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Lutte contre la vie chère : Daniel Mukoko lance la farine subventionnée à Lubumbashi, une preuve de fermeté économique

Déterminé à restaurer l’efficacité de l’action publique dans la régulation des marchés et à mettre fin aux pratiques spéculatives qui pénalisent les consommateurs, le Vice-Premier ministre en charge de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, franchit une nouvelle étape dans son offensive contre la vie chère. Avec le lancement officiel à Lubumbashi de la vente subventionnée de la farine de maïs, assortie de mécanismes de traçabilité numérique et de mesures strictes contre la fraude, le Gouvernement entend non seulement soulager les ménages les plus vulnérables, mais également instaurer davantage de transparence et de discipline dans les circuits de distribution des produits de première nécessité. Une initiative qui traduit la volonté des autorités de faire de la régulation économique un véritable instrument de justice sociale.

Dans un contexte de tensions sur les prix des denrées de base, le gouvernement congolais, par la voix du Vice-Premier Ministre en charge de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, a franchi une étape décisive ce samedi au marché Mzée de Lubumbashi. Le lancement officiel de la vente subventionnée de la farine de maïs marque le début d’une opération à la fois sociale et stratégique, destinée à assainir un secteur jusqu’ici livré aux aléas de la spéculation.

Cette mesure, attendue par les ménages du Haut-Katanga, concrétise un engagement majeur du Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo : l’amélioration du pouvoir d’achat par la lutte contre la vie chère. Mais au-delà de l’aide d’urgence, c’est la détermination sans faille du ministre Mukoko Samba à réguler le marché intérieur qui transparaît dans chaque dispositif déployé.

Une intervention chirurgicale sur un marché en crise

Signé entre le ministère de l’Économie nationale, le Fonds de Régulation Économique (FOREC) et les producteurs locaux, le protocole d’accord prévoit une subvention ciblée sur la consommation. Pour cette première phase, trois sites ont été retenus, tous opérés par Agro-Industrielle du Congo (AGRICO SA) : le marché Mzée (site Mapendo), la minoterie de la route de Kinsevere, et la ferme Terra, à Lubanda, à une centaine de kilomètres de Lubumbashi.

Sur place, le représentant du ministre provincial de l’Économie, Jean Jacques Madianga, a salué « une réponse concrète aux préoccupations sociales ». Mais il a immédiatement insisté sur la rigueur du suivi : « Nous travaillons avec le FOREC pour empêcher tout détournement de cette mesure sociale par des achats massifs destinés à la revente à des prix excessifs. »

Prix cassé, traçabilité renforcée : un modèle anti-fraude

Le prix subventionné a été fixé à 32 500 francs congolais le sac, contre plus de 40 000 francs sur le marché libre. Une différence significative pour les familles, mais qui ne doit pas devenir une aubaine pour les spéculateurs. C’est pourquoi, sous l’impulsion directe du Vice-Premier Ministre, des garde-fous techniques et administratifs ont été imposés : limitation à deux sacs par ménage pour éviter la thésaurisation ; système de traçabilité par codes QR sur chaque sac, permettant de suivre le circuit de distribution et d’identifier toute fuite vers le marché parallèle.

Didier Kamba, DRH d’AGRICO SA, a salué une « prise en charge partielle par l’État qui allège immédiatement le budget des ménages », tandis que Barak Moma, représentant du FOREC, a rappelé le caractère conjoncturel de l’opération : « Cette subvention à la consommation n’est qu’une première étape. Le gouvernement prépare des mécanismes structurels de subvention à la production. »

Un assainissement par l’action, pas par les discours

Ce lancement à Lubumbashi intervient dans un climat de défiance fréquente des consommateurs envers les intermédiaires commerciaux. Pourtant, le choix du Haut-Katanga – région minière mais aussi zone sensible sur le plan de l’approvisionnement alimentaire – n’est pas un hasard. Il traduit la volonté du Vice-Premier Ministre de tester sur le terrain une politique de régulation reproductible ailleurs.

« Daniel Mukoko Samba n’attend pas que les conditions soient parfaites pour agir. Il impose des solutions traçables, des partenariats clairs avec les producteurs locaux, et une discipline de distribution. C’est une méthode de gestion orientée résultats », analyse un observateur présent à la cérémonie.

Alors que les élections approchent et que la cherté de la vie demeure une poudrière sociale, ce programme pourrait faire jurisprudence. Reste à savoir si le gouvernement parviendra à étendre ce modèle à d’autres produits de première nécessité, comme le riz ou l’huile.

En attendant, Lubumbashi a désormais un prix de référence pour la farine de maïs. Et un signal fort : l’État revient sur le marché, non pour le brider, mais pour l’assainir.

Econews

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