Des enregistrements audio, devenus viraux sur les réseaux sociaux, relaient des témoignages de parents d’élèves de l’École Sévigné, qui dénoncent le comportement présumé de son promoteur, Willy Bakonga Wilima, ancien cadre du FCC de Joseph Kabila, passé désormais chantre de Félix Tshisekedi. Dans ces messages, plusieurs parents affirment avoir connaissance de faits graves, évoquant notamment des allégations de détournement de mineures.
Ces révélations, encore non confirmées par une enquête officielle à ce stade, suscitent une vive émotion au sein de l’opinion publique et soulèvent de nombreuses interrogations quant à la protection des élèves et au respect des normes éthiques au sein de cet établissement scolaire.
Selon ces témoignages, Willy Bakonga Wilima serait mis en cause dans des faits présumés d’attouchements, d’abus sexuels et de pressions exercées sur des élèves. Les parents évoquent notamment un système d’échanges illicites, où des avantages tels que de l’argent, des téléphones ou encore la promesse de réussite scolaire en particulier à l’Examen d’État auraient été proposés en contrepartie.
Ces accusations, d’une extrême gravité, restent à ce stade au niveau de témoignages et appellent à des vérifications approfondies par les autorités compétentes, afin d’établir les faits et, le cas échéant, situer les responsabilités.
Sur la toile, un parent d’une élève victime affirme notamment que des jeunes filles âgées de 16 à 18 ans auraient subi des pressions pour céder à ces exigences, sous peine de sanctions pouvant aller jusqu’au renvoi de l’établissement, même en cas de réussite scolaire.
Toujours d’après ces mêmes sources, ce système présumé s’inscrirait dans la durée et aurait perduré pendant plusieurs années au sein de l’établissement, dans une relative discrétion. Les témoignages évoquent un climat de silence et de crainte, qui aurait contribué à limiter la diffusion de ces allégations.
La réplique
Dans une déclaration empreinte de gravité, Willy Bakonga Wilima affirme être la cible d’une cabale qu’il estime savamment orchestrée. « Je prends la parole aujourd’hui pour dénoncer un complot orchestré contre ma personne », a-t-il martelé, sur un ton ferme, évoquant une offensive nourrie, selon lui, par des intérêts qu’il qualifie d’obscurs et de difficilement identifiables.
À l’en croire, sa récente prise de position dans le débat public, notamment autour des enjeux institutionnels, aurait servi de déclencheur à une vague d’hostilité inattendue. Il y voit le reflet d’un climat de crispation croissante, où les divergences d’opinion se transforment rapidement en confrontations ouvertes. Pour l’ancien ministre, cette situation met en lumière les tensions latentes qui traversent actuellement l’espace public, tout en posant la question du respect du pluralisme et de la liberté d’expression dans le débat national.
Depuis cette prise de parole, Willy Bakonga Wilima affirme faire face à une série d’attaques qu’il juge persistantes et coordonnées : propagation de rumeurs, tentatives de ternir sa réputation et manœuvres présumées visant à fragiliser le fonctionnement de son établissement scolaire. Il rejette catégoriquement ces agissements, qu’il interprète comme les signes d’une dérive préoccupante où l’expression d’une opinion dans le débat public deviendrait, selon lui, un motif de stigmatisation, voire de persécution.
Dans le même élan, il est revenu sur les accusations formulées par Timothée Le Noir au sujet d’une prétendue sanction infligée à son fils. L’ancien ministre a tenu à clarifier les faits, affirmant que la mesure disciplinaire évoquée aurait été prise par le préfet des études dans le strict respect du règlement intérieur de l’établissement, conformément aux procédures en vigueur.
Benny Lutaladio

