
Le projet de Parc agro-industriel de Mbanza-Ngungu franchit un nouveau cap. Une mission réunissant Mole Groupe, le Programme national de développement agricole (PNDA) et l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI) s’est rendue, samedi 12 septembre 2026, sur le site de Lufulu 1 et 2, retenu pour accueillir le complexe. Cette descente marque le lancement des études destinées à évaluer les conditions techniques, économiques et foncières nécessaires à sa réalisation.
À quelques kilomètres de Mbanza-Ngungu, dans le Kongo Central, le paysage agricole de Lufulu pourrait bientôt changer d’échelle. C’est sur ce site que les porteurs du projet de Parc agro-industriel ont effectué une première étape de terrain en présence de plusieurs acteurs associés à son développement.
Conduite par Gandi Mole, directeur général de Mole Groupe, la délégation a procédé à une reconnaissance de la zone identifiée pour accueillir le futur complexe industriel. Les représentants du PNDA et de l’ONUDI ont ainsi pu prendre connaissance des caractéristiques du terrain et échanger directement avec les parties prenantes locales.
Du terrain au projet industriel
Cette mission intervient au moment où le projet entre dans une phase plus technique. Les études de faisabilité doivent notamment permettre de déterminer les conditions nécessaires à l’implantation et au fonctionnement des différentes infrastructures envisagées.
Le futur parc devrait regrouper cinq unités industrielles consacrées à la transformation des productions agricoles. Pour Mole Groupe, cette approche vise à rapprocher la production des capacités de transformation et à créer, dans la province, une chaîne de valeur agricole davantage structurée.
« Aujourd’hui, c’est une avancée majeure avec le lancement des études de faisabilité », a déclaré Gandi Mole, soulignant la présence du PNDA et de l’ONUDI sur le terrain.
Le responsable de Mole Groupe présente également le projet comme un instrument destiné à accroître la capacité de production et de transformation locale. « La population du Kongo central doit être fière parce que, grâce à ce parc, on aura l’opportunité de faire en sorte que les Congolais puissent produire afin de nourrir les Congolais », a-t-il soutenu.

Le foncier, une étape décisive
La visite a également accordé une place importante à la question des terres. Les promoteurs ont rencontré les ayants droit fonciers concernés afin de leur présenter les contours du projet et les perspectives liées à son implantation.
Ces échanges constituent une étape déterminante dans un projet dont la réalisation dépend de la sécurisation du foncier et de l’adhésion des communautés concernées. À l’issue des discussions, les ayants droit présents ont fait part de leur disponibilité à accompagner la mise à contribution des terres pour le projet.
700 000 tonnes de capacité annoncée
À terme, les promoteurs projettent une capacité de transformation estimée à près de 700 000 tonnes de produits agricoles par an. Le parc pourrait également contribuer à la création d’environ 20 000 emplois directs et indirects
Pour l’heure, ces ambitions doivent encore être confrontées aux résultats des études de faisabilité. Celles-ci devront apporter les données techniques et économiques permettant de préciser le modèle du parc et les conditions de sa mise en œuvre.
Avec cette première descente sur le site de Lufulu, le projet quitte ainsi progressivement le registre des annonces pour entrer dans celui des évaluations concrètes.
Econews


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