Le calme apparent

Un calme apparent règne sur le paysage médiatique congolais. Dans l’opinion publique, toute l’attention est portée sur les 9èmes Jeux de la Francophonie qui s’ouvrent ce vendredi 28 juillet à Kinshasa.

Jusqu’au 6 août 2023, la capitale congolaise, qui s’est parée de sa plus belle robe, va vibrer au rythme des compétitions sportives et culturelles des pays qui ont en commun la langue française.

Depuis lors, le débat politique s’est presque estompé. Avec la clôture des opérations de dépôt des candidatures aux prochaines législatives nationales, les états-majors des partis politique sont entrés en hibernation, en attendant de se lancer dans une nouvelle bataille politique.

Quant à la tenue des élections nationales du 20 décembre 2023, la CENI (Commission électorale nationale indépendante) ne cache pas sa détermination à gagner son pari. Son président, Denis Kadima Kazadi, ne cesse de le répéter à qui veut l’entendre.

Le glissement, claironne-t-il à longueur de journée, n’est donc pas à l’ordre du jour.

Qu’importe le mot d’ordre de boycott lancé par une frange de l’opposition qui ne croit en la bonne foi de la CENI.

L’on se rappelle que le Front commun pour le Congo (FCC) est resté intransigeant sur sa position de ne pas participer à un processus électoral biaisé, selon lui, depuis la CENI jusqu’à la Cour constitutionnelle, dernier rempart du processus.

De son côté, Martin Fayulu, candidat malheureux à la présidentielle de 2018, s’est mis à l’écart du processus électoral, fustigeant une «parodie électorale».

Il y a donc de réelles inquiétudes autour du processus électoral.

Qu’adviendra-t-il en décembre prochain ? Difficile à prédire.

Aux récurrentes contraintes sécuritaires et financières qui pourraient faire dérailler la machine électorale, la CENI maintient le cap.

Rien ne pourrait lui faire changer d’itinéraire, se dit-on dans ses rangs.

Pour l’instant, il y a l’accalmie de part et d’autre. On sait d’ores et déjà que près de 20.000 candidats se sont inscrits sur les listes de prochaines législatives nationales pour la conquête de 500 sièges à l’Assemblée nationale.

La bataille sera rude pour convaincre l’électorat congolais qui a sérieusement muri après trois cycles électoraux de la 3ème République.

Les prochains mois seront donc très agités.

Pour le moment, il y a un calme relatif qui annonce une grande tempête dans les jours et mois à venir.

Econews