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L’IGF s’associe à l’ENA : un partenariat stratégique pour professionnaliser l’administration publique

Placer la bonne personne au bon poste, de manière objective : c’est l’objectif central du bilan de compétences lancé, vendredi 5 décembre dernier par l’IGF, avec l’appui de l’École Nationale d’Administration (ENA). Cette initiative pionnière, qui s’inscrit dans la vision du Chef de l’État et le Plan stratégique 2026-2028, marque un tournant dans la gestion des ressources humaines de l’inspection. Elle vise à cartographier les aptitudes, identifier les besoins en formation et impulser une transformation durable de l’administration publique congolaise.

L’Inspection Générale des Finances (IGF) a franchi une nouvelle étape dans sa dynamique de modernisation institutionnelle. En partenariat avec l’École Nationale d’Administration (ENA), elle a lancé, le vendredi 5 décembre 2025, le processus d’évaluation des compétences de ses agents et cadres, conformément aux ambitions fixées dans son Plan stratégique 2026–2028.

Cette initiative s’inscrit dans la vision du Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui fait de la performance administrative un pilier central de la gouvernance publique. L’objectif est clair : doter l’IGF d’un capital humain efficace, capable de répondre aux exigences croissantes du contrôle des finances publiques.

Un exercice de vérité pour une administration de mérite

Présenté comme une première étape d’un vaste chantier de modernisation, le bilan des compétences permettra de mesurer les aptitudes techniques et comportementales des agents, d’identifier leurs forces, leurs faiblesses et leurs besoins en formation. Dès le premier trimestre 2026, des modules ciblés seront proposés afin d’ajuster les profils aux missions stratégiques de l’Institution.

« Ce n’est pas un fouet, mais une opportunité pour chaque agent de se regarder comme dans un miroir, de découvrir ses forces et ses faiblesses, et de progresser », a déclaré l’Inspecteur Général des Finances – chef de service, Christophe Bitasimwa, insistant sur la dimension constructive et non punitive de l’exercice.

Avec cette démarche, l’IGF entend rompre avec les affectations de complaisance et promouvoir une gestion des compétences basée sur l’objectivité, la performance et la transparence : mettre la bonne personne à la bonne place, au bon moment.

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L’ENA, un acteur clé de la réforme de l’État

Institution publique de référence, l’ENA a été mandatée pour piloter cette évaluation. Forte d’une expérience de plus de dix ans, l’École a déjà formé plus de 840 ENARC et multiplié les cycles de formation continue. Elle élargit désormais son champ d’action en assumant un rôle d’accompagnement institutionnel, en ligne avec son axe stratégique : « Réformer l’ENA pour réformer l’État ».

« Le capital humain est la première richesse de la RDC, bien avant le cuivre ou le cobalt », a rappelé le Directeur Général de l’ENA, saluant la vision du chef de service de l’IGF et l’importance de cette collaboration pour renforcer la gouvernance publique.

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Un tournant majeur pour la modernisation administrative

L’IGF, récemment dotée d’un nouveau cadre organique, voit dans ce partenariat un outil décisif de performance interne et un levier stratégique pour l’ensemble de l’administration publique congolaise. En lançant ce bilan des compétences, l’Institution envoie un signal fort : celui d’une réforme qui ne repose pas seulement sur les textes, mais sur les femmes et les hommes qui les mettent en œuvre.

Une démarche qui s’inscrit dans un mouvement plus large de professionnalisation de l’État, avec pour horizon une gouvernance plus efficace, plus responsable et durablement ancrée dans les principes de bonne gestion des affaires publiques.

Econews