Poutine, c’est la Russie et la Russie, c’est Poutine

Vladimir Poutine, Président de la Fédération de Russie

Je suis l’évolution politique et surtout idéologique de Vladimir Poutine, l’ancien chef du KGB soviétique et l’actuel Président de la Fédération de Russie, depuis qu’il fait de la politique active.
Sur le plan idéologique, Vladimir Poutine paraît n’être, aux yeux de maints observateurs, ni un socialiste révolutionnaire ou communiste, ni un social-démocrate, ni encore moins un libéral. Le profil idéologique, que ses attitudes, son comportement et ses pratiques politiques dégagent, semble plutôt relever du fascisme, mieux, du totalitarisme. Et pour cause?
Un parti politique quasi unique, le Parti de la Liberté, par surcroît celui de Poutine, dirige la Russie depuis bientôt 25 ans. Par ce parti et ses idéologues, Poutine rejette malicieusement la démocratie. Par ce parti et sa police politique, il réprime violemment toute opposition politique. Par ce parti et ses idéologues, il s’arroge le contrôle absolu aussi bien de la vie publique que privée en Russie. Par ce parti et ses idéologues, l’existence individuelle et la société, quasi inféodées à l’État poutinien, se trouvent vidées de leur substance. Par ce parti et ses idéologues, l’État poutinien nie l’essence même de la politique qui se repose, comme le dit Hannah Arendt, sur «la communauté et la réciprocité d’être différents» et sur «la pluralité humaine». Depuis bientôt 25 ans, un seul et unique discours passe, celui Poutine. Depuis bientôt 25 ans, la Russie, c’est, indubitablement, Poutine. Et Poutine, c’est, indubitablement, la Russie.
A partir de sa Russie et du traumatisme politique, économique, social et humanitaire qu’il a suscité et implanté dans le subconscient des Russes et des Ukrainiens, Poutine a envahi l’Ukraine, un pays pourtant indépendant et libre de tout engagement. A partir de sa Russie, il terrorise certains autres pays voisins, comme la Moldavie et la Pologne. A partir de sa Russie, il envisage sérieusement de détrôner les «petits présidents» de ces pays qu’il déconsidère et sur lesquels il voudrait s’asseoir. L’expansionnisme à outrance aujourd’hui ou l’impérialisme moderne, d’une couleur jusque-là insoupçonnée, c’est Poutine.
Mussolini et surtout Hitler, ses véritables modèles politiques cachés, ont procédé et agi, suivant l’histoire, de la même façon.
Pour se convaincre de ce profil idéologique qui se dégage de la politique de Poutine, ceux qui s’en intéresseraient pourraient bien se référer aux bons livres traitant des idéologies politiques et particulièrement du totalitarisme. Des livres écrits aussi bien par des marxistes que par des libéraux non militants et non partisans, mais intellectuellement honnêtes et justes.
Il s’agit des auteurs du genre de ceux de la célèbre «École des théories critiques » de Francfort. Cette école, alors animée par d’éminents scientifiques et philosophes politiques des temps modernes, tels que Jurgen Habermas, Éric Fromm, etc., a publié des études demeurées célèbres sur les différentes questions de société, dont les idéologies.
Ancien membre du KGB, ex-chef des services secrets russes, ex-Premier ministre puis Maître de la Russie, le grand Vladimir Poutine a pu modifier la perception que le monde peut avoir de la Russie.
MUSENE SANTINI BE-LASAYON (CP)

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