
À l’approche du grand « Dialogue national inclusif », une certitude s’impose avec une clarté désarmante : au centre de l’échiquier, Félix Tshisekedi entend tenir fermement les goupilles du jeu. Rien ne se fera, semble-t-il, en dehors du schéma dessiné par le Chef de l’État.
Pendant que le pouvoir affine sa feuille de route, l’opposition fait entendre une partition dissonante.
Entre contestations stériles et exigences de dernière minute — à l’instar de Martin Fayulu réclamant à cor et à cri la présence du chef de l’État honoraire Joseph Kabila —, l’orchestre de l’opposition avance en rangs dispersés. Un vacarme politique qui, loin de faire fléchir la présidence, ne fait que renforcer l’emprise du chef de l’État sur le calendrier.
C’est loin de Kinshasa que les véritables intentions se sont dévoilées. Depuis Libreville, aux côtés de Brice-Clotaire Oligui Nguema, puis à travers un intermède diplomatique en Tanzanie axé sur la quête d’une paix durable dans l’Est, Félix Tshisekedi a affiché une assurance inébranlable.
Sa conviction est faite : ce dialogue ne sera pas une réédition des palabres interminables du passé, mais un grand rendez-vous orchestré selon sa propre vision.
Que la classe politique s’en réjouisse ou s’en inquiète, le signal envoyé est limpide. Le Dialogue national aura bien lieu, mais à l’heure, au rythme et sous les conditions dictées par le « Garant de la nation ».
Loin des palabres sans fin, Tshisekedi impose son rythme. Le rassemblement se tiendra à l’heure du pouvoir, sous la direction exclusive du Chef de l’État, laissant à l’opposition le choix d’intégrer le dispositif ou d’en subir les conclusions depuis la marge.
Le rideau se lève, et le metteur en scène n’intègre aucun codirecteur.
Econews


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