L’arrestation de Martin Kabwelulu, ancien ministre des Mines sous Joseph Kabila et détenteur du record de longévité à ce poste (2007-2019), suscite une vive polémique.
Dans un communiqué publié, jeudi 22 mai et signé dans un lieu non identifié par Raymond Tshibanda, président de la Cellule de crise du Front commun pour le Congo (FCC), l’opposition dénonce un « enlèvement » et une pratique de « terrorisme d’État ».
Si les services de renseignement n’ont pas officiellement justifié cette interpellation, des sources proches du dossier évoquent des soupçons liés à la gestion du secteur minier sous son mandat. Martin Kabwelulu serait accusé d’avoir signé des contrats déséquilibrés, sacrifiant les intérêts de la RDC au profit d’entreprises étrangères.
Le FCC, principale plateforme politique issue de l’ancien régime, rejette ces accusations et y voit une chasse aux sorcières. «Cette arrestation arbitraire s’inscrit dans une logique de persécution des figures de l’ancien pouvoir », commente un cadre du FCC joint par Econews.
Cette affaire intervient dans un climat de tensions persistantes entre partisans de Félix Tshisekedi et ceux de Joseph Kabila, malgré leur alliance passée. Elle relance aussi le débat sur la gouvernance des ressources minières, secteur clé où opacité et contrats controversés restent monnaie courante.

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