
Le Ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, a présidé une séance de travail cruciale consacrée à l’évaluation de la première phase du Programme de développement local des 145 territoires (PDL-145T). L’heure n’est plus aux promesses, mais à la rigueur et à la transparence. Face aux agences d’exécution, le ministre a affiché une détermination sans faille pour faire toute la lumière sur la mise en œuvre de ce programme phare du Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Réunissant autour de la table le Bureau central de coordination (BCECO), la Cellule d’exécution des financements en faveur des États fragiles (CFEF), le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et le Comité de pilotage, cette séance a permis de dresser un état des lieux sans complaisance. Si des progrès sont indéniables, le bilan présenté par le PNUD révèle des disparités préoccupantes : 341 ouvrages ont été livrés ; 104 infrastructures sont en cours d’achèvement ; 145 chantiers ont été relancés ; 141 ouvrages affichent encore un taux de réalisation inférieur à 70 %, un signal d’alarme pour un programme qui ne saurait souffrir de retard.
Ce constat, qualifié de « contrasté » par les observateurs, a conforté le ministre dans sa volonté d’imposer une gestion rigoureuse et une accélération des cadences.
L’exigence de rigueur : chronogramme, décaissements et ultimatum
Pour le Ministre des Finances, la transparence et l’efficacité sont les maîtres-mots de cette nouvelle phase. Il a ainsi imposé des exigences claires et non négociables : un chronogramme précis : Doudou Fwamba a exigé l’élaboration d’un calendrier détaillé des demandes de décaissement. L’objectif est d’anticiper les besoins financiers, d’éviter les ruptures de trésorerie et d’assurer une exécution fluide des travaux ; le respect strict des procédures : Le ministre a martelé que tout décaissement devra intervenir dans le strict respect des préalables techniques, administratifs et financiers. Aucun écart ne sera toléré dans la gestion des fonds publics ; un ultimatum de quinze jours : Pour passer de la parole aux actes, un délai de 15 jours a été accordé aux partenaires institutionnels. Ils doivent, dans ce laps de temps, actualiser la cartographie des ouvrages, consolider les données d’exécution et soumettre un plan opérationnel de relance.
Une vision pour l’avenir : routes agricoles et développement local
Au-delà de l’urgence de la relance, la réunion a également permis d’aborder les projections relatives au second volet de la première composante, consacré aux routes stratégiques de desserte agricole. La Loi de finances 2026 prévoit d’ailleurs de nouvelles enveloppes pour ces projets, qui constituent un levier essentiel pour le développement des économies locales et le désenclavement des zones rurales.
En convoquant cette réunion d’évaluation et en imposant des mesures aussi contraignantes, le Ministre Doudou Fwamba envoie un signal fort : le PDL-145T ne doit pas être un symbole de promesses inachevées, mais un véritable levier de développement et de réduction des inégalités territoriales. La détermination affichée par le patron des Finances témoigne de la volonté du gouvernement de remettre ce programme sur les rails, dans l’intérêt des populations des 145 territoires de la RDC.
Econews


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