IGF : de Paris à Francfort, Christophe Bitasimwa accélère la révolution du contrôle systémique à l’horizon 2028

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De la France à l’Allemagne, en passant par la Belgique et la Suisse, Christophe Bitasimwa Bahii multiplie les démarches pour donner corps à la transformation digitale de l’Inspection générale des finances (IGF). À Francfort, les échanges avec une entreprise allemande spécialisée dans le génie logiciel ont permis d’explorer des solutions technologiques susceptibles de soutenir le futur Hub national des données financières de l’État. Une étape supplémentaire dans la concrétisation d’une ambition : faire du contrôle systémique le socle d’une surveillance plus préventive, intégrée et performante des finances publiques congolaises à l’horizon 2028.

La transformation de l’Inspection générale des finances (IGF) ne se limite plus à une évolution des méthodes de contrôle. Elle s’inscrit désormais dans une dynamique de modernisation technologique, portée par la volonté de mieux exploiter les données financières de l’État pour prévenir les risques, détecter les anomalies et renforcer la gouvernance publique. À la tête de cette démarche, l’Inspecteur général des finances – Chef de service, Christophe Bitasimwa Bahii, poursuit ses consultations techniques en Europe pour identifier les outils susceptibles de soutenir cette mutation.

Après Paris, le cap est mis sur Francfort, en Allemagne. Dans cette ville qui abrite notamment la Banque centrale européenne, le patron de l’IGF et sa délégation ont rencontré une entreprise spécialisée dans le développement de solutions logicielles. Au centre des discussions : les possibilités offertes par les nouvelles technologies pour bâtir un dispositif national de contrôle financier fondé sur l’interconnexion, la centralisation et l’exploitation intelligente des données.

Le Hub national des données, pièce maîtresse de la réforme

Au cours de cette séance de travail, les experts allemands ont présenté une solution informatique développée pour leurs clients, en détaillant ses fonctionnalités, son architecture et les technologies qui en soutiennent le fonctionnement. En retour, la délégation congolaise a exposé les orientations du projet de transformation digitale de l’IGF, avec un accent particulier sur le Hub National des Données Financières de l’État.

Cette plateforme est appelée à jouer un rôle central dans la mise en œuvre du contrôle systémique. L’objectif est de disposer d’un environnement technologique capable de faciliter la collecte, la centralisation, le croisement et l’exploitation des informations financières provenant des différents systèmes de l’administration publique.

Un tel dispositif pourrait permettre de dépasser les limites d’un contrôle essentiellement fondé sur des vérifications ponctuelles, en développant une capacité de surveillance plus transversale des opérations publiques. L’exploitation coordonnée des données offrirait ainsi de nouvelles possibilités pour identifier les incohérences, repérer les signaux d’alerte et orienter les interventions vers les risques les plus significatifs.

Pour Christophe Bitasimwa, l’enjeu est donc de poser les bases techniques d’un contrôle financier davantage tourné vers l’anticipation, sans renoncer aux exigences de vérification et de redevabilité.

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De l’expertise européenne à une solution adaptée aux réalités congolaises

À Francfort, les échanges ont principalement porté sur l’architecture informatique, l’intégration des systèmes, l’interconnexion des données et les conditions d’exploitation de la future plateforme. Ces dimensions sont déterminantes pour assurer la cohérence d’un dispositif appelé à rapprocher des informations issues de plusieurs administrations et systèmes financiers.

Pendant plus de quatre heures, experts congolais et allemands ont confronté leurs expériences et leurs approches au cours d’une séance de travail ponctuée de questions-réponses. L’objectif était d’examiner les pistes technologiques susceptibles d’accompagner la conception et le déploiement du Hub national, en tenant compte des exigences propres à la gestion des finances publiques.

Au-delà de la découverte d’une solution informatique, cette démarche traduit la recherche d’une expertise capable d’accompagner l’IGF dans une réforme structurelle. Le défi ne consiste pas simplement à acquérir des outils numériques, mais à construire un système cohérent, sécurisé et opérationnel, adapté aux réalités de l’administration congolaise.

La réussite d’un tel chantier dépendra notamment de la qualité des données disponibles, de leur interopérabilité, de la sécurisation des accès, mais aussi de la capacité des services publics à intégrer ces nouveaux mécanismes dans leurs pratiques quotidiennes.

2028 en ligne de mire : faire de la donnée un instrument de gouvernance

De la France à l’Allemagne, en passant par la Belgique et la Suisse, les démarches entreprises par le patron de l’IGF s’inscrivent dans une ambition plus large : faire de la transformation digitale un levier de modernisation durable du contrôle des finances publiques.

À l’horizon 2028, le contrôle systémique est appelé à constituer un axe majeur de cette évolution. Il repose sur une logique de contrôle plus intégrée, qui ne se limite pas à constater les irrégularités après leur survenance, mais cherche également à identifier les risques en amont et à renforcer les capacités de prévention.

Le chemin reste toutefois exigeant. La mise en place du Hub National des Données Financières de l’État nécessitera des choix technologiques pertinents, une coordination efficace entre les institutions concernées et des garanties solides en matière de fiabilité, de confidentialité et de sécurité des informations.

À Francfort, Christophe Bitasimwa poursuit ainsi la construction des fondations technologiques de son projet. L’ambition est claire : faire entrer l’IGF dans une nouvelle ère où la donnée devient un outil stratégique de prévention, de performance et de transparence dans la gestion des deniers publics. Reste désormais à traduire les pistes explorées en Europe en réalisations concrètes, afin que l’échéance de 2028 marque une avancée tangible dans la modernisation du contrôle financier en République Démocratique du Congo.

Econews

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