Gombe, cœur politique et administratif de Kinshasa, a été secouée ce lundi 11 août 2025 par une incursion spectaculaire de gangs de « Kuluna ». En pleine journée, ces délinquants ont semé la panique devant la Galerie La Fontaine, à quelques pas du Palais de la Nation et de la Primature, paralysant momentanément ce quartier symbole du pouvoir. Cet affront à l’autorité de l’État a provoqué la colère du vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur et Sécurité, Jacquemain Shabani, qui exige des comptes au gouverneur Daniel Bumba. Comment ces gangs ont-ils pu frapper au sanctuaire même de la République ? Cet incident met en lumière l’inquiétante montée de l’insécurité dans une capitale où même Gombe, pourtant ultra-sécurisée, devient une « zone rouge ».
Le calme habituel du centre névralgique de Kinshasa a été brutalement brisé. Le lundi 11 août 2025, un fait d’une audace sans précédent s’est produit dans la commune de Gombe, la zone administrative et diplomatique de la capitale.
En effet, en pleine journée, des gangs de «Kuluna » ont semé la terreur devant la Galerie La Fontaine, paralysant momentanément un quartier qui abrite des institutions de premier plan, comme la Présidence de la République, la Primature, et le Palais de Justice. Cet acte, bien plus qu’un simple fait divers, est perçu comme une attaque directe et une provocation à l’autorité de l’État.
Un sanctuaire de l’État sous les projecteurs
L’incursion des «Kuluna » à Gombe a créé une onde de choc au sein de l’appareil d’État. Le quartier où s’est produit cette incursion, considéré comme le sanctuaire de la République, concentre toutes les forces de défense et de sécurité. Qu’il soit la cible d’une telle déstabilisation est un signal alarmant. Cela a fait grand bruit dans la ville haute, et la réponse n’a pas tardé.
Le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur et de la Sécurité, Jacquemain Shabani, a réagi avec force, exigeant des explications au Gouverneur de la ville de Kinshasa, Daniel Bumba.
Pour le VPM, il est inconcevable qu’une telle chose puisse se produire dans un lieu aussi stratégique. La demande d’explications vise à établir les responsabilités et à comprendre comment un tel manquement à la sécurité a pu se produire.
L’inquiétante montée du banditisme urbain
Cette situation met cruellement en lumière l’aggravation du banditisme urbain à Kinshasa. Le phénomène « Kuluna » a pris des proportions alarmantes, touchant désormais des zones autrefois considérées comme sûres. Si Gombe, la commune censée être la mieux protégée, devient une «zone rouge » de l’insécurité, c’est toute la ville qui est en danger. La population, déjà confrontée à un sentiment d’insécurité grandissante, voit dans ce qui vient de se passer à Gombe la preuve d’une crise sécuritaire profonde et d’un manque de contrôle.
Le VPM Shabani presse le Gouverneur Bumba d’apporter des réponses probantes. L’attente est immense, tant du côté des citoyens que des autorités. Le gouvernement provincial de Kinshasa est désormais sous pression pour mettre en place des mesures fortes et rapides afin de restaurer l’ordre et de garantir la sécurité dans la capitale, de ses quartiers populaires à ses artères les plus prestigieuses.

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