Dans une avancée majeure pour la stabilité régionale, la RDC et le Rwanda, sous médiation américaine, ont défini des principes d’intégration économique après la mise en place du Comité de surveillance de l’accord de paix du 27 juin 2025. Ce cadre, visant à renforcer la transparence dans les chaînes d’approvisionnement en minerais critiques, marque une étape clé vers une paix durable dans l’Est de la RDC, malgré les défis persistants.
L’accord de paix signé, le 27 juin 2025, sous l’égide de Washington prévoit un cadre d’intégration économique régional visant à introduire «une plus grande transparence » dans les chaînes d’approvisionnement en minerais critiques. Depuis Washington, capitale fédérale des Etats-Unis, les choses avancent à pas de géant, après la mise en place du Comité de surveillance de l’Accord de paix du 27 juin. A Kinshasa, un communiqué officiel du Gouvernement a salué cette avancée significative dans la recherche d’une paix durable dans l’Est de la RDC.
Preuve de l’engagement ferme des Etats-Unis à réconcilier plus que jamais les deux frères ennemis de la région des Grands Lacs, le département d’État américain a annoncé cette semaine que des représentants de la RDC et du Rwanda ont « paraphé » à Washington un « texte de principes du cadre d’intégration économique régional », l’une des exigences de l’accord de paix signé à la fin de juin sous l’égide des États-Unis. Ce cadre d’intégration économique régional vise à introduire « une plus grande transparence » dans les chaînes d’approvisionnement en minerais critiques et doit être effectif d’ici la fin de septembre.
Vendredi 1er août, « des représentants de la RDC et du Rwanda, sous l’égide des États-Unis, ont paraphé le texte des principes du cadre d’intégration économique régional », indique un communiqué du département d’État américain évoquant une «coordination conjointe dans des domaines tels que l’énergie, les infrastructures, l’exploitation minière, la gestion des parcs nationaux et le tourisme, ainsi que la santé publique », sans donner plus de détails.
« Avancée significative »
Le ministre des Affaires étrangères rwandais Olivier Nduhungirehe a partagé un tweet du conseiller de Donald Trump pour l’Afrique, Massad Boulos, annonçant cette étape. Contactées par l’AFP, les autorités congolaises n’ont pas réagi dans l’immédiat.
Des représentants congolais et rwandais ont aussi tenu jeudi à Washington la première réunion du « Comité conjoint de suivi de l’accord de paix». Washington s’est félicité des réunions cette semaine comme une « avancée significative» pour sa mise en œuvre.
Les violences dans l’Est de la RDC se sont intensifiées au début de 2025. Le groupe armé M23, soutenu par le Rwanda, s’est emparé en janvier de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, puis de Bukavu, chef-lieu de la province du Sud-Kivu, en février. La dernière offensive éclair a fait des milliers de morts selon le gouvernement congolais et l’ONU, et aggravé une crise humanitaire pour des centaines de milliers de déplacés.
Depuis février, le front s’est stabilisé. Mais des violences se poursuivent entre le M23 et une myriade de milices pro-Kinshasa qui mènent des actions de guérilla.
Le 17 juillet, Kinshasa a signé un accord de principe avec le groupe minier américain Kobold Metals, spécialisé dans l’exploration des métaux critiques, notamment le lithium, métal star des batteries de voitures électriques. Deux jours plus tard, Kinshasa et le M23 ont signé une déclaration de principes à Doha, où les deux parties notamment ont réaffirmé « leur engagement en faveur d’un cessez-le-feu permanent», dont les échéances – notamment la signature d’un accord de paix « au plus tard le 17 août » – ont été jugées bien courtes par les experts de la région.
Avec AFP

