
L’intervention magistrale du professeur Jacques Djoli EsengEkeli lors d’une émission sur la toile animée par le journaliste Stanis Bujakera a fait le buzz. Le Rapporteur de l’Assemblée nationale a été suivi par un grand nombre d’internautes. Beaucoup ont salué ce passage de haute facture. Cependant, les chercheurs des poux politiques et pêcheurs en eaux troubles se sont évertués à déformer ces propos et à traîner son auteur dans la boue.
Sans ambages, il a invité Joseph Kabila, l’ancien président de la République devenu rebelle à rejoindre Doha, l’un des trois pôles de discussion.
«Comment évaluez-vous, à ce stade, la physionomie du dialogue national tel que convoqué par le Président Félix Tshisekedi ? »
C’était la question principale posée par Stanis Bujakera à son invité du jour.
Sans détours, Jacques Djoli a déclaré qu’à ce stade le Président de la République a répondu au vœu de la classe politique, de la société civile, en confirmant formellement le lancement du processus du dialogue national. Le président national du parti politique, les « Bâtisseurs du Congo (BC) », a, d’emblée, souligné qu’il n’est pas partisan de la politique du feu.
Il espère, par contre, que les uns et les autres vont enclencher positivement ce processus afin de sortir la RDC de la crise assez aigüe dans laquelle elle est plongée. Jacques Djoli a aussi mis un accent particulier sur la crise sécuritaire qui sévit dans la partie Est du pays. Restaurer la paix, assurer la cohésion nationale et jeter les bases de la refondation de l’Etat, constituent les principaux objectifs de ce dialogue national, comme l’a si bien dit le Chef de l’Etat dans sa récente allocution.
La récurrence des conflits armés, en 66 ans d’indépendance, doit donc inciter les Congolais à refonder l’État. Il a peint un tableau sombre des causes profondes de cette crise multidimensionnelle. Faisant notamment allusion à la longue transition de 16 ans, à la fragmentation de l’espace (RCD, MLC, …). Et que cet espace a pu être ressoudé à Sun City en Afrique du Sud. Il y a aussi les quatre cycles électoraux qui ont abouti à une crise de légitimité permanente. Cette fragilité étatique doit donc inciter les filles et fils du pays à asseoir un « Pacte social » comme l’ont proposé les évêques catholiques et protestants dans leur démarche de paix, jetant ainsi les bases d’une nouvelle société congolaise pour les trente prochaines années.
Selon le professeur Djoli, la crise est multidimensionnelle. Il y a des aspects internes, des aspects régionaux et internationaux. Le dialogue entre Congolais, et non pas le dialogue entre politiciens, doit commencer par les Congolais «d’en bas» (à l’intérieur du pays) pour parvenir aux assises nationales à Kinshasa.
En revanche, il y a des compatriotes ayant pris les armes qui sont, en réalité, des supplétifs, des agents du pouvoir étranger voulant la balkanisation de la RDC. Ceux-là ont déjà un cadre de discussion avec le gouvernement congolais à Doha (Qatar). Enfin, le dialogue avec ce pouvoir étranger, c’est-à-dire le Rwanda et ses alliés se fait déjà dans le cadre du processus de Washington.
De manière claire, Jaques Djoli met en relief les trois pôles de discussions ou trois axes, à savoir : Kinshasa, Doha et Washington. A Kinshasa vont dialoguer, discuter, les Congolais animés du désir de vivre-ensemble dans la paix. Il va en déboucher un «Pacte social», une refondation de l’Etat congolais que le Rwanda et ses supplétifs cherchent à désintégrer (statocide).
Le professeur Djoli martèle qu’il faut cesser de donner de l’importance à ceux qui ont pris des armes. « L’AFC/M23, c’est quoi ? », s’est-il exclamé !
C’est au comité d’organisation du Dialogue national qui sera mis en place par ordonnance présidentielle de fixer le cap, établir la feuille de route.
Face à l’insistance du journaliste Bujakera sur la présence de Joseph Kabila et compagnie au Dialogue national, le professeur Djoli a invité l’ancien président de la République, devenu rebelle, à rejoindre les siens au processus de Doha.
C’est donc clair comme de l’eau de roche. Les chercheurs des poux politiques et pêcheurs en eaux troubles doivent donc cesser de déformer les propos de cet érudit pédagogue ou de le traîner dans la boue.
Halte à l’infox !
James Mpunga Yende (CP)


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