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FRIVAO : la main de fer de Guillaume Ngefa pour en finir avec l’opacité et garantir une indemnisation juste

Alors que la Cour de cassation examine des dossiers de détournements présumés liés à la gestion opaque du Fonds spécial de réparation des victimes des activités illicites de l’Ouganda (FRIVAO), le Ministre d’État, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa Atondoko Andali, passe à l’offensive. En ouvrant ce lundi 27 juillet une session extraordinaire du Conseil d’administration, il impose une rigueur absolue pour mettre fin aux dérives et placer la dignité des victimes au-dessus de tout.

À Kinshasa, dans la salle Garamba du ministère de l’Intérieur, le ton est donné pour sept jours de travaux intenses. Jusqu’au 3 août, administrateurs, experts et représentants institutionnels sont réunis autour d’un objectif unique : valider le manuel de procédures d’identification et d’indemnisation des victimes. Mais au-delà du document, c’est tout un mécanisme de gouvernance que le Garde des Sceaux entend réformer, avec une détermination qui ne laisse aucune place à la compromission.

Une détermination affichée face aux détournements

La décision du Garde des Sceaux intervient dans un contexte particulièrement sensible. Plusieurs affaires de détournements directement liés à la mauvaise gouvernance du FRIVAO sont actuellement en cours devant la plus haute juridiction du pays. Pour Guillaume Ngefa, ce n’est plus une simple question de gestion administrative, mais un impératif moral. En soumettant ce manuel à l’adoption, il adresse un message clair à tous les acteurs : la République n’accordera aucun passe-droit à ceux qui osent toucher aux deniers destinés aux populations meurtries par les exactions ougandaises.

Le président du Conseil d’administration, Dismas Kitenge, n’a d’ailleurs pas manqué de saluer dans son allocution d’ouverture « les orientations stratégiques et l’engagement sans faille du Ministre d’État pour le redressement du FRIVAO ». Un hommage appuyé qui traduit le vent de fermeté insufflé par le chef de la justice congolaise, agissant en parfaite symbiose avec la vision du Chef de l’État.

Une session historique pour une réparation équitable

L’enjeu de cette session extraordinaire ne saurait être sous-estimé. Le manuel de procédures soumis à validation représente la pierre angulaire de toutes les futures opérations d’indemnisation. Il doit impérativement garantir une identification fiable des bénéficiaires, assurer une transparence totale des opérations et permettre une réparation équitable en faveur des victimes des provinces de l’Ituri, du Haut-Uélé et du Bas-Uélé.

Au-delà de la validation du manuel, les administrateurs examineront des dossiers stratégiques essentiels à la crédibilité du Fonds : le rapport de consultation des parties prenantes en vue des réparations collectives ; les rapports financiers et la situation administrative du personnel ; le plan de déploiement des opérations, élaboré en tenant compte du contexte sanitaire critique lié à l’épidémie d’Ebola qui sévit dans l’Est.

Après plus de quatre mois d’activités sur le terrain, marqués par des campagnes de sensibilisation et des consultations à Kisangani, Guillaume Ngefa exige désormais une traduction concrète de ces efforts sur le terrain. La rigueur qu’il impose est à la hauteur de l’urgence humanitaire : il s’agit de faire sortir le FRIVAO de la spirale des promesses non tenues et des soupçons de malversation.

Vers une gouvernance irréprochable

En confiant la conduite des premières assises à l’administratrice Cécile Tshibanda Lepira, le Garde des Sceaux montre également sa volonté de s’appuyer sur des compétences intègres pour mener à bien cette refondation. Alors que les travaux se poursuivront jusqu’au 3 août, l’objectif est clair : doter le FRIVAO d’outils de gestion modernes et infaillibles pour accomplir sa mission régalienne.

Par cette offensive décisive, Guillaume Ngefa ancre définitivement son action dans une logique de rupture avec les pratiques du passé. En exigeant la transparence et en musclant le contrôle interne, il envoie un signal fort à l’opinion nationale et internationale : la RDC est déterminée à rendre justice à ses victimes, dans la dignité et la transparence, sans laisser la moindre place aux détournements.

Francis N.

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