
Le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, s’est rendu dans trois établissements scolaires de Kinshasa, dans les communes de N’djili et de la Gombe, quelques jours après le lancement de l’année scolaire 2026-2027, afin de vérifier personnellement la reprise effective des cours et d’apprécier les conditions d’apprentissage des élèves. Accompagné de la ministre d’État en charge de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté, Raïssa Malu Dinanga, le Chef de l’État a notamment constaté la présence des élèves et des enseignants, suivi des activités pédagogiques et pris connaissance d’initiatives destinées à améliorer les conditions de scolarisation, dont les cantines scolaires et la dotation en bancs-pupitres.
Cette descente présidentielle traduit une volonté affichée des autorités congolaises de ne pas limiter la rentrée scolaire à une simple formalité administrative. Le suivi de l’effectivité des cours, la présence des enseignants et des élèves ainsi que les conditions dans lesquelles les enseignements sont dispensés apparaissent désormais comme des indicateurs essentiels de la politique éducative.
Au Collège Bonsomi, dans la commune de N’djili, Félix Tshisekedi a parcouru plusieurs salles de classe et échangé directement avec les élèves et les enseignants. Sur les 1.680 élèves attendus, 1.608 étaient présents, selon les données communiquées lors de la visite.
Cette présence importante en début d’année scolaire illustre la mobilisation autour de la reprise des activités éducatives et donne un premier aperçu de l’effectivité de la rentrée dans cet établissement.

Les cantines scolaires au cœur de la politique éducative
La visite de l’École primaire Sona Pangu 1 et 2 a permis de mettre en évidence une autre dimension des réformes engagées dans le secteur : l’amélioration des conditions sociales qui entourent la scolarisation.
Une cantine scolaire y a été installée dans le cadre du Programme national d’alimentation scolaire. L’objectif affiché est de contribuer au maintien des enfants à l’école tout en améliorant leur bien-être et leurs capacités d’apprentissage.
Le programme prévoit l’installation de trois cantines scolaires dans chacune des provinces administratives du pays. Cette initiative entend ainsi apporter une réponse concrète à l’un des enjeux qui dépassent la seule question de l’accès à l’école : créer des conditions favorables à la fréquentation régulière des établissements et à l’apprentissage.
À cette initiative s’ajoute la remise d’un lot de bancs-pupitres à l’établissement. Une action qui vise à améliorer les conditions d’accueil et d’enseignement dans les salles de classe.

De l’accès à l’école à la qualité des enseignements
La politique éducative présentée à travers cette rentrée ne se résume donc pas à l’ouverture des établissements scolaires. Elle s’inscrit également dans une approche mettant en avant la qualité des enseignements, la gestion des écoles, les conditions d’apprentissage et le suivi des élèves.
La ministre d’État Raïssa Malu l’avait clairement souligné lors du lancement officiel de l’année scolaire, le 1er septembre dernier, à l’Institut technique agricole et vétérinaire de N’Sele.
« Une rentrée réussie ne se mesure pas seulement au nombre d’écoles qui ouvrent leurs portes le premier jour. »
Pour la ministre, l’évaluation doit également porter sur la présence effective des enseignants et des élèves, le respect du calendrier scolaire, la qualité des enseignements, la bonne gestion des établissements et les progrès réalisés par les enfants tout au long de l’année.
Cette vision élargit considérablement la notion de réussite scolaire. Elle place la performance du système éducatif dans une perspective de long terme, où l’accès à l’éducation doit progressivement s’accompagner d’une amélioration de la qualité et des résultats.
Une mobilisation à l’échelle nationale
Près de 31 millions d’élèves ont repris le chemin de l’école pour l’année scolaire 2026-2027 sur l’ensemble du territoire national, selon les données communiquées dans le cadre du lancement de cette nouvelle année scolaire.
Un tel effectif donne toute son importance aux réformes engagées dans le secteur. L’éducation constitue en effet un enjeu majeur pour l’avenir du pays, mais aussi un défi logistique, social et pédagogique considérable.
La ministre d’État avait d’ailleurs entamé, elle aussi, une série de visites dans plusieurs établissements de Kinshasa, notamment à l’Institut Cardinal Malula et au Collège Saint-Raphaël, dans la commune de Limete, afin de suivre la reprise des activités scolaires.
Cette présence sur le terrain du ministère, renforcée par la descente du Chef de l’État, traduit une volonté de rapprocher davantage la politique éducative de la réalité vécue dans les établissements.
Le Lycée Monseigneur Shaumba, dernière étape présidentielle
Au Lycée Monseigneur Shaumba, dans la commune de la Gombe, Félix Tshisekedi a assisté à différentes activités pédagogiques avant d’encourager les élèves et les enseignants à s’investir pleinement dans la réussite de l’année scolaire.
Cette étape a permis de mettre en avant le rôle central du corps enseignant dans la transformation du système éducatif. Les infrastructures et les programmes sociaux constituent des leviers importants, mais leur efficacité dépend également de la qualité du travail pédagogique et de l’engagement des différents acteurs de l’éducation.
Une réforme qui veut agir sur plusieurs fronts
À travers le suivi de la rentrée, le développement des infrastructures et des équipements, l’installation de cantines scolaires et l’accent mis sur la qualité des enseignements, les autorités congolaises cherchent ainsi à agir sur plusieurs dimensions du système éducatif.
L’enjeu consiste désormais à inscrire ces initiatives dans la durée et à mesurer concrètement leurs effets sur la fréquentation scolaire, les conditions d’apprentissage et les performances des élèves.
La descente de Félix Tshisekedi dans les établissements de Kinshasa donne, à cet égard, un signal politique fort : l’éducation ne doit pas seulement être considérée comme une promesse publique, mais comme une politique à suivre sur le terrain et à évaluer à partir de ses résultats.
À l’ouverture de l’année scolaire 2026-2027, le Gouvernement affiche donc une ambition qui dépasse la simple reprise des cours : consolider progressivement un système éducatif capable d’accueillir un nombre croissant d’enfants, d’améliorer leurs conditions d’apprentissage et de placer la qualité au cœur de la réforme.
Tighana MASIALA


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