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Malversations financières au FRIVAO : Divo International s’en sort blanchie au terme de l’audience de ce vendredi 24 avril

Au cœur d’une tempête judiciaire alimentée par de graves soupçons de malversations financières au sein du FRIVAO, la société Divo International sort résolument blanchie de l’audience tenue ce vendredi 24 avril devant la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe. Face aux accusations liées à un prétendu documentaire surfacturé, l’entreprise dirigée par Djumpe Mulamba, son Directeur génaral, a opposé une démonstration rigoureuse, preuves à l’appui, mettant en lumière la conformité de ses prestations et la transparence de sa gestion. Entre facturation clairement établie à 640.000 USD pour une production complète d’1h15, réception formelle du travail par le FRIVAO et remboursement spontané d’un paiement perçu en doublon, Divo International a méthodiquement déconstruit les allégations portées contre elle. Mieux, la société s’est fermement dissociée du controversé documentaire de six minutes évalué à 1,6 million USD, au cœur des poursuites. Une clarification majeure qui recentre désormais les responsabilités sur les véritables zones d’ombre de la gestion du fonds, tout en confirmant que Divo International n’a joué aucun rôle dans les dérives financières dénoncées. Décryptage.

Alors que le voile se lève progressivement sur la gestion opaque du Fonds de réparation et d’indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda en RDC (FRIVAO), une vérité dérange pour les accusateurs mais libératrice pour l’un des prévenus vient d’éclater au grand jour. Loin des rumeurs et des accusations fantaisistes, la société Divo International, conduite par son Directeur général (DG) Djumpe Mulamba, est sortie totalement indemne, ce vendredi, des griffes d’un dossier monté de toutes pièces.

Devant la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe, l’accusation qui pesait sur Divo International – celle d’avoir facturé la bagatelle de 1,6 million de dollars américains pour un prétendu documentaire de… six minutes – s’est effondrée comme un château de cartes. Face aux magistrats, Divo International a administré une preuve implacable, irréfutable : elle n’a jamais produit un quelconque film de six minutes au coût pharaonique.

La vérité sur le plateau : 1h15 de travail sérieux, pas 6 minutes de fiction

Contrairement aux allégations mensongères qui circulaient, Divo International a démontré, contrat et factures à l’appui, avoir réalisé un véritable documentaire d’une durée d’une heure et quinze minutes (1h15). Un travail de fond, encadré par des équipes techniques françaises et américaines déployées pendant quinze jours à Kisangani, sur le lieu même du drame.

Ce documentaire, validé par un avis de non-objection établi en bonne et due forme, a été formellement réceptionné par le FRIVAO. Son coût total, incluant la conception, la post-production, la production, la communication, l’événement de présentation et la distribution mondiale, s’élève à 640.000 USD hors taxes. Un taris parfaitement justifié pour un travail d’envergure internationale, et non l’affabulation d’un spot de six minutes facturé une fortune indécente.

Un doublon signalé et remboursé : l’honnêteté récompensée

Loin du profil du fraudeur que certains voulaient dépeindre, Divo International a fait preuve d’une probité exemplaire. La défense a prouvé que c’est la société elle-même qui a alerté le FRIVAO par courrier officiel avoir reçu un versement de 512.000 USD en doublon sur son compte. Gestes qui parlent plus fort que les insinuations : elle a immédiatement procédé au remboursement intégral, avant d’opérer une compensation régulière avec le solde restant dû.

Résultat des courses : Divo International ne doit rien au FRIVAO, et le fonds ne lui doit plus rien. Une situation de transparence totale que peu d’acteurs de ce dossier peuvent afficher.

L’irrégularité procédurale : une faute du FRIVAO, pas de Divo

Un seul point avait pu jeter un trouble : le versement d’un acompte à Divo International avant l’obtention de l’avis de la Direction générale du contrôle des marchés publics (DGCMP). Mais là encore, la défense a remis les points sur les i.

« Cela ne peut être reproché à Divo », a martelé le collectif d’avocats de Divo. C’est au FRIVAO, en tant que maître d’ouvrage, de s’assurer du respect des procédures avant tout décaissement. Accuser Divo de cette légèreté serait comme punir le passager d’un bus pour une infraction commise par le conducteur.

Une disculpation totale, un message clair

À l’issue de l’audience, le verdict est sans appel : Divo International n’est en rien impliquée dans le documentaire fantôme de six minutes à 1,6 million USD qui est au cœur des poursuites. La société, par la voix de son DG Djumpe Mulamba, ressort libre de toute charge, la tête haute et les preuves en main.

Alors que la Cour d’appel continue de démêler les fils d’une gestion FRIVAO pour le moins opaque, une leçon s’impose : dans cette affaire, la chasse aux sorcières a fait long feu.

Divo International n’est pas le problème. Peut-être est-il temps de chercher les vrais responsables ailleurs que chez ceux qui, comme cette société, ont produit un travail honnête, conformément aux règles, et ont même signalé d’eux-mêmes les erreurs de versement.

Hugo Tamusa