Petit commerce et commerce de détail : Daniel Mukoko passe à la vitesse supérieure pour assainir l’économie congolaise

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Face aux dérives qui fragilisent l’organisation du marché intérieur, le Gouvernement veut remettre de l’ordre dans le petit commerce et le commerce de détail. Réunis vendredi à Kinshasa autour du nouveau cadre réglementaire, les opérateurs économiques ont été appelés par le VPM (Vice-Premier Ministre) à l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, à se mettre en conformité. Une démarche qui marque le passage de la sensibilisation au contrôle, avec pour ambition d’instaurer une concurrence plus équilibrée, de mieux structurer les différents maillons de la chaîne commerciale et de renforcer l’assainissement de l’économie congolaise.

Le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, a présidé, le vendredi 2 octobre 2026, au Centre Culturel et Artistique des Pays d’Afrique centrale, une matinée de sensibilisation et d’échanges consacrée au Décret n°26/011 du 30 mars 2026 portant mesures d’exercice du petit commerce et du commerce de détail.

Cette rencontre, qui a réuni des associations professionnelles, les patronats, et les opérateurs économiques avait pour objectif de clarifier le cadre juridique du petit commerce et du commerce de détail en République démocratique du Congo.

Dans son intervention, le Vice-Premier Ministre a rappelé que la réforme ne vise pas à opposer les opérateurs économiques congolais aux opérateurs étrangers, mais à mieux organiser le marché intérieur, de sorte que les Congolais comme les étrangers puissent prospérer de manière harmonieuse.

« Il ne s’agit pas de restreindre la liberté d’entreprendre, il ne s’agit pas non plus d’opposer les opérateurs congolais aux opérateurs étrangers. Il s’agit d’organiser le marché. Une économie a besoin de producteurs, d’importateurs, de grossistes, de distributeurs et de détaillants. Chacun de ces acteurs a sa place et son utilité.

Mais pour que le marché fonctionne correctement, les règles doivent être suffisamment claires pour permettre à chacun de se développer dans des conditions de concurrence équilibrées », a déclaré Daniel Mukoko Samba.

Le Vice-Premier Ministre a ainsi souligné que cette démarche constitue le sens même de la réforme engagée par le Gouvernement : « Notre objectif n’est donc pas de fermer le marché. Notre objectif est de mieux l’organiser. »

Par ailleurs, Daniel Mukoko Samba a annoncé que la réforme entre progressivement dans une phase de contrôle et d’application effective de ses dispositions. Dans les jours à venir, les services compétents seront appelés à vérifier progressivement la conformité aux dispositions en vigueur.

Le Gouvernement privilégie toutefois une approche fondée sur la conformité volontaire. « Notre préférence demeure la conformité volontaire. Nous ne souhaitons pas que l’application de cette réforme donne lieu inutilement à des situations de confrontation ou de contrainte », a indiqué le Vice-Premier Ministre.

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Il a néanmoins rappelé que la responsabilité de l’État consiste également à faire respecter les règles qu’il édicte. À cet effet, chaque opérateur économique est appelé à prendre ses responsabilités. Ceux qui sont déjà en conformité sont invités à poursuivre normalement leurs ctivités, tandis que ceux qui doivent encore régulariser leur situation sont appelés à le faire.

Les opérateurs qui choisiraient délibérément de ne pas respecter les règles en vigueur devront, conformément aux textes, s’exposer aux conséquences prévues par la réglementation. « Il ne s’agit pas de sanctionner pour sanctionner », a précisé le patron de l’Économie, rappelant que la réforme poursuit avant tout un objectif d’organisation et d’assainissement du marché.

Ont notamment pris part à cette matinée les cadres du Cabinet du Ministre, du Secrétariat Général à l’Économie ainsi que de la Commission Interministérielle de Suivi des Réformes.

Plusieurs organisations patronales et associations représentatives du secteur privé étaient également représentées, notamment la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), la COPEMECO, le COFECCO, la NCCN-RDC, la CMBB et l’ADECC.

Avec Celcom/ECONAT

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