Donné pour fugitif, Olivier Mushiete a cependant répondu mardi à la convocation du Parquet de la Gombe

Le DG révoqué de l’ICCN, Olivier Mushiete

M Olivier Mushiete, directeur général révoqué de l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN), passe des moments particulièrement difficiles. Dénis de ses fonctions à la tête de l’ICCN, sur décision de Mme la vice-Première ministre en charge de l’Environnement et Développement durable, Eve Bazaïba, le directeur général révoqué est dans le collimateur de la Justice voudrait passer au scanner sa gestion.
Convoqué par le Parquet de grande instance de Kinshasa/Gombe, le DG révoqué de l’ICCN a été, une fois, donné pour un fugitif, avant de réapparaitre finalement lundi au Palais de justice de la Gombe. Ce n’est pas pour autant que son dossier est clos. Car, pour Olivier Mushiete, c’est plutôt une longue bataille judiciaire qui commence.
Le désormais ex-directeur général de l’ICCN est poursuivi pour détournement de deniers publics et blanchiment des capitaux. La comparution d’Olivier Mushiete fait suite à une plainte déposée contre lui par le ministère public.
Le 24 septembre 2022, le Parquet de Grande instance de Kinshasa/Gombe a émis un avis de recherche afin de retrouver un groupe d’individus dont le tout dernier directeur général de l’Institut congolais pour la conservation de la nature Olivier Mushiete Nkole pour détournement de deniers publics et blanchiment des capitaux. Dans, Olivier Mushiete n’est pas seul. Il est accompagné de trois de ses collaborateurs lorsqu’il pilotait encore l’ICCN.
«Je vous demande d’entreprendre d’intenses recherches en vue de retrouver les nommés Olivier MUshiete Nkole, Albert-Hugues Ndele Ndjoli, Roger Bomwala Bompolonga et Richard Sulu Kadila, actuellement en fuite», indiquait le document signé par le Procureur général de la République, Isofa Nkanga Edmond. Et d’ajouter : «Les intéressés sont poursuivis pour détournement des deniers publics et blanchiment des capitaux, infractions prévues et punies respectivement par les articles 145 du Code pénal livre II ainsi que 5,11 et 34 de la loi n°04/06 du 29 juillet 2004 portant lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme ».
En cas de leur découverte, le Procureur de la République exigeait dans sa correspondance, que ces fugitifs soient appréhendés et acheminés «sous bonne escorte au parquet de grande instance de Kinshasa/Gombe ».
Olivier Mushiete Nkole, et son adjoint, ont été révoqués par la VPM Eve Bazaïba pour «mauvaise gestion». Par la même occasion, la VPM Bazaïba a aussi désigné Henry Mbale Kunzi et Bernard Mbath Nzekana «pour assurer l’intérim», respectivement du directeur général et directeur général adjoint de l’ICCN.
La nomination de MM. Mbale et Mbath visait à «mettre de l’ordre» dans cet établissement public qui a été «gangrené par la mauvaise gestion et les conflits permanents» entre les deux anciens dirigeants, avait expliqué le conseiller en charge de la communication au ministère de l’Environnement, Michel Koyakpa.
L’ex-directeur général par intérim de l’ICCN, Olivier Mushiete et son adjoint Vincent Imbongo, avaient été promus à ces postes en août 2021, après la suspension de l’ancien directeur général, Pasteur Cosma Wilungula, et de tous les membres du conseil d’administration de l’ICCN par Mme Bazaïba.
L’ICCN est l’organisme public qui gère les dizaines de parcs et réserves de la République démocratique du Congo (RDC), dont le plus célèbre est le Parc national des Virunga (PNVi), créé en 1925 pendant de la colonisation belge sous le nom de «parc Albert» mais occupé par plusieurs groupes armés locaux et étrangers.

Econews