC, première puissance minière d’Afrique centrale et détentrice de ressources stratégiques considérables, l’enjeu dépasse désormais la seule extraction.

La question est celle de la transformation : comment faire en sorte que le cuivre, le cobalt, l’or, le zinc et les autres ressources minières contribuent davantage à l’emploi, au développement des compétences, à l’essor des entreprises congolaises, aux infrastructures et à la diversification de l’économie ?

C’est précisément sur ce terrain que le parcours de Louis Watum prend une dimension particulière. Son expérience de terrain l’a conduit à connaître les différentes étapes de la chaîne minière, tandis que ses responsabilités publiques l’installent désormais du côté de la conception et de la mise en œuvre des politiques nationales.

De l’influence à la responsabilité

La distinction du MIPAD ne constitue donc pas seulement une reconnaissance individuelle. Elle intervient dans un contexte où les minerais africains occupent une place croissante dans les discussions internationales sur l’industrie, l’investissement et les chaînes de valeur.

Pour Louis Watum, le véritable enjeu reste de convertir cette visibilité en résultats concrets pour le pays. L’ambition affichée est claire : ne pas limiter la vocation minière de la RDC à l’exportation des minerais bruts, mais faire de ses ressources un levier d’industrialisation et de création de valeur locale.

Du jeune ingénieur de Shituru au Ministre des Mines distingué par une initiative internationale, le parcours raconte ainsi une même trajectoire : celle d’un professionnel dont la carrière s’est construite au contact direct des minerais et qui porte désormais, au niveau institutionnel, la responsabilité de contribuer à leur transformation en richesse durable pour la RDC.

Avec Econews

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