Metele Mputu, également appelé Igwe Chelly ya Wendo, artiste peintre, exposera ses œuvres à la salle Guinguette « Au 3 Francs 6 Sous », Place Jean Jaures à Saint-Denis Pierrefitte, la deuxième commune d’Ile-de-France qui rassemble 150.000 habitants, dans le département de Seine-Saint-Denis (93), samedi 18 avril, de 14h à 23h, et dimanche 19 avril, de 13h à 20h. Des œuvres colorées, vivantes mais aussi intensément chargées, alternant dessins et peintures primitives ancestrales. Une exposition parrainée par l’association culturelle Akongo.
Véritable prodige de l’art, l’artiste peintre Metele Mputu investit la ville de Saint-Denis Pierrefitte, en région parisienne. Il a des idées à la pelle, et le Kongo des ancêtres est sa principale source d’inspiration.
Lors de cette exposition, l’artiste peintre va rassembler ses créations de ces dernières années. C’est l’assemblage des couleurs, le mélange des cultures ; cette association des cultures – pour l’amour de l’art – qui nous délivre de notre phobie de l’enfermement et élargit notre horizon.
RECONNAISSANCE À L’ANCESTRALITÉ
Si l’art de Metele Mputu est instantané, c’est-à-dire une forme de création expérimentale qui sublime l’inattendu et l’impromptu, certaines de ses œuvres sont largement et savamment ruminées dans sa tête. Et c’est avec un immense plaisir qu’il présentera ses œuvres au public. Des créations qui évoquent l’ancestralité.
En effet, les œuvres présentées sont toutes liées à l’ancestralité. Il ne peut pas se passer de son Bakoko (ancestralité, NDLR), la croyance en l’existence des ancêtres. « La communion avec les ancêtres est le principe sur lequel je fonde ma conduite », répète-t-il constamment, signe de reconnaissance à l’ancestralité.
Pour Igwe Shelly ya Wendo, le dessin est devenu un culte quotidien méditatif où il se laisse porter par son trait et son état d’esprit. Il s’abandonne dans les allers-retours de son pinceau. Et son bras le dirige. « Je réalise généralement une illustration par jour », dit-il.
Parmi les différentes techniques qu’il utilise, l’artiste apprécie de peindre sur la toile. « C’est quelque chose de corporel. Je fais des performances avec ce matériau », affirme-t-il.
Force est de reconnaitre que l’homme de l’ancestralité est l’un des plus grands artistes peintres congolais les plus connus en France où son travail, peu ancré à Kinshasa, s’est développé, et où il a appris l’art plastique. Il y réalise ses œuvres depuis 2013.
Metele Mputu est sans conteste l’emblème de la peinture populaire congolaise dans la diaspora. L’occasion est belle, pour le public, d’aller découvrir pendant ces deux journées ses œuvres sublimes, tour à tour surréalistes, sacrées et engagées.
« J’AI TOUJOURS VOULU ÊTRE UN PEINTRE AIMÉ ET RECONNU »
Ce ressortissant de la commune de Bandalungwa à Kinshasa, en République Démocratique du Congo (RDC), a commencé à « peinturer » dès son âge, à l’école primaire, en barbouillant sur des feuilles de papiers pour cahiers scolaires. « J’ai toujours voulu être un peintre aimé et reconnu », assure-t-il.
L’artiste peintre incontesté du courant de la peinture primitive ancestrale dans la diaspora congolaise en France, Metele Mputu, alias Igwe Chelly ya Wendo, entend inspirer des jeunes artistes, mais aussi de contrefacteurs dont les œuvres pullulent sur le web, au grand désespoir de l’artiste doué qu’il est. « La tricherie est une action de dissimuler habilement un défaut ou une insuffisance, un échec voilé d’hypocrisie », regrette-t-il.
Robert Kongo (CP)

