Stabilité relative du cadre macro-économique : prudence à la Banque Centrale du Congo

Si le cadre macro-économique affiche une nette stabilité, la Banque Centrale du Congo évite toute euphorie. A l’Institut d’émission, on reste convaincu que la situation peut se retourner à tout moment en fonction de certaines pesanteurs internes et externes qui pèsent sur l’économie congolais.

C’est l’essentiel de la communication du vice-gouverneur de la Banque Centrale du Congo, invitée vendredi dernier, à la réunion du Conseil des ministres. A cette occasion, il a fait part d’une « conjoncture économique qui reste marquée par la poursuite de la stabilité du cadre macroéconomique, en dépit de certaines pesanteurs internes et externes de l’économie nationale ».

En 2022, a-t-il souligné, l’activité économique restera soutenue avec un taux de croissance de 6,4% qui serait tiré principalement par le secteur minier.

A la troisième semaine de ce mois de janvier, le taux d’inflation est resté stable où il s’est établi à 0,171% contre 0,094% enregistré une semaine auparavant. Cela est consécutif aux actions coordonnées des politiques macroéconomiques mises en œuvre.

A condition inchangée, il est attendu un taux d’inflation plus faible de 5,368% à fin décembre 2022 par rapport à une réalisation de 15,655% enregistré pendant la même période de 2021.

La stabilité est également observée sur les deux segments du marché de changes sur fond du maintien de la bonne coordination des actions des  politiques macroéconomiques, conjuguée à une conjoncture extérieure globalement favorable. A l’indicatif, le franc congolais a connu une légère appréciation de 0,0275%. Et au parallèle, la monnaie nationale s’est appréciée de 1,0996%.

Les réserves de change se sont établies à 3,5 milliards de dollars américains au 22 janvier 2022, correspondant à plus de trois (3) mois d’importations des biens et services. Selon la BCC, cet accroissement des réserves tient, notamment, des achats de devises par la Banque Centrale du  Congo sur le marché de changes et de l’encaissement des devises au titre de la Facilité élargie du crédit (FEC) dans le cadre du programme en cours avec le Fonds Monétaire International (FMI).

En dépit de la stabilité observée et face à certains risques d’origine interne et externe, le vice-gouverneur de la Banque Centrale du Congo a recommandé la poursuite de la coordination des actions au niveau des politiques budgétaire et monétaire ainsi que la gestion rapprochée des facteurs de liquidité.

Dans le registre de la mobilisation des recettes, le ministre des Finances a indiqué que la situation de la trésorerie de l’Etat du 1er au 27 janvier 2022 a affiché les recettes collectées de l’ordre de 917,1 milliards Fc sur des prévisions linéaires de 922,6 milliards de francs congolais. Ce qui représente un taux d’exécution de 99,4%.

Selon lui, cette performance confirme la tendance haussière des recettes amorcée depuis mai 2021. Car, les recettes mobilisées à ce jour sont en augmentation de 50% (soit 306,7 milliards Fc supplémentaires) par rapport à celles réalisées en janvier 2021 qui étaient de 61,4 milliards de CDF.

Quant aux dépenses, elles se sont chiffrées, au 27 janvier 2022,  à 727,6 milliards Fc. Comparées aux recettes mobilisées, il se dégage un excédent de 189,5 milliards de CDF.

Econews