La Fédération Wallonie Bruxelles prévoit un budget de plus de trois millions d’euros pour la formation de l’enseignant congolais

Compte tenu de certaines lacunes qu’ils présentent dans l’accomplissement de leur tâche, les enseignants congolais méritent d’être soumis à une formation permanente. C’est dans cette optique qu’il faut comprendre la convention de partenariat qui vient d’être signée entre la République démocratique du Congo et la Fédération Wallonie Bruxelles.
Venu à Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo, pour présider la cérémonie d’inauguration de l’imposant bâtiment de trois niveaux du Centre Wallonie Bruxelles rénové, M. Pierre-Yves Jeholet, président de la Fédération Wallonie Bruxelles, a rencontré quelques autorités du pays.
Avec Mme la vice-ministre de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Technique (EPST), Aminata Nama-sia, représentant le gouvernement congolais, l’homme d’Etat belge a signé, lundi 19 septembre 2022, une convention de partenariat en matière de formation du corps enseignant dont le budget éducatif global s’élève à 3. 296.000 euros.
Selon lequotidien.cd, cette convention a pour but de former l’enseignant congolais afin de le mettre à la hauteur des attentes du siècle.
A en croire Pierre-Yves Jehelot, le nouvel exercice allant de 2022 à 2026 concerne particulièrement les provinces du Haut-Katanga, Haut-Lomami, Lualaba, Tanganyika et Kasaî oriental. L’objectif général est de contribuer à une éducation de qualité pour tous, sur un pied d’égalité, avec des possibilités d’apprentissage tout au long de la vie. Et d’indiquer : «ce projet vient booster les ambitions du pays qui consistent à mettre sur pied un système éducatif inclusif et de qualité à même de contribuer efficacement au développement national, à la promotion de la paix et une citoyenneté active».
Nécessité d’une formation permanente
Depuis plusieurs décennies en effet, on déplore la baisse du niveau de l’enseignement en République Démocratique du Congo. A la base, le non-respect des frais de scolarité fixés par l’Etat et la démission des parents devant leurs responsabilités. A cela s’ajoute la démotivation des enseignants due à la modicité des salaires leur alloués. En outre, appelés à transmettre les connaissances aux élèves, certains enseignants accusent des insuffisances. Cela se répercute alors sur le niveau d’étude des élèves.
C’est donc bien réfléchi de la part du gouvernement congolais et la Fédération Wallonie Bruxelles qui, à travers la convention de partenariat qu’ils viennent de signer, privilégient l’intérieur du pays en matière de formation du corps enseignant. Car, là aussi, le problème se pose avec acuité.
Dans des centres urbains, rapporte-t-on, le recrutement des enseignants se fait sans critères rigoureux. La formation du corps enseignant en RDC étant une nécessité, elle doit être permanente, insiste-t-on.

Véron Kongo

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