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Ebola : de Kisangani à Bunia, Judith Suminwa brave la peur et se rend au cœur de l’épidémie pour consolider la riposte

Face au péril mortel de la 17ᵉ épidémie d’Ebola qui frappe de plein fouet l’Est de la République Démocratique du Congo, la Première Ministre Judith Suminwa a fait le choix de l’audace et de la proximité. Faisant fi de la peur et bravant les protocoles sanitaires les plus stricts, la Cheffe du Gouvernement s’est rendue en personne au cœur du danger, de Kisangani jusqu’à l’épicentre de Bunia en Ituri. Au plus près des populations frappées par le deuil et aux côtés des équipes de la riposte en première ligne, ce périple de trois jours consacre une présence sur le terrain à la fois courageuse, humaine et résolue pour consolider la réponse nationale face au virus. Retour sur une tournée sanitaire sous le signe du devoir et de la bravoure.

La Première Ministre a effectué les 23 et 24 juillet une mission de haut niveau dans les provinces de la Tshopo et de l’Ituri, épicentre de la flambée de la maladie à virus Ebola. Un périple de trois jours sur le front sanitaire, au plus près des populations et des équipes de riposte, pour réaffirmer l’engagement du gouvernement face à la pire crise sanitaire que traverse actuellement la RDC.

Déclarée le 15 mai 2026 en Ituri, la 17e épidémie à virus Ebola, de souche Bundibugyo, ne cesse de s’étendre. Au 26 juillet 2026, le bilan s’élève à 3.262 cas de contamination et 1.437 décès. Cinq provinces sont désormais touchées, dont l’Ituri, la Tshopo, le Nord-Kivu et le Sud-Kivu. Face à cette propagation alarmante, la Cheffe du Gouvernement a pris la décision de se rendre sur le terrain, défiant les risques pour soutenir les équipes soignantes et rassurer les populations sinistrées.

Une mission de haut niveau pour consolider la riposte

Partie de Kinshasa le jeudi 23 juillet, Judith Suminwa a d’abord fait escale à Kisangani, chef-lieu de la Tshopo, où plusieurs cas ont déjà été enregistrés. Accompagnée des représentants des États-Unis, du Système des Nations Unies et des principaux partenaires engagés dans la riposte, elle a présidé une réunion de haut niveau consacrée à la coordination des actions sanitaires.

« Dire que la riposte piétine, je pense que vous n’avez pas la bonne information. Au contraire, nous avons enregistré cinq cas importés d’Ebola ici dans la Tshopo, et les équipes de riposte ont déjà retracé pratiquement tous les cas contacts », a-t-elle déclaré lors d’un point de presse, rendant hommage au « travail formidable » accompli par les équipes médicales sur place.

La Première Ministre en a profité pour annoncer le déblocage d’une enveloppe de 50 millions de dollars américains par le gouvernement congolais pour soutenir la riposte. Elle a également insisté sur la nécessité de rendre rapidement opérationnel le nouveau laboratoire provincial de Kisangani, afin que toutes les analyses liées à Ebola puissent être réalisées sur place sans dépendre de l’INRB à Kinshasa.

Au cœur de l’épicentre : Bunia, Rwampara et Mongwalu

Après Kisangani, Judith Suminwa s’est rendue à Bunia, chef-lieu de l’Ituri, la province la plus durement touchée par l’épidémie. « Nous sommes ici en Ituri pour voir de près l’évolution de la riposte, encourager les équipes mobilisées, comme le veut le Président Félix Tshisekedi », a-t-elle affirmé à son arrivée.

Durant trois jours, la Cheffe du Gouvernement a foulé le sol des zones les plus sinistrées, visitant les centres de traitement d’Ebola de Rwampara, Bunia et Mongwalu – trois épicentres de l’épidémie. À Mongwalu, elle a notamment remis un certificat de guérison à un enfant devenu orphelin après avoir perdu ses parents à cause du virus. Un geste fort qui témoigne de sa volonté d’être au plus près des communautés touchées.

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Un message d’espoir et de mobilisation

Partout où elle est passée, Judith Suminwa a appelé les populations à ne pas céder à la panique. « Avoir plus de cas d’Ebola ne signifie pas la catastrophe. Au contraire, le fait d’avoir plus de cas veut dire que la sensibilisation marche et que les personnes atteintes arrivent rapidement dans les centres de santé. Plus les gens arriveront tôt et moins on aura de décès », a-t-elle martelé.

Elle a également plaidé pour des infrastructures sanitaires durables, demandant aux partenaires humanitaires et financiers de « sortir de la logique des structures provisoires et d’investir dans la construction d’ouvrages permanents en matériaux durables ». Sur le volet scientifique, elle a rassuré la population quant à l’avancement des travaux sur un vaccin adapté à la nouvelle variante du virus, sous la coordination du professeur Jean-Jacques Muyembe.

Un courage salué

En bravant la peur et en défiant les protocoles sanitaires pour se rendre au cœur du danger, Judith Suminwa a donné une illustration éclatante du leadership gouvernemental face à l’une des pires épidémies qu’ait connues le pays. Son périple de trois jours dans l’Est de la RDC restera comme un moment fort de la riposte nationale, marqué par le courage, la détermination et la volonté de ne laisser personne de côté.

Regagnant Kinshasa le vendredi 24 juillet au soir, la Première Ministre a laissé derrière elle un message clair : le Gouvernement est en première ligne, aux côtés des soignants et des populations, pour enrayer cette épidémie et sauver des vies.

Econews

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« De Rwampara à Mongbwalu, la compassion de la Première Ministre au plus près des patients et des équipes de la riposte« 

La Première Ministre Judith Suminwa Tuluka s’est rendue, ce vendredi, d’abord dans la zone de santé de Rwampara, à environ 10 kms de Bunia. La Cheffe du Gouvernement, qui est à la tête d’une délégation conjointe Gouvernement-partenaires, y a visité le Centre de traitement d’Ebola (CTE), afin de s’enquérir des conditions de prise en charge des patients.

Un regain d’espoir à Rwampara

Visage marqué, la Cheffe du Gouvernement a suivi tout le protocole avant d’accéder au Centre de traitement d’Ebola (CTE). Accompagnée de la Ministre d’Etat, Ministre des Affaires sociales, Action humanitaire et Solidarité nationale, du Gouverneur de province, du Coordonnateur humanitaire de l’ONU et du Coordonnateur provincial de la riposte, Judith Suminwa a pu voir de ses propres yeux, depuis la zone verte, comment sont pris en charge aussi bien les cas confirmés que les suspects. C’est dans ce centre qu’une vague de cas de guérison ont été récemment enregistrés, parmi eux un nourrisson de 15 mois et sa mère, devenant ainsi le premier bébé officiellement guéri dans le cadre de la riposte contre cette épidémie du virus Ebola, de souche Bundibugyo.

L’arrivée de la Première Ministre suscite un regain d’espoir dans la population qui prend de plus en plus conscience de l’existence de la maladie et de l’implication des autorités gouvernementales.

« C’est une chance exceptionnelle de voir la Première Ministre venir elle-même ici là où peut-être d’autres hésiteraient. Avec elle, nous savons qu’il y aura un changement », se réjouit Jeannine Mabusi, membre la société civile de l’Ituri.

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Le soutien du Gouvernement aux héros de la riposte

En Ituri, la Première Ministre est aussi venue apporter l’appui du Gouvernement aux équipes soignantes. A Rwampara, ces équipes assurent entre autres le dépistage, l’isolement des cas, la prise en charge des patients mais aussi la recherche des contacts et la sensibilisation des communautés en vue de freiner la transmission et la propagation du virus.

Consciente des conditions de travail souvent difficiles dans lesquelles elles évoluent, la Cheffe du Gouvernement a officiellement remis une dizaine de véhicules 4×4 au Coordonnateur provincial de la riposte, le professeur Steve Ahuka, pour assurer la mobilité des équipes à sa disposition.

Après Rwampara, la Première Ministre s’est envolée, par hélicoptère, pour la zone de santé de Mongbwalu où l’épidémie liée au virus Ebola Bundibugyo s’est déclarée il y a deux mois environ. Dans cet épicentre majeur de la maladie, la Cheffe du Gouvernement s’est rendue compte des défis auxquels font face les équipes de riposte, entre autres : l’insuffisance de la fourniture électrique et d’eau potable, les difficultés d’accès aux aires affectées à cause de l’insécurité, la persistance des activités dans les mines d’or, les résistances communautaires et les problèmes de prise en charge des relais communautaires.

En dépit de ces conditions difficiles, les équipes de la riposte se battent avec les moyens du bord pour sauver des vies. Le CTE a pu guérir un autre bébé, d’un mois. Le nourrisson a été présenté à la Première Ministre, qui a profité de l’occasion pour encourager davantage le personnel soignant du CTE de Mongbwalu et réaffirmé l’engagement du Gouvernement à améliorer leurs conditions de travail. Pour elle, le problème des moyens financiers ne se pose plus.

« Quand on regarde la mobilisation de fonds qui a été faite par le Gouvernement et au niveau de différents partenaires, on se rend compte que d’un point de vue financier on n’a pas de problème majeur. Maintenant il faut s’assurer que toute la logistique est prise en charge : ambulances, problème d’eau, d’oxygène, d’équipements pour des enterrements sécurisés de manière à couvrir toutes les zones affectées », a soutenu Judith Suminwa.

La Cheffe du Gouvernement a par ailleurs encouragé l’engagement communautaire à travers le renforcement de la sensibilisation et donné des instructions afin que les priorités soient mieux alignées. En outre, le Gouvernement entend œuvrer pour sortir les familles des camps de déplacés, dont la précarité favorise la propagation de la maladie

La Première Ministre a clôturé sa mission en Ituri avec la conviction qu’il faut à présent travailler pour transformer cette crise en opportunité et améliorer la réactivité du pays face à ce type de crise.

Avec Celcom/PRIMATURE

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