
Sprint final pour le budget 2027. Alors que le calendrier constitutionnel fixe la date limite du dépôt au 15 septembre, le Gouvernement accélère la cadence. À Bibwa, la mobilisation interinstitutionnelle touche à sa fin avec un niveau d’exécution déjà estimé à 90 %. Arbitrages sectoriels, cadrage macroéconomique et réunions d’alignement : la semaine qui s’ouvre sera déterminante pour transformer les priorités nationales en choix budgétaires fermes. En charge du Budget, sauf imprévu, le Vice-Premier Ministre Adolphe Muzito défendra cet avant-projet ce vendredi devant le Conseil des Ministres, avant sa transmission à l’Assemblée nationale.
À Bibwa, les experts jouent les dernières cartes pour boucler l’avant-projet de loi de finances 2027. Avec près de 90 % des travaux déjà réalisés, le compte à rebours est lancé avant les arbitrages du Gouvernement et la transmission du texte au Parlement, dans le respect de l’échéance constitutionnelle.
Dernière ligne droite pour le Budget 2027. Retranchés depuis plusieurs jours à Bibwa, dans la commune de la N’sele, une centaine d’experts du ministère du Budget et de plusieurs institutions publiques s’emploient à mettre la dernière main à l’avant-projet de loi de finances pour l’exercice 2027.
Après cette session résidentielle, le Gouvernement entend accélérer le rythme pour respecter les différentes étapes prévues dans son calendrier budgétaire.
Près de 90 % du travail déjà réalisé
Le chantier est déjà largement avancé. Selon les responsables du ministère du Budget, les travaux préparatoires sont réalisés à près de 90 %.
Lors d’une visite d’inspection effectuée samedi 29 août sur le site de Bibwa, le Vice-Ministre du Budget, Élysée Bokumwana, représentant le Vice-Premier Ministre chargé du Budget, Adolphe Muzito, a pu mesurer l’état d’avancement des travaux et la mobilisation des équipes.
Il a salué le niveau d’exécution atteint tout en appelant les experts à maintenir la cadence afin de ne pas compromettre les délais constitutionnels.
« Faites tout pour respecter le calendrier tel que le VPM du Budget, Adolphe Muzito, l’a décliné afin que nous puissions respecter le délai constitutionnel », a-t-il exhorté.
Le calendrier se resserre
La semaine qui s’ouvre apparaît donc déterminante. D’après le directeur général de la Direction générale de la politique et de la programmation budgétaire (DGPPB), Roly Lengo, la mise en commun des résultats issus des travaux de Bibwa et de ceux de la DGPPB est prévue mercredi 2 septembre.
Cette étape devrait ouvrir la voie aux entretiens et arbitrages que conduira le VPM Adolphe Muzito pour déterminer les crédits à attribuer aux différents ministères.
Le 8 septembre, l’avant-projet de loi de finances 2027 doit être soumis à l’interministériel élargi. Le 11 septembre, son examen et son adoption sont annoncés en Conseil des Ministres, avant sa transmission à l’Assemblée nationale.
Une course contre la montre qui doit permettre au Gouvernement de respecter l’échéance constitutionnelle du 15 septembre 2026, date limite fixée pour le dépôt du projet de loi de finances au Parlement.
Un budget qui se construit à plusieurs mains
L’élaboration du Budget 2027 ne repose pas sur le seul ministère du Budget.
À Bibwa, les travaux réunissent des représentants de la Présidence de la République, de la Primature, du ministère des Finances, de la Banque centrale du Congo (BCC), ainsi que d’autres structures publiques.
Cette mobilisation interinstitutionnelle vise à rapprocher plusieurs paramètres : les prévisions de recettes, les projections de dépenses, les équilibres macroéconomiques, les priorités sectorielles et, surtout, les capacités financières réelles de l’État.
Pour Élysée Bokumwana, cette dimension collective est essentielle : « Ces travaux se déclinent en plusieurs étapes qui sont réalisées par les experts du Budget certes, mais aussi d’autres institutions : Présidence de la République, Primature, ministère des Finances, Banque centrale du Congo, etc. »
Des arbitrages pour transformer les priorités en crédits
Les conférences budgétaires constituent ainsi une étape centrale du processus.
Elles permettent aux experts d’examiner les besoins exprimés par les différentes administrations, d’évaluer leurs performances et de confronter leurs demandes aux ressources effectivement disponibles.
L’enjeu est désormais de transformer les grandes priorités nationales annoncées pour 2027 en programmes, actions et allocations budgétaires réalistes.
Cette exigence implique également de tenir compte des impératifs liés à la consolidation de l’exercice 2026, afin d’éviter de bâtir un budget déconnecté des contraintes financières du pays.
Bibwa, laboratoire de derniers arbitrages
Le choix d’une session résidentielle à Bibwa permet aux équipes de travailler plusieurs jours dans un cadre consacré exclusivement à l’analyse technique, aux échanges et aux arbitrages.
La supervision de la hiérarchie du ministère du Budget traduit, à ce stade, la volonté de garantir la cohérence, la fiabilité et la sincérité des documents qui serviront de base au projet de loi de finances 2027.
À quelques jours des échéances majeures, le décor est donc planté : les experts doivent désormais transformer leurs travaux techniques en un avant-projet de budget capable de passer l’épreuve des arbitrages gouvernementaux, puis celle du Parlement.
À Bibwa, le temps des projections touche à sa fin. Place désormais aux derniers réglages avant le grand rendez-vous budgétaire.
Hugo Tamusa


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