Fiscalité et ressources naturelles : à Paris, Christophe Bitasimwa porte le modèle IGF devant les experts internationaux

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Patron de l’IGF, Christophe Bitasimwa à PSE.

Présente à la Conférence internationale de Paris consacrée à la fiscalité et à la gestion des ressources naturelles du Bassin du Congo, l’Inspection Générale des Finances (IGF) entend faire valoir son expérience dans l’encadrement des finances publiques. À la tête de cette délégation, son Chef de service, Christophe Bitasimwa Bahii, est appelé à présenter les mutations engagées au sein de l’institution congolaise, notamment autour du contrôle systémique, de la digitalisation et de l’amélioration de la gouvernance financière.

Kinshasa exporte son expérience en matière de contrôle des finances publiques. Du 14 au 18 septembre 2026, la capitale française devient le point de convergence des experts, chercheurs, décideurs publics et professionnels mobilisés autour d’un enjeu stratégique pour l’Afrique centrale : comment mieux gérer la fiscalité et les immenses ressources naturelles du Bassin du Congo pour accélérer le développement économique ?

Organisée à la Paris School of Economics (PSE), cette conférence internationale offre une tribune de premier plan à la République Démocratique du Congo. Et l’IGF entend bien en profiter.

Bitasimwa, un modèle congolais à présenter

Au cœur de cette participation congolaise, la présence de Christophe Bitasimwa Bahii, Chef de service de l’Inspection Générale des Finances, est particulièrement attendue.

Le responsable de l’IGF intervient dans une séquence consacrée à une question fondamentale : « Quelles institutions pour quel développement économique ? » Une interrogation qui résonne directement avec la transformation engagée au sein de l’institution supérieure de contrôle financier.

Avec son Plan stratégique triennal 2026-2028, l’IGF entend en effet passer à une nouvelle étape : celle d’un contrôle davantage systémique, fondé sur la digitalisation des procédures, l’exploitation des données et une meilleure capacité d’anticipation des risques pesant sur les finances publiques.

À Paris, Christophe Bitasimwa aura donc l’occasion de présenter cette évolution devant un auditoire international composé notamment d’universitaires, d’experts de la fiscalité et de responsables publics.

L’enjeu dépasse ainsi la simple participation à une conférence : il s’agit de faire connaître une expérience congolaise et d’en exposer les enseignements.

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L’IGF sous les projecteurs internationaux

Le moment fort de cette participation intervient également ce vendredi 18 septembre. L’IGF sera appelée à présenter une communication autour du thème : « L’Inspection Générale des Finances, une institution clé en transformation ». Une thématique qui permet de mettre en perspective les réformes engagées au sein de l’institution et son rôle dans la consolidation de la gouvernance financière en RDC.

Christophe Bitasimwa et son équipe auront ainsi l’occasion de montrer comment le contrôle des finances publiques peut évoluer face aux nouveaux défis : sophistication des mécanismes financiers, déperdition des recettes, évasion fiscale, gestion des ressources naturelles et nécessité de disposer d’administrations publiques plus performantes.

L’IGF prendra également part à une table ronde consacrée à l’évasion fiscale et aux inégalités, autre sujet particulièrement sensible pour les États disposant d’importantes ressources naturelles.

Les ressources naturelles au cœur du débat

La conférence de Paris intervient dans un contexte où la fiscalité et la gouvernance des ressources naturelles sont devenues des enjeux majeurs de souveraineté économique.

Pendant cinq jours, les participants confrontent leurs expériences autour de la taxation, de la régulation minière, mais aussi de la gestion des ressources forestières et hydrauliques.

Les échanges portent également sur les minerais critiques et leur dimension géopolitique.

Ninon Moreau Kastler, de l’Observatoire international de la fiscalité, a notamment insisté sur la nécessité pour les pays producteurs de ne pas considérer ces questions sous un angle strictement national. Les minerais critiques sont désormais au cœur des rapports de force économiques et géopolitiques internationaux.

Une réalité qui concerne directement la RDC, puissance minière appelée à mieux valoriser ses ressources tout en renforçant ses mécanismes de contrôle et de mobilisation des recettes publiques.

La présence de l’IGF s’inscrit donc dans une réflexion beaucoup plus large sur la capacité des institutions publiques africaines à accompagner le développement économique. Les interventions de la Direction générale des impôts, notamment sur l’état des lieux de la taxation en RDC, complètent cette contribution congolaise.

La Conférence aborde également des sujets émergents, à l’image de l’intelligence artificielle dans les administrations publiques, présentée par Philippe Widmer de la Paris School of Economics, avec un accent sur la transformation des pratiques administratives et la relation avec les citoyens. Autant de problématiques qui placent la modernisation de l’administration au centre de la performance économique des États.

Paris, une vitrine pour la transformation de l’IGF

Pour l’Inspection Générale des Finances, cette participation constitue surtout une occasion de confronter son modèle aux expériences et analyses venues d’autres horizons.

À travers son Plan stratégique 2026-2028, l’institution veut faire du contrôle des finances publiques un instrument plus moderne, plus systématique et davantage appuyé par le numérique.

La tribune parisienne offre ainsi à Christophe Bitasimwa une occasion de présenter une IGF en pleine mutation, mais aussi de mettre en lumière les défis auxquels la RDC reste confrontée dans la mobilisation de ses recettes et la sécurisation de ses ressources.

Dans l’amphithéâtre de la Paris School of Economics, l’expérience congolaise ne sera donc pas seulement observée.

Elle sera exposée, questionnée et confrontée aux standards internationaux. Une manière, pour l’IGF, de faire entendre depuis Paris un message simple : la RDC ne veut plus seulement parler de bonne gouvernance financière ; elle entend aussi montrer les mécanismes institutionnels qu’elle met en place pour la construire.

Econews

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