Avant-projet de budget 2027 à 18 milliards USD : Adolphe Muzito mobilise les équipes pour un budget à la hauteur des ambitions de Félix Tshisekedi

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Le Vice-Premier Ministre en charge du Budget, Adolphe Muzito, a lancé une offensive de mobilisation des recettes, réunissant les ministères stratégiques autour d’un objectif clair : transformer le potentiel économique de la RDC en ressources effectives pour financer les grandes ambitions du Chef de l’État.

L’objectif est désormais affiché. Le gouvernement congolais, sous l’impulsion du Chef de l’Eta, Félix Tshisekedi, avec l’accompagnement de Mme la Première Ministre Judith Suminwa, vise un budget 2027 de 18 milliards de dollars américains en recettes propres, contre 15,3 milliards en 2026. Une progression de près de 17,6 % qui s’inscrit dans une trajectoire pluriannuelle ambitieuse : 21 milliards en 2028 et 40 milliards à l’horizon 2035.

Dans ce chantier confié au Vice-Premier Ministre en charge du Budget, Adolphe Muzito, les équipes sont à pied d’œuvre.

« Le budget 2027, qui s’inscrit dans une trajectoire pluriannuelle, envisage un taux de progression de 14 % contre 12,5 % de l’année en cours », a rappelé le Vice-Premier Ministre, lors du lancement mardi des conférences budgétaires, invitant les participants à faire de ces assises « un cadre de vérité budgétaire et de responsabilité ».

Cette dynamique répond directement aux orientations du Président Félix Tshisekedi, dont la vision pour le deuxième quinquennat repose sur le renforcement de la souveraineté économique du pays.

Le VPM Adolphe Muzito, fidèle à la mission confiée, entend faire du budget un véritable levier de développement et de transformation structurelle.

Un « Big Bang » fiscal en marche

Le 18 août 2026, dans son cabinet de travail, Adolphe Muzito a ouvert une série de réunions d’arbitrage consacrées aux prévisions de recettes. Autour de lui et de son vice-ministre Elysé Bokumwana, les Ministres des Mines, des Transports, de l’Environnement, des Postes et Télécommunications ainsi que les représentants du Portefeuille ont planché sur une nouvelle stratégie de mobilisation. Le mot d’ordre : dépasser les assignations.

La méthode repose sur un principe simple mais révolutionnaire : financer les missions de contrôle sur le terrain par le Trésor public. Dans un système fiscal essentiellement déclaratif, le renforcement du suivi des assujettis est considéré comme la clé pour capter les flux financiers et endiguer l’hémorragie des recettes.

« Cette fois-ci, ce sera une première : c’est le Trésor public qui va prendre cela en charge. Cela nous rassure et nous permet de croire que nous allons réellement augmenter les recettes du ministère des Transports », s’est réjoui Nicolas Nkan, Secrétaire général ad intérim au ministère des Transports.

Les ministères en première ligne

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Chaque secteur est appelé à jouer sa partition dans ce grand concert de la mobilisation fiscale.

Le secteur minier, pilier de l’économie congolaise, se voit promettre des moyens conséquents pour renforcer l’Inspection générale des Mines et outiller son administration.

« Nous avons reçu une oreille attentive de Son Excellence le Vice-Premier ministre. Il faut une forte présence sur le terrain, un inspectorat général des Mines bien outillé, pour arrêter cette hémorragie », a déclaré le Ministre des Mines, Louis Watum.

L’Environnement et l’Économie du climat sont appelés à devenir un moteur de recettes inédit. Conformément à la vision du Chef de l’État, le crédit carbone et une politique offensive dans ce secteur devraient générer 300 milliards de francs congolais pour le budget 2027.

Les Postes et Télécommunications ne sont pas en reste. Le ministre José Mpanda a assuré que son secteur, qui a déjà dépassé ses prévisions pour 2026, est prêt à aller encore plus loin, à condition de disposer des moyens nécessaires.

Une réforme de fond : la transition vers le budget-programme

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Au-delà de la mobilisation des recettes, cette préparation budgétaire 2027 revêt une dimension historique. Elle constitue la dernière grande étape avant l’entrée en vigueur du budget-programme, prévue le 1er janvier 2028.

Ce basculement, voulu par le Président Tshisekedi, ambitionne de transformer la gestion des finances publiques en passant d’une logique de moyens à une logique de résultats. L’État ne devra plus seulement justifier ses dépenses, mais démontrer, chiffres à l’appui, leur impact réel sur la vie des citoyens.

Adolphe Muzito, artisan de cette réforme, en a fixé le cap : « Les grandes réformes de l’État ne se décrètent pas ; elles se construisent avec méthode, rigueur et persévérance ».

Avec un objectif de 18 milliards USD pour 2027, Adolphe Muzito engage une véritable révolution de la gouvernance financière en RDC. En renforçant les moyens des services d’assiette, en misant sur le contrôle de terrain et en préparant le terrain pour le budget-programme, il donne au Président Félix Tshisekedi les instruments d’une politique ambitieuse.

Le pari est audacieux. Mais comme l’a rappelé le Vice-Premier Ministre, la réussite de cette transformation repose « sur la capacité collective à se mobiliser, à se corriger et à avancer ensemble ». Un défi que la RDC semble désormais prête à relever.

Econews

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