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Mines au service du développement : Louis Watum aligne l’Ituri, le Bas-Uélé et le Maniema dans son agenda stratégique 

Longtemps marginalisées, abandonnées aux réseaux illicites et à l’exploitation prédatrice, trois provinces congolaises à fort potentiel minier – l’Ituri, le Bas Uélé et le Maniema – sortent enfin de l’ombre. Le Ministre national des Mines, Louis Watum Kabamba, a fait de ces provinces enclavées le fer de lance d’une stratégie nationale ambitieuse : assainir le secteur, restaurer l’autorité de l’État et faire de la mine un véritable levier de développement local. Une tournée historique, ponctuée de décisions fortes, qui marque une rupture avec les pratiques du passé.

Sous l’impulsion du Président de la République, Félix Tshisekedi, et la coordination de la Première Ministre, Judith Suminwa Tuluka, le Ministre Louis Watum des Mines a entrepris de revisiter en profondeur la gouvernance minière congolaise. Son credo : rapprocher l’administration des réalités locales, traquer la fraude et garantir que les richesses du sous sol profitent enfin aux populations.

Cette ambition s’est concrétisée par une tournée minutieusement orchestrée dans trois provinces jusqu’alors négligées : l’Ituri, le Bas Uélé et le Maniema. Trois territoires aux gisements aurifères et en minerais stratégiques (3T – étain, tungstène, tantale) considérables, mais livrés pendant trop longtemps à l’exploitation illicite, à la pollution des écosystèmes et à la prédation des réseaux mafieux.

Ituri : un premier jalon dans la reconquête minière

Avant de gagner le Bas Uélé et le Maniema, le Ministre avait déjà posé des actes forts en Ituri. Dans cette province meurtrie par les conflits communautaires, l’or coule en abondance, mais souvent hors de tout contrôle. Dès sa première visite, Louis Watum a imposé un constat sans appel : plus de complaisance avec les exploitants illégaux, plus de trafic d’or qui finance des groupes armés.

Il a engagé une série d’audits, renforcé les capacités des services techniques et ouvert le dialogue avec les coopératives artisanales pour les sortir de l’informel. Ce premier jalon a pavé la voie à l’extension de la réforme à l’ensemble du nord est du pays.

Bas Uélé : une arrivée historique et un diagnostic implacable

Le mardi 21 avril 2026 restera gravé dans les mémoires à Buta, chef lieu du Bas Uélé. Jamais, depuis l’indépendance, un Ministre national des Mines n’avait foulé le sol de cette province. Accompagné de députés nationaux, du Secrétaire général aux Mines et de plusieurs services techniques, Louis Watum a été accueilli par une population en liesse, consciente que l’heure du désenclavement institutionnel avait sonné.

Le Ministre n’a pas perdu de temps. Il a installé son « quartier de travail » et passé au crible l’ensemble de la chaîne minière locale. Le diagnostic est sans ambiguïté : le Bas Uélé regorge d’or, notamment dans les territoires de Poko et Ango, mais cette richesse est captée par des exploitations clandestines. Conséquences : non respect du Code minier, pollution des rivières par le mercure, appauvrissement des communautés et absence totale de retombées fiscales.

Face à ce tableau, Louis Watum a pris des décisions immédiates. Des équipements utilisés dans l’exploitation illégale ont été saisis. Les sociétés en infraction ont été sommées de se conformer à la loi sous peine de sanctions sévères. Une commission mixte État central province a été annoncée pour assainir le secteur, restaurer l’autorité publique et garantir que l’or du Bas Uélé devienne un moteur de développement local.

Avant de quitter Buta, le ministre a visité les installations de DRC Gold Trading, acteur clé de la traçabilité de l’or, symbole de la volonté gouvernementale de légaliser toute la filière.

Maniema : la même détermination pour une terre de promesses

À peine la mission achevée au Bas Uélé, la délégation ministérielle a pris la direction de Kindu, chef lieu du Maniema. Là encore, c’est une première. Accueilli par une foule en liesse, Louis Watum a mesuré l’immense espérance d’une province riche en diamants, or et 3T, mais restée à l’écart des grandes réformes.

Après les échanges protocolaires avec le gouverneur, le ministre a enchaîné les visites stratégiques : comptoir de DRC Gold Trading, unités de traitement des minerais 3T (notamment les sociétés UMOJA et CJX Minerals). Son objectif : structurer un secteur encore largement artisanal et informel, en faire un véritable pôle économique régional. Des séances de travail avec les députés provinciaux, la société civile et les exploitants artisanaux ont permis d’identifier les goulots d’étranglement : absence de cadastre minier local, faiblesse des moyens de contrôle, tracasseries et circuit de commercialisation opaque.

Le Ministre a promis des solutions concrètes : appui technique pour la formalisation des coopératives, déploiement d’inspecteurs supplémentaires, et mise en place d’un système de traçabilité numérique pour les minerais artisanaux. La dynamique est lancée.

Rigueur, proximité et courage politique

Cette tournée révèle trois qualités majeures du ministre Louis Watum.

La rigueur administrative: au lieu de gérer depuis Kinshasa, il est allé sur le terrain pour constater lui même les dérives. Il a pris des décisions fermes – saisies, mises en demeure, suspensions – montrant que l’impunité n’est plus tolérée.

La proximité avec les populations : en dialoguant directement avec les exploitants artisanaux, les autorités locales et la société civile, il a instauré un climat de confiance. Les habitants de Buta et de Kindu ont vu en lui un ministre qui les écoute et qui agit.

Le courage politique : s’attaquer aux réseaux illicites qui prospèrent dans l’or et les 3T exige une détermination à toute épreuve. En s’aventurant dans des provinces éloignées, parfois perméables aux groupes armés, Louis Watum a envoyé un signal fort : l’État reprend ses droits, partout sur le territoire.

Une dynamique désormais irréversible

Grâce à cette offensive en trois temps – Ituri, Bas Uélé, Maniema –, le ministre des Mines a posé les bases d’un nouveau pacte minier en RDC. Désormais, plus question d’abandonner des provinces entières à la prédation. Les richesses du sous sol congolais doivent se traduire par des routes, des écoles, des centres de santé et des emplois décents pour les populations locales.

La route est encore longue, mais l’élan est pris. Louis Watum Kabamba montre la voie : un secteur minier assaini, transparent et au service du développement. Les trois provinces entrent, de plain pied, dans l’agenda stratégique de la nation. Et les Congolais peuvent enfin croire que la manne minière ne sera plus, demain, une malédiction, mais une chance.

Econews

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