Soucieuse de restaurer la confiance dans la gestion des deniers publics, la Première ministre Judith Suminwa a décidé de durcir les règles au sein du Gouvernement. Cette mesure intervient après les controverses liées au projet de construction d’une prison à Kisangani, attribué de gré à gré sous l’autorité du ministre d’État en charge de la Justice, Constant Mutamba – une affaire aujourd’hui en instruction à la Cour de cassation. Désormais, tout contrat public devra obligatoirement obtenir un quitus (approbation formelle) avant validation, sous peine d’être annulé. Une façon pour Judith Suminwa d’envoyer un message clair à ses ministres : plus aucune irrégularité ne sera tolérée.
Mme la Première ministre Judith Suminwa a décidé de durcir les règlesvau sein du Gouvernement pour éviter que des situations controversées, comme celle impliquant le ministre d’Etat en charge la Justice, Constant Mutamba, sur le projet de construction d’une prison à Kisangani (province de la Tshopo), ne se reproduisent. Désormais, tout contrat public devra obligatoirement recevoir son quitus – une approbation formelle – avant d’être validé. Une mesure qui vise à renforcer la transparence et la responsabilité dans la gestion des fonds publics.
L’affaire Mutamba, du nom du projet de construction d’une prison à Kisangani, en instruction à la Cour de cassation, suscite un vif émoi dans l’opinion publique. Des irrégularités dans le processus d’attribution du contrat de gré à gré ont conduit à des interrogations sur la gestion des marchés publics sous le Gouvernement Suminwa.
Pour Judith Suminwa, il était essentiel d’agir pour éviter de tels dérapages. Aussi, par une correspondance adressée à tous les membres du Gouvernement, avec copie au Président de la République, elle a rappelé que la rigueur et la transparence doivent guider chaque décision ministérielle.
Désormais, avant toute signature de contrat engageant l’État, les ministres devront soumettre le dossier à une vérification approfondie. Un comité ad hoc, probablement placé sous l’autorité du Premier ministre devra donner son accord explicite (quitus) avant que le projet ne soit entériné.
Avec cette mesure, Judith Suminwa envoie un signal fort : son Gouvernement entend rompre avec les pratiques opaques du passé. C’est dire que les ministres savent désormais qu’ils devront rendre des comptes avant d’engager l’État.
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