
L’Union des journalistes pour la reconnaissance du Genocost (UJRG-RDC) intensifie sa mobilisation en faveur de la reconnaissance des crimes commis en République démocratique du Congo. L’organisation appelle la jeunesse congolaise à signer et à partager la pétition initiée par la Première Dame, Denise Nyakeru Tshisekedi, afin de contribuer à faire connaître l’histoire douloureuse du pays, honorer la mémoire des victimes et préserver leur héritage pour les générations futures.
L’Union des journalistes pour la Renaissance du Genocost (UJRG-RDC) veut faire de la mémoire des victimes des conflits armés une cause nationale. Dans un message rendu public à l’occasion de son engagement dans la campagne, cette organisation appelle les Congolais, particulièrement les jeunes, à se mobiliser autour de la pétition numérique consacrée à la reconnaissance du génocide congolais.
Pour l’UJRG-RDC, le moment est venu de « faire entendre notre voix » après plusieurs décennies de violences ayant fait, selon les estimations et formulations reprises par les promoteurs de la campagne, des millions de victimes. L’organisation estime que la mémoire de ces victimes doit être préservée et que leur histoire doit être davantage portée à la connaissance de l’opinion nationale et internationale.
Une pétition pour porter la cause au-delà des frontières
La pétition numérique, initiée par la Première Dame Denise Nyakeru Tshisekedi, constitue, selon l’UJRG-RDC, un outil de mobilisation destiné à donner une portée plus large à la campagne de reconnaissance des crimes commis en République Démocratique du Congo.
L’Union invite ainsi chaque citoyen à signer la pétition et à la partager dans son entourage. Pour ses membres, la démarche dépasse le simple geste numérique : « elle constitue une manière de contribuer à la préservation de la mémoire collective et de soutenir la reconnaissance de l’histoire douloureuse du peuple congolais ».
« Signer cette pétition, ce n’est pas seulement poser un acte numérique », souligne l’organisation dans son message, estimant que chaque signature peut contribuer à faire connaître et reconnaître la souffrance des populations congolaises.
La jeunesse au cœur de la mobilisation
L’UJRG-RDC adresse une attention particulière à la jeunesse congolaise. Elle appelle les jeunes de Kinshasa, Goma, Butembo, Lubumbashi, Kisangani, Maniema et des autres provinces à prendre part activement à la campagne.
L’organisation considère les réseaux sociaux et les outils numériques comme des leviers importants pour élargir la mobilisation. Elle encourage notamment les jeunes à utiliser leurs téléphones et leurs plateformes numériques pour sensibiliser, informer et partager la pétition.
« Ne restons pas spectateurs de notre propre histoire », lance l’UJRG-RDC, qui veut transformer la mobilisation numérique en une démarche collective autour de la mémoire des victimes.
Les journalistes appelés à jouer leur rôle
Au-delà de la mobilisation populaire, l’UJRG-RDC entend également mettre à contribution le rôle des professionnels des médias dans la documentation et la transmission de la mémoire des violences.
La structure regroupe des journalistes issus de plusieurs régions de la RDC, notamment Goma, Kinshasa, Lubumbashi, l’Ituri, l’Équateur et le Grand Bandundu. Cette implantation nationale doit lui permettre de relayer la campagne auprès de différentes communautés et de contribuer au débat public sur la mémoire des conflits.
Pour l’Union, le travail journalistique ne se limite pas à rapporter les événements. Il peut également contribuer à documenter les témoignages, à donner une visibilité aux victimes et à transmettre aux générations futures les faits liés aux violences qui ont marqué l’histoire récente du pays.
« Une signature peut sembler petite »
L’UJRG-RDC mise sur un effet de mobilisation collective. Dans son message, elle estime qu’une signature individuelle peut paraître symbolique, mais que l’accumulation de millions de signatures pourrait donner à la campagne une portée nationale et internationale.
L’objectif évoqué par l’organisation est notamment d’atteindre deux millions de signatures, qui constitueraient, selon elle, une expression importante de la mobilisation congolaise autour de cette question mémorielle.
À travers cette campagne, l’UJRG-RDC entend donc contribuer à faire de la reconnaissance des victimes et de la mémoire des violences un sujet porté par l’ensemble de la société congolaise.
La campagne s’inscrit ainsi dans un contexte où la question de la mémoire des conflits et de la reconnaissance des crimes commis en RDC demeure au cœur des débats sur l’histoire, la justice et la reconstruction du pays. Pour ses promoteurs, l’enjeu est désormais de transformer la mobilisation numérique en une voix collective capable de porter cette cause au-delà des frontières nationales.
Tighana MASIALA


Soyez le premier à commenter