
Le communiqué du Cabinet Royal affirme la poursuite de la dynamique internationale impulsée par SM le Roi Mohammed VI, après la large reconnaissance à l’échelle mondiale de la souveraineté du Maroc sur ses provinces du Sud et du plan d’autonomie comme seule base pour une solution définitive à la question du Sahara, a indiqué le ministre de l’Aménagement du territoire national, de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Politique de la Ville, Porte-Parole du gouvernement, Samir Belfkih.
Dans une déclaration, le Porte-Parole a souligné que le communiqué du Cabinet Royal, rendu public vendredi soir, « intervient à un moment hautement significatif dans le processus lié à notre cause nationale ». Il a été publié à la veille de la célébration du premier anniversaire de la Fête de l’Unité, décrétée par SM le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, après l’adoption de la résolution 2797 du Conseil de sécurité, et à la suite du Discours Royal dans lequel le Souverain avait affirmé qu’« il y aura un avant et un après 31 octobre 2025 ».
En outre, le communiqué du Cabinet Royal revêt un caractère historique, dans la mesure où « il considère que la non-reconduction du mandat de la Minurso est perçue comme un pas significatif vers la clôture définitive du dossier au sein des Nations Unies, tout en l’associant à la symbolique de la Fête de l’Unité, le mandat de la Minurso dans les provinces du Sud devant cesser dans les prochains jours », a-t-il ajouté.
Il a estimé qu’il n’est pas possible de saisir l’importance historique de ce communiqué sans avoir à l’esprit le long processus dont il marque le dénouement de l’une de ses étapes. « Depuis la Marche Verte en 1975, dont nous avons célébré le cinquantenaire l’année dernière, les Marocains, sous la conduite de leurs Souverains, sont restés attachés au parachèvement de leur intégrité territoriale », a-t-il dit.
Et de poursuivre qu’en 1991, la Minurso a été créée dans le contexte du cessez-le-feu. Il s’agit, comme l’a si bien souligné le communiqué du Cabinet Royal, d’une mission « héritée d’un contexte anachronique et révolu », qui a longtemps constitué « un instrument d’internationalisation du différend régional ». S’en suivront, en 2007, l’initiative d’autonomie, puis la reconnaissance par les États-Unis de la souveraineté du Maroc sur son Sahara, en 2020, ainsi que l’adoption par le Conseil de sécurité, le 31 octobre 2025, de la résolution 2797, qui a érigé l’initiative d’autonomie comme seule base de négociation, a rappelé M. Belfkih.
Il a, dans ce cadre, mis en exergue le rôle de Sa Majesté le Roi : une vision stratégique « fondée sur la patience et l’initiative, depuis la présentation de l’initiative d’autonomie en 2007, jusqu’à la définition de ses contours et à la mobilisation du soutien international en sa faveur, outre un Leadership éclairé associant fermeté dans la défense de l’intégrité territoriale et ouverture à une solution politique préservant les intérêts de toutes les parties, dans le respect de l’esprit du droit international ».
Il a, à cet égard, relevé que le communiqué du Cabinet Royal « réitère l’attachement du Maroc au cessez-le-feu », ainsi que la poursuite de la « dynamique internationale lancée par le Souverain aux niveaux bilatéral et régional », à la suite de la large reconnaissance internationale de la souveraineté du Maroc sur ses provinces du Sud et de l’initiative d’autonomie comme seule base pour un règlement définitif de la question du Sahara.
Le porte-parole du gouvernement a rappelé que le projet de résolution proposé par les États-Unis a recueilli 11 voix pour et une contre, sur les 15 membres du Conseil, ce qui confirme l’adhésion de la majorité des États membres à la dynamique visant à faire de l’initiative d’autonomie l’unique base pour un règlement définitif à ce conflit.
Il a assuré que le gouvernement « se met, comme il l’avait affirmé dans sa déclaration devant le Parlement, au service des Hautes Orientations Royales, tout en poursuivant la défense de la souveraineté du Royaume et de son intégrité territoriale et en accélérant le développement des provinces du Sud, afin que l’unité nationale soit une réalité vécue au quotidien par les citoyens ».
Communiqué du Cabinet Royal
« Le mandat de la Minurso n’a pas été reconduit par le Conseil de sécurité des Nations Unies lors de sa réunion de ce jour, 30 octobre 2026. Il s’agit d’une évolution importante et d’un pas significatif vers la clôture définitive du dossier du Sahara marocain aux Nations Unies.
Ce développement majeur coïncide avec la célébration de la fête de l’Unité, décrétée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, pour incarner la rupture dans la gestion de ce dossier, passant d’une simple logique de gestion à une approche de transformation profonde des paramètres.
Ainsi, la non-reconduction du mandat de la Minurso signifie clairement que la présence de cette Mission dans les provinces du sud du Royaume, notamment à travers son personnel, ses véhicules, son matériel et ses symboles, devrait cesser dans les prochains jours.
C’est une page de 35 ans qui est désormais tournée. Héritée d’un contexte anachronique et révolu, cette Mission a longtemps constitué un instrument d’internationalisation du différend régional relatif au recouvrement légitime par le Royaume du Maroc de ses provinces sahariennes.
En outre, la non-reconduction de la Minurso devrait marquer la fin de la saisine du Conseil de sécurité et le retrait de cette question de son ordre du jour. Dès lors, les réunions statutaires périodiques du Conseil consacrées au Sahara marocain, les rapports du Secrétaire général des Nations Unies y afférents et les briefings de son Envoyé personnel, n’auraient plus lieu d’être.
Le processus politique onusien, qui a été marqué malheureusement par les tergiversations des autres parties, leur entêtement à créer le blocage et à faire perdurer le statu quo, se trouve ainsi suspendu. Des actions similaires seront également menées prochainement au sein des autres organes de l’ONU.
Tout en marquant sa satisfaction de cette évolution, le Maroc demeure fermement attaché au cessez-le-feu, dans le strict respect de son intégrité territoriale, de sa sécurité nationale et de la quiétude de ses citoyens.
Par ailleurs, la dynamique internationale lancée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu Le préserve, se poursuivra, aux niveaux bilatéral et régional. Elle a d’ores et déjà permis de capitaliser des soutiens importants, puisque plus des deux tiers des membres de l’ONU, y compris des membres permanents du Conseil de sécurité et les puissances influentes, appuient clairement l’autonomie, sous souveraineté marocaine, comme seul cadre de solution pour régler ce différend régional ».
Avec MAP


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